La situation dans la région du Sahel se complique: Ançar Eddine menace d'adopter la méthode d'Al Qaïda.

Publié le 20 Novembre 2012

Gérard 53 ans Toute personne qui regarde un tant soit peu la politique étrangère, sait que Laurent Fabius n'est pas un bon Ministre pas moins d'ailleurs que les Ministres qui l'ont précédé ces derniers temps. Est-ce de leurs fautes?

Non je ne le crois pas finalement, car en fait c'est la politique pro-arabe de 1967 qui aboutit à cette situation où l'on considère Israël, seul pays véritablement démocratique et bien plus que la France elle-même, comme un pays posant des problèmes, alors même que ce sont les pays arabes qui sont LE problème! Non pas parce qu'ils sont arabes mais simplement parce qu'ils sont islamiques et n'acceptent pas ce qui ne l'est pas! Il ne faut jamais confondre les origines avec les religions! Ce que cherchent à faire les tenants de l'islam et leurs satellites de la droite molle et de la gauche qui parlent de racisme concernant l'islamisme! 

Bref, cette politique initiée par le général De Gaulle nous a entraînés vers un abîme ou le pétrole est la carte maîtresse et la soumission aux pétrodollars! 

Voici un épisode supplémentaire de cette politique de soumission que les africains paient au prix fort en attendant que ce soient les européens un jour prochain!

Gérard Brazon

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d'Al Qaïda (Le Temps d'Algérie)


Une fois n'est pas coutume. Le numéro un du mouvement islamiste armé Ançar Eddine, réputé «peu bavard» quand il s'agit de parler à la presse, rompt le silence et exprime des menaces en représailles à la préparation d'une intervention militaire étrangère au nord du Mali.

 

Le chef de Ançar Eddine s'est exprimé, hier, à travers un organe de presse proche d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) en déclarant que «les feux de la guerre à laquelle les Africains veulent arriver toucheront tous les peuples de la région».

Le chef de Ançar Eddine faisait allusion à la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui, rappelle-t-on, a élaboré un plan demandé par le Conseil de sécurité de l'ONU détaillant les préparatifs pour une intervention militaire au nord du Mali.

Les éléments de Ançar Eddine ont, selon Iyad Ag Ghaly, «déployé tous les efforts possibles pour épargner les affres de la guerre à la région». Le numéro un du mouvement islamiste armé impute «la responsabilité entière au président malien par intérim, Dioncounda Traoré, par rapport à la situation» qui sera engendrée, selon lui, par la guerre, «après la décision africaine d'envoyer une force africaine au nord du Mali» ajoute-t-il. «Les solutions unilatérales sont inefficaces et nous en refusons la dictée», a lancé le numéro un d'Ançar Eddine.

Le mouvement islamiste armé, qui avait, rappelle-t-on, exprimé son rejet de l'extrémisme et du terrorisme, semble «déçu» par le maintien de l'option de l'intervention militaire étrangère au nord du Mali occupé en partie par ses hommes. D'autres villes du nord du Mali sont occupées par Aqmi et le Mujao. Iyad Ad Ghaly évoque l'importance d’«une vision globale résultant de négociations élargies entre toutes les parties concernées par la solution» à la crise au nord du Mali.

«Nous imputons l'entière responsabilité au président malien par intérim, Dioncounda Traoré, de l'aggravation de la situation à cause de l'intervention qui sera caractérisée par des souffrances qui ne toucheront pas uniquement le peuple malien mais également tous les peuples de la région», a déclaré Iyad Ag Ghaly qui accuse la France de «pousser les présidents africains à une intervention militaire au nord du Mali». Entendre par «tous les peuples de la région» les peuples des pays voisins du Mali, et ceux du Sahel, dont l'Algérie.

Le numéro un  d'Ançar Eddine ne précise pas si la menace sur les peuples de la région émanait du mouvement islamiste armé qu'il dirige ou d'Aqmi et du Mujao, deux organisations terroristes. Pour rappel, Ançar Eddine s'est vu demander de se «démarquer» de ces deux organisations terroristes (Aqmi et Mujao).

Une «démarcation» pas du tout au programme d'Ançar Eddine, même si le numéro un du mouvement islamiste armé dira que «Ançar Eddine n'a rien à voir avec Aqmi et le Mujao», tout en réitérant le refus du mouvement de combattre les deux nébuleuses. Ançar Eddine éviterait-il de se mettre à dos Aqmi et le Mujao parce que pas encore prêt à ce combat, ou partage-t-il trop de points  communs avec les deux nébuleuses ? 

«Il ne serait pas étonnant que des éléments arrivent de toutes parts pour faire face à l'agression» 
«Notre relation avec les groupes (comprendre Aqmi et Mujao) est de musulman à musulman et du point de vue organisationnel, nous sommes un groupe local indépendant, et en même temps, nous croyons que la logique hostile et extrême envers les musulmans et leurs causes justes devenue caractéristique principale de la politique internationale pousse tout le monde à adopter la méthode d'Al Qaïda et peut-être à la naissance d'autres groupes», a également déclaré Iyad Ag Ghaly, numéro un d'Ançar Eddine.

Autrement dit, le recours à la force radicaliserait, selon Iyad Ag Ghaly, les positions des groupes islamistes armés non affiliés à Al Qaïda, et favoriserait, peut-être, selon lui, la naissance d'autres groupes. En prononçant les mots «groupe local indépendant», Iyad Ag Ghaly reconnaît implicitement qu'Aqmi et le Mujao ne sont pas des autochtones et encore moins des indépendants.

Iyad Ag Ghaly estime, par ailleurs, qu'une intervention militaire étrangère au nord du Mali «provoquerait la perte d'une occasion historique de maintenir le Mali comme Etat unifié».

Le numéro un d'Ançar Eddine fait également part de l'arrivée éventuelle, au nord du Mali, de «djihadistes» de toutes parts «pour combattre l'agression». L'allusion est clairement faite à l'intervention militaire étrangère. «Il ne serait pas étonnant que des éléments arrivent de toutes parts pour faire face à l'agression et défendre l'Islam», a-t-il dit.

Iyad Ag Ghaly confirme, par ailleurs, l'information donnée par Le Temps d'Algérie selon laquelle une délégation d'Ançar Eddine, dirigée par lui, a rencontré, les 17 et 18 octobre dernier, une délégation du Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla).

L'information donnée par notre journal a été, rappelle-t-on, démentie par le Mnal, mais nous a été confirmée par Hama Ag Sid' Ahmed, porte-parole du Conseil Transitoire de l'Etat de l'Azawad (CTEA).
«Récemment, nous avons tenté de renouer le dialogue» entre les deux parties, selon le numéro un d'Ançar Eddine.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Epicure 21/11/2012 13:50


Bien, Gérard...de faire la confession que les Français refusent: depuis le Général et sa vérité-menteusesur le Peuple Juif, la Fra,nce se délecte d'une politique de gribouille qu'elle croit
maline parce qu'elle satiosfait leur antisémitisme antique....La Gauche comme la Droite se régala de Dreyfus-Traître et elles continuent....Oh certes! 20% des Français de tous bords aussi
d'ailleurs, sont Dreyfusards pu Sionistes...mais cela ne compte que lorsqu'il n'y a plus aucun risque...ils rameutent tous les couards un peu pruddents ou tièdes et cela fait Une France Unanime à
51% pour un côté ou l'autre, sans jamais se décider à une politique sérieuse pour un long terme Responsable. Donc Jobert Vedrine ou Kouchner Fabius; mêms échecs vasouillards.


Pour la politique étrangère, il faut soit de la Perversion pure (Britanniques à l'ancienne avant et après Churchill) soit un Courage à toutes épreuves: Churchill justement, où le premier De
Gaulle....