Sécurité: Les Sénateurs jouent les Byzantins ou s'en moquent.

Publié le 27 Septembre 2010

             Ou l'on peut s'apercevoir que la droite molle existe bien et que Nicolas Sarkozy n'a pas les mains libres en terme de sécurité.  Si toutefois l'envie lui prenait de mettre en place des lois qui soient réellement sécuritaires et efficaces au lieu de contenir la police.

          Comme la gauche, il est vrai que cette droite molle  vit dans les beaux quartiers et non dans les cités et autres territoires sortis de la République.

          Comme ils est doux mesdames et messieurs les Députés et autres Sénateurs de batailler de sujets valorisant comme la sécurité lorsque l'on vit dans un monde ouaté et sous protextion policière de facto. On peut s'exprimer, contester, remettre en cause, parler de la République, des libertés en toute liberté, prendre sa voiture et s'en aller tranquille, l'esprit apaisé et rentrer chez soi, caresser le chien, les enfants et le bisou à madame ou monsieur. Bref, toutes ces choses simples que bien des gens (Plus de 4 millions de français qui vivent dans l'insécurité) ne peuvent plus faire.

Gérard Brazon

 

Mercredi 08 septembre 2010, 18h21
          Le Sénat a entamé mercredi l'examen des article du projet de loi sur la sécurité Loppsi 2 dans un climat frondeur, les mesures sécuritaires annoncées cet été par Nicolas Sarkozy et introduites sous forme d'amendents ayant été rejetées en commission.

Ce rejet qui traduit les réticences de la majorité sénatoriale à entériner une surenchère sécuritaire doit encore être confirmé en séance publique.

           Des poids lourds de la majorité ont fait part de leur mécontentement. Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher a demandé de "faire attention" et de "garder raison" sur ces questions tandis que l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est offusqué d'une "dérive droitière" de l'UMP. Les sénateurs de l'Union centriste (UC) sont allés dans le même sens.

"Nous adhérons totalement au texte d'origine de la Loppsi mais nous sommes opposés à une surenchère dans les sanctions qui se réduit à un effet d'annonce et qui est d'aucune efficacité sur le terrain" a expliqué François Zocchetto, principal orateur de l'UC sur ce texte.

           Sans compter l'irritation des sénateurs que va susciter l'annulation par la commission des lois de l'Assemblée nationale, mercredi des profondes modifications apportées en juillet par le Sénat à la réforme des collectivités.

Le chef de l'Etat avait toutefois affirmé mardi lors d'un petit déjeuner de la majorité qu'il "ne reculera pas" sur la sécurité et qu'il voulait la mise en oeuvre des mesures qu'il avait annoncées à Grenoble le 30 juillet.

           Trois des principales mesures - aggravation des peines pour les crimes contre les policiers, extension des peines planchers et possibilité de comparution immédiate pour les mineurs - ont été rejetées mercredi matin par la commission des lois dont les deux dernières à l'unanimité.

Les amendements étendant le port du bracelet électronique ont en revanche été approuvés par la commission.

L'opposition a longuement décrié le texte lors la discussion générale mardi puis par le biais de trois motions de procédure, repoussées par la majorité. Elle a insisté sur la baisse des effectifs, le bilan sécuritaire et le désengagement de l'Etat.

"Plus de lois ne font pas moins de délinquants, l'insécurité ne diminue pas en dépit de toutes les mesures adoptées ces dernières années" a fustigé Alain Anziani (PS). Jean-Pierre Chevènement (RDSE, à majorité PRG) a dénoncé une "privatisation en catimini de la sécurité publique" avec "170.000 agents privés pour 220.000 policiers et gendarmes". Alima Boumediene-Thiery (Verts) s'est émue d'un "acharnement sécuritaire" et de "la généralisation de la vidéosurveillance". Eliane Assasi (CRC-SPG, communistes et parti de gauche) s'est élevée contre "l'empilement des textes répressifs tout en sachant que cette politique ne sert à rien".

Catherine Troendle, pour l'UMP, a assuré que le texte n'avait "rien de liberticide" et que "loin d'être une loi d'affichage, il donne aux forces de l'ordre les moyens nécessaires à leur action".

Brice Hortefeux (Intérieur) a accusé la gauche "de ne pas avoir de doctrine en matière de sécurité", assurant que le texte visait à agir "plus vite que les délinquants, dans le respect des libertés" et que les Français "plébiscitent la vidéoprotection".

Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) fixe les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans (2009-2013).

Il comprend un large éventail de mesures allant du terrorisme à la délinquance routière, en passant par la lutte contre la cybercriminalité. Il prévoit un recours accru à la vidéosurveillance et un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis NERI 30/09/2010 15:07



Tout à fait d'accord Francis, les "accomodements raisonnables" çà ne marche pas ! L'éducation, la prévention, la socialisation, la remédiation, la médiation, la concertation, psychologisation
(ouf), la sociolisation (surtout), les explications, la soumission, l'intégration, non plus 


Va falloir y aller ! la répression....enfin !



Francis CLAUDE 30/09/2010 06:22



paroles paroles paroles,,, trop il faut agir et vite