« La Turquie doit accepter l’évidence du Génocide Arménien »

Publié le 22 Février 2011



Dans un document signé du professeur Keith David Watenpaugh *, agrégé en Sciences des religions et de l’Islam moderne, ce dernier met en relief les activités de la Société des Nations lors du génocide arménien.

L’article publié dans « American Historical Review », plus grand magazine américain traitant de l’Histoire, il souligne que c’était la première fois qu’une organisation internationale importante est intervenue pour essayer d’aider les réfugiés et les survivants du génocide arménien, et que ce travail a concerné beaucoup d’Américains.

Watenpaugh a examiné de près l’étude menée par la Société des Nations, et les histoires d’environ 2000 jeunes filles arméniennes, garçons et jeunes femmes qui ont réussi à s’échapper.

« Au début, les hommes et les garçons les plus âgés ont été capturés et exécutés. Les survivants étaient des femmes et des enfants, qui souvent ont été vendus comme domestiques et concubines », écrit-t-il. « Cependant, à mon avis, l’une des lacunes de la Société des Nations a été qu’elle a essayé de présenter le problème comme un conflit entre le christianisme et l’islam. La politisation de ces questions amène souvent aux réfugiés plus de mal que de bien », dit-il.

L’universitaire espère que sa recherche contribuera à la réconciliation en créant une meilleure compréhension du passé commun, y compris en Turquie, où le gouvernement continue d’affirmer que le génocide n’a pas été commis.

Ce travail, soutient-il, peut aider les « Turcs modernes » à accepter le fait que le génocide arménien est aussi une partie de leur passé.

* Formé à l’UCLA, il a vécu et mené des recherches en Egypte, Syrie, Liban, Jordanie, Turquie et Irak.

Keith David Watenpaugh a siégé au Comité de la Middle East Studies Association sur la liberté académique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (2003-2006), et a travaillé pour le programme Scholars at Risk pour le compte de réfugiés universitaires irakiens ainsi qu’à l’Initiative de l’Université de Californie sur les droits de l’homme.

La Princeton University Press a publié son premier livre Être moderne au Moyen-Orient : la Révolution, le nationalisme, le colonialisme et la Middle Class Arabe. Ses travaux ont été traduit en arabe, français, allemand et persan.

lundi 21 février 2011,
Jean Eckian@armenews.com

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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