La Suisse n’est plus un pays sûr. À qui la faute ?

Publié le 21 Mai 2012

Le canton de Berne subit une flambée de vols dans les voitures, imputable essentiellement aux migrants du Maghreb. Mais pour la police, les premiers responsables, ce sont les propriétaires de véhicules !

Toutes les polices de Suisse tiennent le même langage aux propriétaires de véhicules: ne laissez aucun objet visible dans votre voiture; aux usagers des trains, on recommande de ne pas quitter leurs affaires des yeux; aux locataires et propriétaires, on recommande de tout fermer à clé et de faire relever la boîte aux lettres; aux usagers des bancomats, on conseille d’examiner la machine avant de l’utiliser. Le message sous-jacent est clair: si vous vous faites voler, cambrioler ou tailler au couteau, c’est de votre faute, vous auriez dû écouter la police et prendre vos précautions.Tout cela est un peu facile, mais ne cache pas une réalité brutale: la qualité de vie des Suisses est en chute libre. Ces Suisses qui, il y a quelques années encore, pouvaient laisser leur logement ou leur voiture ouverts, et que la police n’encourageait pas à devenir paranoïaques. Car oui, ils appréciaient de pouvoir se permettre un minimum d’insouciance, tout simplement parce que le pays était sûr, que les autorités politiques faisaient leur boulot, et que la police n’avait pas besoin d’être sur le qui-vive tout le temps et partout. Dans un pays développé et civilisé, on doit pouvoir revendiquer le droit de ne pas toujours penser au pire, de ne pas tout fermer à clé, de ne pas voir un criminel derrière chaque coin de rue: c’est la définition même d’un pays sûr.
La Suisse n’est plus un pays sûr. C’est cela le constat accablant que nous devons faire en tant que citoyens, et c’est le bilan que nous devons mettre sous le nez de ceux qui nous dirigent, en leur demandant: «Pourquoi n’avez-vous rien fait ?» L’explosion de la criminalité qui nous empoisonne tous n’est pas une fatalité, une conséquence de quelque cause extérieure sur laquelle on ne peut rien. Elle est le fruit d’une politique d’abandon et de laisser-faire, de soumission à des directives européennes détachées des réalités, d’une vision idéaliste d’un monde qui n’est pas idéal.
Si la qualité de vie des Suisses s’effondre, il n’est pas tolérable de dire qu’ils en sont les premiers responsables, parce qu’ils ne se barricadent pas chez eux. Les premiers responsables sont ceux que nous avons élus – hélas – et qui se moquent comme de colin-tampon du quotidien de leurs concitoyens. À moins qu’ils ne soient totalement impuissants, ce qui est encore pire.
Nous devons exiger du pouvoir politique, à tous les échelons, qu’ils fasse à nouveau de la Suisse un pays sûr, en particulier en supprimant la libre-circulation des personnes, et en rétablissant donc les contrôles aux frontières – on le fait bien dans les aéroports, et personne ne s’en plaint. Plutôt que de traquer la motte de beurre et le kilo de boeuf, fermons la porte aux criminels. Cela causera des bouchons ? Cela fera hurler Bruxelles ? So what ? Le premier devoir des autorités politiques suisses est de répondre aux besoins de sécurité des Suisses. Tout le reste est subsidiaire.

 

PHILIPPE BARRAUD


Un autre exemple de mutation vers le politiquement correct poussé à l'extrème ou  une "folie suisse"  :

On entend des choses extraordinaires, quand même. Tenez, une association vaudoise d’amis des molosses part en guerre préventive contre une possible législation vaudoise sur les chiens de combat, évidemment inadaptés à la vie en société. Son argument ? La discrimination raciale étant interdite en Suisse, il est impossible d’interdire certaines races de chiens. 
Y a-t-il un psychiatre dans la salle ?

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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mika 21/05/2012 17:44


La France n'en parlons pas mais Christiane vient d'ouvrir le scoreboard:One Point 



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