La révolte des bonnets rouges. Par Patrick Granier

Publié le 28 Octobre 2013

L’histoire est un éternel recommencement, dit-on. Aujourd’hui, grâce aux Bretons, on peut constater la vérité de cette affirmation.

Par Patrick Granier  pour Boulevard Voltaire

Sous le roi Louis XIV, en 1675, les taxes étaient devenues tellement insupportables qu’une grande partie de l’ouest de la France, la Bretagne en particulier, s’est révoltée. Le contexte de cette époque était celui d’une crise économique. Le roi, ne tenant pas compte des prérogatives spécifiques aux diverses régions, crée et impose à la Bretagne en particulier douze nouvelles taxes.

Il faut dire que le train de vie de la royauté coûte très cher au peuple qui n’en peut plus de payer sans que personne ne fasse d’économies à la tête du pays. La taxe de trop fut celle sur le papier timbré et les paysans, affamés, se révoltèrent.

Commencée dans les villes, cette révolte s’est amplifiée considérablement dans les campagnes de Bretagne. Certains historiens considèrent que cette révolte dite « du papier timbré » préfigurait la révolution de 1789.

Sous le fameux bonnet rouge, le signe de reconnaissance des révoltés contre l’impôt, ce sont 6.000 hommes qui se sont levés, rapidement suivis par plus de 25.000 autres. Ils s’attaquaient aux symboles de la taxation et de l’imposition, détruisaient en particulier le papier timbré. Le roi envoie une armée pour faire rentrer dans le rang ces révoltés après avoir repris par la force les territoires aux insurgés. Une hécatombe, plus de 3.000 morts, un quartier entier de Rennes rasé, des châteaux brûlés. Après avoir gagné, Louis XIV obligea la Bretagne à payer une lourde contribution et annula la « liberté armorique ».

Non, tout ceci ne se passe pas en 2013, et pourtant les bonnets rouges sont là, les taxes aussi. L’armée, ou du moins la police armée, est envoyée durement contre les révoltés qui veulent détruire les objets symboliques de la taxation (les portiques). Les dépenses somptuaires de l’État mettent le peuple dans un état de soumission à l’impôt comme jamais depuis très longtemps.

Ecoutons le dialogue entre le Président et son Premier ministre :
François Hollande : « Mais que se passe-t-il, est-ce une révolte ? »
Jean Marc Ayrault : «  Non sire, c’est une révolution. »

Encore un effort, avec les bonnets. Comme souvent, les Bretons ont montré la voie.

revolution

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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lombard 04/11/2013 18:50


bonjour


je ne suis pas de votre avis ,la bretagne vote a gauche et ils n'ont que ce qu ils meritent !!ils ont permis comme des bourrins qu ils sont,  l'avenement de flanbi !!!! diane de poitiers
avec son traité de nante,qui avait défendu son territoire bec et ongle avant son unification a la france doit se retourner dans sa tombe!!!!

mika 28/10/2013 20:03


Des bretons "couillus" à l'image du nom de leur chef (curseur à 0.50 mn )



https://www.youtube.com/watch?v=_9FYhQP3FGc