La Tunisie, un foyer de formation des djihadistes

Publié le 27 Octobre 2012

 

Admettre l'existence de camps djihadistes en Tunisie, «cela reviendrait à dire que la transition politique en Tunisie est très mal partie et aucun pays européen ne souhaite prendre cette responsabilité», affirme un diplomate européen cité par l'hebdomadaire français Marianne.

« Les combattants formés à la guérilla dans les camps sont disséminés dans tout le pays, prêts à en découdre lorsque le djihad (guerre sainte) sera déclaré en Tunisie si l'instauration de l'État islamique ne se fait pas par la voie légale »

 

 

Et pourtant les camps djihadistes se développent en Tunisie et ne sont plus un secret de polichinelle, note l'hebdomadaire français Marianne.

 

«Deux, au moins, sont connus: l'un dans le Nord, dans la région de Tabarka, et l'autre dans le Sud, aux confins des trois frontières communes à la Tunisie, à la Libye et à l'Algérie, non loin de l'oasis libyenne de Ghadamès», rapporte le quotidien.

 

«Nous avons informé les autorités tunisiennes, explique le diplomate, mais, pour le moment, il n'y a eu aucune réaction.»

 

Pourtant, pas question pour les Occidentaux de porter le débat sur la place publique.

 

Dès le 8 octobre, Louis Caprioli, spécialiste des réseaux islamistes en Afrique du Nord et en Europe, s'inquiètait dans l'émission française C’ dans l’air.

 

«Des Français vont en Tunisie s’entraîner dans des camps djihadistes tunisiens financés par le Qatar, ou en Libye, notamment dans la région de Derna (nord-est de la Libye), où des gens s'entraînent avant d’aller faire le djihad en Syrie.»

 

Ces révélations sont intervenues deux jours après le démantèlement d’une cellule djihadiste en France et le jour même de la preuve de la présence de Français au sein des groupes islamistes du Nord-Mali par Radio France Internationale.

 

«Les combattants formés à la guérilla dans les camps sont disséminés dans tout le pays, prêts à en découdre lorsque le djihad (guerre sainte) sera déclaré en Tunisie si l'instauration de l'État islamique ne se fait pas par la voie légale», selon un haut responsable de la police tunisienne.

 

Un arsenal aurait déjà été saisi, mais il y en aurait d'autres, enterrés dans le désert, prêts à être utilisés en cas de djihad. Des missiles ont été saisis en Algérie après avoir transité par la Tunisie en provenance de la Libye. Et "il ne se passe pas une semaine sans que l'on apprenne qu'un jeune Tunisien est mort en martyr en Syrie" écrit Marianne.

 

Une trentaine de Tunisiens seraient poursuivis en vertu de la loi antiterroriste pour recrutement et incitation au djihad. En fait la Tunisie serait la première étape d'un cursus de formation qui se poursuivrait ensuite en Syrie, au Mali ou en Libye, conclut Marianne. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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dorothee13 27/10/2012 09:20


Celà confirme votre article :


ALGÉRIE


« Terrorisme, pourquoi ça ne fait que
commencer? » La série d’enquêtes que le
quotidien « Le Soir d’Algérie », classé à gauche,
consacre au Qatar est absolument passionnante, et nous change des billevesées de la presse française aux ordres.


Très précis, le journaliste Ali El-Hadj Tahar explique que durant l’offensive de l’OTAN en Libye,


« l’armée qatarie a participé à la
désignation des unités qui ont reçu les missiles antichars, soit neuf cargaisons.


Une partie des armes fournies aux groupes
islamistes libyens a ensuite disparu, en plus de 10000 missiles sol-air qui se sont volatilisés ».


Pour ce journaliste, les « printemps arabes » ont révélé la collusion des Etats occidentaux avec le terrorisme islamiste: « On donne des armes à des terroristes d’Al-Qaïda
notoirement connus, puis on s’étonne qu’ils disparaissent dans la nature. Une
dotation, camouflée en perte sous le sigle des “printemps arabes” par le canal qatari afin que cela fasse bourde! C’est la
énième affaire d’armes disparues depuis l’affaire des Stinger offerts aux talibans quand ils étaient alliés contre
Moscou et que les Américains ont fait semblant de vouloir récupérer avant de faire oublier l’affaire révélée par la presse.
Apparemment, l’OTAN, c’est Alzheimer! Il y en a eu des missiles et des armes de perdus depuis la Bosnie, la
Tchétchénie, l’Irak, et maintenant la Syrie et le Mali, où Al-Qaïda et d’autres islamistes de service en reçoivent par bateaux
et avions entiers! Finis les temps où les AIS [Armée islamique du salut] et autres MIA [Mouvement islamique armé] se battaient à coups de mahchoucha
[fusil de


chasse à canon scié, nda] et de haches. Pour en découdre avec
Kadhafi, autant de missiles pouvaient disparaître si
nécessaire! Pour déboulonner El-Assad,
dernier raïs arabe, autant de missiles peuvent disparaître… » Ce qui montre que le terrorisme n’est pas près de s’arrêter, au vu des arsenaux
fournis par Doha et Riyad avec la bénédiction de
l’Oncle Sam.


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