La SNCF recrute dans les quartiers. Préface Gérard Brazon

Publié le 21 Novembre 2012

A une époque encore récente où je travaillais pour une entreprise publique et que j'exerçais des responsabilités syndicales, la mode était d'embaucher des "issus de la diversité"! Il y avait l'espoir de réduire les agressions dans les cités et de vendre une image de marque d'entreprise à la pointe de la lutte contre les discriminations. J'ai toujours été opposé à ces méthodes de discriminations "positives" à tous les niveaux y compris au niveau de la direction générale de mon entreprise. Inutile de dire que j'étais minoritaire et taxé de "raciste" et "frontiste" par mes collègues syndicalistes qui roulaient tous à gauche, singulièrement la CGT. Une politique discriminante à l'envers puisque dans le même temps, les filles et fils d'agents n'avaient plus accès à l'embauche. 

Peu de temps après, nous fûmes confrontés à des exigences de type communautariste et religieuse. Le halal dans les restaurants d'entreprises et dans les distributeurs et la revendication du voile pour le personnel féminin, le refus de "rouler" avec des drapeaux français les jours de commémoration etc. Sans compter les loubards des cités comme "grands frères" pour assurer "l'ordre" dans les transports en commun!

Je me souviens des dilemmes des responsables des ressources humaines face à cette politique, car en face, rien n'avait été prévu. Les bisounours se sont retrouvés dans la mélasse au lieu du miel prévu. Rien ne changea pour autant dans les cités! Madame Idrac (de la droite molle) à l'époque était fière de cette politique! Elle quitta la SNCF peu après, puis devint Ministre de Sarkozy. En clair je décide mais je ne subis pas! 

10 ans après, je m'aperçois que cette politique est toujours appliquée. J'imagine que les mêmes causes produiront les mêmes effets à la SNCF. Gageons que les contrôleuses musulmanes voudront porter le voile, que des "cheminots" refuseront de serrer la main à leurs collègues féminines, et. 

Quand allons-nous comprendre dans ces entreprises, ces sociétés, que l'on ne peut vouloir imposer à d'autres ce que l'on refuse pour soi! Car bien entendu, nous ne retrouvons pas cette invasion cultuelle et culturelle dans les bureaux des Directions Générales. Je me demande ce qu'elles diraient si des tapis de priéres venaient encombrer les couloirs et si certains exigeaient le port du voile aux directrices, responsables de services et autres secrétaires!

Bref c'est toujours au nom de la "bien pensance" que s'appliquent des politiques de dictature de la pensée!

Gérard Brazon

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Le Parisien

L’Espace  Entreprise de Chanteloup-les-Vignes a été le théâtre, hier matin, d’une séance de prérecrutement pour la . Ainsi 81 candidats y ont subi une batterie de tests en vue d’une éventuelle embauche au sein du groupe SNCF début 2013. Treize d’entre eux sont bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). A l’issue de la journée, 28 dossiers ont été validés. Il leur reste à passer des entretiens au sein d’une agence de recrutement.

De nombreux types de postes ont été proposés dans l’entreprise et ses filiales : conducteurs de train, agents de la surveillance, opérateurs et techniciens de maintenance des voies et de la signalisation électrique mais aussi employés et gardiens d’immeubles à ICF La Sablière, une première.

Ce forum a été organisé par la communauté de communes des Deux Rives de la Seine (CA2RS), le conseil général et la SNCF, en lien avec la Maison de l’emploi Amont 78 et la commune de Chanteloup-les-Vignes. Il résulte aussi d’une charte de partenariat signée, en mai dernier, entre le conseil général et la SNCF, dont le potentiel d’embauche est important.

« Nous disposons de 300 postes en 2013 rien que sur -Saint-Lazare et la prévision est de 40000 recrutements dans les quatre années à venir pour l’ensemble de notre groupe. Les candidats testés aujourd’hui peuvent être retenus ou intégrer notre vivier », indique Roland Bonnepart, directeur régional de la SNCF pour Paris-Saint-Lazare et la Normandie.

L’opération constitue une déclinaison de la charte de la diversité, signée en 2004 par l’entreprise et dont l’objectif est de lutter contre toutes les formes de discrimination à l’emploi.

« Nous venons dans les quartiers pour que chaque personne disposant de compétences puisse avoir sa chance. En contrepartie de la formation et des évolutions possibles de carrière, les candidats retenus, qui obtiendront le statut de cheminot, doivent accepter les exigences en matière d’horaires de nuit ou de week-end de ces postes », détaille Roland Bonnepart.

Le conseil général se félicite aussi de ce partenariat, qui permet aux bénéficiaires du RSA de retrouver le chemin de l’emploi grâce à des offres diversifiées et adaptées à de multiples profils.

« Assurer le suivi des 21800 bénéficiaires du RSA constitue une de nos priorités. Dans ce cas, une cinquantaine de CV correspondant aux postes proposés ont été ciblés en amont parmi notre base de données, et treize d’entre eux ont été retenus pour ces tests. C’est une opération exemplaire », explique Pierre Fond, vice-président UMP du conseil général délégué à l’insertion.

Pour Catherine Arenou, maire UMP de Chanteloup-les-Vignes, cela traduit « l’engagement fort » pris par la SNCF envers les territoires. Elle révèle d’ailleurs qu’un accord devait être signé, dans les mois à venir, entre l’opérateur ferroviaire et la CA2RS. Il fait suite à une rencontre, en juillet dernier, entre Guillaume Pepy, président de la SNCF, et Pierre Cardo, président de la CA2RS.

Il devrait se traduire par un « accompagnement à long terme » en matière d’emploi entre la collectivité et l’entreprise qui dispose déjà d’un bureau au sein de l’Espace Emploi Entreprise de Chanteloup.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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