La Sarkophobie est une maladie médiatique française. Cela se soigne?

Publié le 25 Septembre 2010

           L'affaire des Roms et les dessous de cette affaire par l'excellent hebdomadaire Valeurs Actuelles et le non moins excellent éditorialiste François d'Orceval.

 

           Dans cette hystérie collective des médias nageant en pleine sarkophobie  sur toutes les chaînes de télévision et de radios, il est bon de lire un article mesuré et intelligent.

          Cette Sarkophobie me donne la nausée. J'éteins la radio désormais. C'est  évident sur RMC avec Jean Jacques Bourdin qui s’écoute parler, interrompt trop souvent ses interlocuteurs. C'est pire encore avec les GG (les Grandes Gueules), une équipe de bobos-gauchos qui fait dans l’antisarkozisme primaire pendant 3 heures et dont les présentateurs émargent à 12000€ environ. Heureusement, il y a Sophie de Menton qui relève le niveau de temps en temps quand ils veulent bien lui laisser la parole.

Sarko par ci, Sarko par là, j'en ai vraiment ras le bol. Il y a plein de raison de ne pas être satisfait de Nicolas Sarkozy si ce n’est le grand écart entre les promesses de 2007 et la réalité. A titre personnel, c’est l’abandon en catimini du référendum pour l’entrée d’un autre pays dans l’Europe. C’est ce traité de Lisbonne qui n’est que la Constitution européenne passé à la trappe du référendum et revoté par le congrès et donc en se foutant du peuple, c’est la Turquie qui poursuit tranquillement son entrée dans l’Europe alors qu’il pourrait tout stopper maintenant, c’est l’ouverture à gauche, etc. Les raisons ne manquent pas. Pour autant, heureusement qu’il était là pendant la crise financière.

Pendant ce temps, Martine Brochen-Aubry assouplit les règles de la laïcité dans sa ville, (Horaires des piscines pour musulmane, halal partout, etc.) demande d’expulsion des Roms mais hurle au scandale pour les autres villes, etc. Que disent nos bonnes âmes ? Si peu de chose au fond. C’est déjà pardonné. C’est une maladresse. Pauvre Martine, elle s’est fait avoir. Prenez là pour une idiote aussi pendant que vous y êtes. Bien sûr qu’elle l’a fait exprès de demander l’expulsion des Roms ! Nos bobos se contentent de ses excuses à peine gênées. De plus, elle n’a aucun programme réaliste mais se permet se jouer les effarouchée de la République. La nausée vous dis-je, de ces socialistes ringards et irresponsables hormis Manuel Valls que j’aime bien.  

Mais pour Sarko comme ils disent, les chiens de l’info ne lâchent rien. Nous sommes dans la haine sociale la plus terrible qui soit. Au nom des droits de l’homme bien sûr !

Rien ne lui est pardonné même et y compris lorsqu'il demande l'application d'une taxe sur les transactions financières à l’ONU, se rangeant de fait, à une proposition que ne devraient pas renier les Coco-fâchos et les Trotskistes de base. Rien n’y fait, il continu à s'en prendre plein la tête. France Inter et France Info, Canal+ et les JT des chaînes publiques. Vous multipliez cet infos/intox par 365 jours par an et vous avez soit un français de base intellectuellement lessivé soit totalement convaincu qu'il y a un complot contre le Président. Et dire qu’ils nous disaient ces bonnes âmes que Nicolas Sarkozy avait tous les patrons de presse dans sa poche. On ses amis sont des salauds de première ou ce sont des mensonges médiatiques d’amis qui lui veulent du bien.

Gérard Brazon

 

Au moment où le Falcon de la présidence se pose à Villacoublay, le soir du jeudi 16 septembre, le portable de Nicolas Sarkozy se met à vibrer. Il apprend que les Allemands sont furieux et qu’il y a de la tension sur la ligne Paris-Berlin. Comment cela ? Il a quitté Angela Merkel deux heures plus tôt dans les meilleurs termes. Elle l’avait elle-même appelé la veille au soir pour l’assurer de sa solidarité entière après les déclarations de la commissaire Viviane Reding. Il l’en a publiquement remerciée à deux reprises durant sa conférence de presse – « J’ai été très sensible au soutien complet d’Angela Merkel sur cette question, comme sur tellement d’autres » – que s’est-il donc passé ?

C’est qu’il a également dit à Béatrice Hadjaje, de RTL : « Mme Merkel m’a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l’évacuation de camps. » Et ce n’est pas vrai ? Non. Ou plus exactement, ce n’est pas elle qui le lui a dit mais le président roumain Traian Basescu.

Cette affaire commence donc le mardi 14 septembre lorsque, profitant du point de presse quotidien de la Commission européenne, Viviane Reding, ancienne députée luxembourgeoise nommée à la Commission en 1999, renouvelée en 2009, passée de la culture et de la communication à la justice, dit son exaspération à l’égard des Français à propos des expulsions de Roms.

“Si Mme Reding veut accueillir des Roms chez elle…”

« C’est une honte », dit-elle d’abord. Puis : « Je pensais que l’Europe ne serait plus témoin de ce genre de situation après la Seconde Guerre mondiale. » Et elle le dit en anglais ! Stupeur à Paris devant l’insulte. Or un conseil européen est convoqué le jeudi à Bruxelles : Nicolas Sarkozy attendra pour exprimer solennellement son émotion. Mais dès le mercredi, recevant à déjeuner des sénateurs UMP, il blague : « Si Mme Reding veut accueillir des Roms chez elle, j’en serai ravi ! » La phrase fait le tour des salles de rédaction.

Le soir même, François Fillon et Pierre Lellouche doivent se rendre à Bruxelles. Des rendez-vous pris bien avant l’incident. Mais doivent-ils y aller ? Finalement, ils partent et se posent aux alentours de 20 heures. La consigne de l’Élysée est très ferme : ils ne descendront pas de l’avion tant que Mme Reding n’aura pas présenté ses excuses. Elle finit par prononcer des regrets à 20 h 15. Le premier ministre et le secrétaire d’État aux Affaires européennes peuvent quitter l’avion.

Le lendemain, jeudi, en fin de matinée, conseil des Vingt-Sept. Nicolas Sarkozy remercie ses homologues de leur soutien, se satisfait des “excuses” de Mme Reding et conclut : «Restons-en là. » On passe au déjeuner de travail. C’est alors que José Manuel Barroso, le président de la Commission, élu en 2004, réélu en 2009 grâce au soutien massif de la France malgré un vote de défiance des eurodéputés, croit utile de manifester son indépendance en disant : « Je ne me laisserai pas détourner de ma mission par de semblables querelles… »

Cela a le don de piquer au vif le président français qui le remet à sa place. Le président roumain, Traian Basescu, lequel ne se sent pas très à l’aise dans cette affaire, vient alors expliquer à Nicolas Sarkozy que les Allemands aussi vont expulser des Roms venus du Kosovo. Sur quoi Béatrice Hadjaje, l’envoyée spéciale de RTL, cite le chiffre de 12 000 expulsions dans sa question au président de la République. «Nous verrons à ce moment-là le calme qui régnera dans la vie politique allemande », lâche celui-ci.

Sans plus attendre, la presse allemande se déchaîne. L’Élysée garde le silence et prépare avec la chancellerie fédérale une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel durant leur passage, lundi soir aux Nations unies, à New York. Une photo pour montrer que la page est tournée. 

François d Orcival

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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