Algérie: La repentance, vous rigolez, Monsieur Hollande? par Roland Dernbach

Publié le 7 Mars 2012

Cette Algérie qui fait encore tant souffrir ceux qui l'ont quittée par la force si ce n'est par le mensonge et dans tous les cas par la peur de perdre en plus leurs familles. L'Algérie qui fait encore pleurer ceux qui en ont fait un grand pays et qui le voient se transformer peu à peu en un pays de pauvreté par les "soi-disants vainqueurs contre leur propre peuple!" Déchirure permanente! 

Lettre ouverte à Monsieur Hollande par Roland Dernbach

Monsieur Hollande,

La France devrait, selon vos dires «commencer d’abord par reconnaître et faire repentance pour ces crimes et enfumages qu’elle a perpétrés en Algérie » ! 

Connaissez-vous vraiment le sujet ? Votre propos ressemble, à s’y méprendre, à ceux tenus par un « fruit des urnes » des primaires socialistes, selon lequel il serait temps, je le cite : « que la France présente ses excuses pour les 132 ans de colonialisme en Algérie !» Ce monsieur, pur produit formaté dans l’une des fermes modèles de la fonction publique, qui avoue ne jamais lire un livre, et donc à fortiori un livre d’histoire, n’aura rien de plus urgent à faire après son hypothétique accession à la présidence de la République Française, que d’aller humilier notre pays en allant s’agenouiller devant un homme, que Pierre Messmer accusa d’avoir planifié en 1962 le massacre des harkis, pour lui demander pardon !

PARDON DE QUOI ?

- Pardon d’avoir débarqué en 1830 à Sidi-Ferruch pour chasser le colonisateur ottoman qui affamait depuis plusieurs siècles les ancêtres du mafieux président algérien devant lequel il envisage de se prosterner, pillant leurs maigres biens et les réduisant à la famine et à la maladie ?

- Pardon d’avoir libéré les esclaves chrétiens européens, ravis sur les bateaux croisant en Méditerranée, entassés dans des bouges pour satisfaire les bas plaisirs des potentats locaux ?

- Pardon d’avoir défriché, drainé, asséché et fertilisé un sol à l’abandon depuis des siècles et d’avoir perdu à l’époque 106 « colons » sur 450, morts de maladie en Mitidja ?

- Pardon d’avoir construit des villes modernes là où il n’y avait rien ?

- Pardon d’avoir créé une agriculture prospère et exportatrice, alors qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer des produits de la terre ?

- Pardon d’avoir créé une industrie métallurgique là où il ne se trouvait que des cailloux ?

- Pardon d’avoir construit 12 grands barrages ?

- Pardon d’avoir implanté un immense réseau de postes et de télécommunication ? D’avoir développé l’hôtellerie et le tourisme ? D’avoir créé une industrie chimique, développé le gaz et l’électricité ?

- Pardon d’avoir installé un réseau ferroviaire considérable et 54000 kilomètres de routes (non compris les pistes) ?

- Pardon d’avoir construit 23 ports, 34 phares, 23 aéroports ?

- Pardon d’avoir livré des gisements de gaz et de pétrole, installations d’exploitation comprises, à un pays qui ne s’était jusque là jamais intéressé au Sahara ?

- Pardon d’avoir apporté aussi la médecine, les nombreux dispensaires et hôpitaux et d’avoir permis à 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962, D’avoir éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus et bien d’autres joyeusetés du même acabit ?

- Pardon d’avoir apporté l’enseignement ? Ce qui fit dire à Belkacem Ibazizen, fils d’un instituteur kabyle : « La scolarisation française a fait faire aux Arabes un bon de mille ans ! » ?

 

 

ET PUIS QUOI ENCORE ?

- Sur un million de Pieds Noirs, 20 000 seulement étaient des « colons » dont 40% exploitaient moins de 10 hectares. Les 12 000 autres (45 000 en comptant leurs familles) ne représentaient que 4,5% du total de la population Pied Noir !  Les 95,5% restants étaient des ouvriers, des employés, des techniciens, des fonctionnaires, des commerçants, souvent bien moins payés qu’en métropole !

- Si le prétendant socialiste à la magistrature suprême lisait autre chose que des fiches résumées, comme par exemple les livres de l’écrivain algérien Boualem Sansal, il pourrait, tout comme vous, découvrir qu’il a écrit :

« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi, … Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants. »

- C’est également lui qui écrivait déjà avec lucidité : « Trente ans après l’indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons. Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs. S’ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie. »

- Il rejoint en cela la journaliste Malika Boussouf qui écrit également : « Si les Pieds Noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve. »

- Dans les fiches résumées du prétendant, lui en a-t-on seulement glissé une qui lui aurait permis d’apprendre par exemple, au hasard, que : Ferhat Abbas, président de la république algérienne, du temps du G.P.R.A., avait reconnu :

« La France n’a pas colonisé l’Algérie. ELLE L’A FONDÉE. » C’est le 14 octobre 1839, et par décision du ministre de la guerre, que le nom "Algérie" fut attribué pour la première fois à cette partie de l’Afrique du Nord. Il n’y a jamais eu auparavant dans l’Histoire de pays ainsi nommé !

- Et pour en terminer après cela, qui a dit, cher monsieur Egomis : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. » Vous donnez votre langue au chat monsieur Egomis ? c’est l’aïeul spirituel du prétendant, Monsieur  Jules Ferry, au cours d’un discours tenu devant les députés le 28 juillet 1885, discours transcrit au Journal Officiel. (Léon Blum a tenu les mêmes propos sur la responsabilité des races supérieures par rapport aux races inférieures, ce qui justifia la colonisation menée par la gauche de l'époque. Ndlr Gérard Brazon)

- Quels furent les apôtres de l’extension aux « peuples inférieurs » des bienfaits civilisateurs de la France républicaine ? Réponse: Victor Hugo, Gambetta, Jaurès.

Alors, monsieur Egomis, je vous repose la question : PARDON DE QUOI ? Ah oui, des crimes !

Là encore, êtes-vous bien sûr de savoir de quoi vous parlez ? Vous souvient-il de la façon dont débuta la « guerre d’Algérie » le 1er novembre 1954 ? Par l’assassinat d’un instituteur, Guy Monnerot, dans les gorges de Tighanimine dans les Aurès. C’est glorieux n’est-ce pas ? Ceux qui prirent la décision de déclencher ce conflit prirent alors TROIS INITIATIVES :

- Celle du choix du moment, un jour de fête religieuse chrétienne.

- Celle du choix du théâtre d’action : l’ensemble du territoire des trois DÉPARTEMENTS de notre province algérienne.

Celle du choix des MOYENS ! …… ces gens là choisirent LE TERRORISME, l’ÉGORGEMENT, LES ATTENTATS AVEUGLES, LE PLASTICAGE LÂCHE, LE CRIME GRATUIT, L’ÉMASCULATION, L’ÉNUCLÉATION, etc !

Ils n’épargnèrent d’ailleurs pas les peuplades musulmanes fidèles à la France. Elles constituaient d’ailleurs LA MAJORITÉ DES AUTOCHTONES ! En février 1956, qui choisit finalement la voie de la recherche d’une victoire militaire en Algérie ? Réponse: le président du conseil socialiste Guy Mollet.

Qui donna les pleins pouvoirs au général Massu en janvier 1957, pour mener et gagner la bataille d’Alger ? Réponse: le gouverneur général socialiste Robert Lacoste.

Nous les avons combattus, en leur empruntant parfois leurs propres méthodes [seul moyen de se faire respecter par cette engeance], mais sans jamais les égaler dans l'horreur!  Ils furent néanmoins militairement vaincus sur le terrain. 

Si De Gaulle n’avait pas été aussi pressé de jeter l’Algérie aux orties en l’abandonnant aux assassins sans foi ni loi du FLN, dépourvus de toute légitimité ainsi que de toute éthique politique et morale, l’indépendance aurait pu s’envisager sous de meilleurs auspices. Beaucoup d’officiers français préparaient les conditions d’un transfert de souveraineté plus serein et plus acceptable pour tout le monde, Surtout pour les algériens et les pieds noirs!

On sait ce qu’il en fut ! Le FLN ne respecta pas les accords d’Évian. Il « génocida » les harkis, les moghaznis, les tirailleurs ainsi que bon nombre d’Européens qui eurent la faiblesse de croire en leur humanité. Alors que l’ensemble de la classe politique française cesse de se balader avec sa repentance ridicule en bandoulière, avec des états d’âne (ce n’est pas une faute d’orthographe) qui n’ont pas lieu d’être!

Non, la France n'a absolument rien à ce faire pardonner! Rien du tout! 

Envoyé par Roland Dernbach - 12 rue des roses - 68180 Horbourg-Wihr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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23bixente23 14/03/2012 12:33


enfin la vérité ! cette engeance doit tout à la France, et "on" vient nous dire à longueur de temps que la France s'est comportée en monstre là-bas... bande de fumistes, vivement qu'on les
renvoit dans leur désert, avec tous leurs collabos "fds" !!

island girl 08/03/2012 11:14


Hollande est un gros "BEAUF" qui a essayé de maigrir pour donner le change .

jpb 08/03/2012 08:56


IMBERT, salut ,je rajouterai que nous somme des millons,qui ne vont pas se laisser faire.

yves IMBERT 08/03/2012 07:51


Article de vérité qui nous console un peu de la disparition des petits échos de l'écho d'ORAN, qui n'en pouvait plus des agressions des fils de porteurs de valise et du FLN lui-même.


Cependant le slogan FLN "La valise ou le cercueil"  pourrait devenir une nécessité vitale dans l'autre sens sauf à accepter de disparaître sans combattre ce qui n'est pas dans la tradition
familiale de tous les FDS

Annick 08/03/2012 02:41


Merci pour cet excellent article qui résume toute l'oeuvre de la France en Algérie.