La Turquie en Europe? Non merci... la preuve!

Publié le 9 Décembre 2010

           Les câbles diplomatiques qui ont été dévoilés révèlent que les diplomates américains sont sceptiques quant à la fiabilité de la Turquie comme partenaire. Les dirigeants d'Ankara sont dépeints comme divisés et infiltrés par les islamistes. 

 

Les diplomates américains ont de sérieux doutes sur la fiabilité de la Turquie. Des câbles secrets ou confidentiels de l'ambassade américaine à Ankara décrivent les tendances islamistes au sein du gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Le verdict des diplomates américains sur le partenaire de l’OTAN ayant la plus grande armée de l’Alliance est dévastateur. Les dirigeants turcs sont dépeints comme divisés et les conseillers de Mr Erdogan, ainsi que le ministre des Affaires étrangères sont décrits comme ayant une faible compréhension de la politique au-delà d’Ankara.

Les Américains sont également inquiets des visées néo-ottomanes qu’entretiendrait Davutoglu. Un conseiller de haut rang du gouvernement a averti, dans des discussions citées par les diplomates américains, que Davutoglu, décrit comme un homme «extrêmement dangereux», userait de son influence islamiste sur Erdogan.  Selon le document américain, un autre conseiller du parti AKP au pouvoir a fait remarquer, sans doute ironiquement, que la Turquie veut «reprendre l'Andalousie et se venger de la défaite subie lors du siège de Vienne en 1683

Les diplomates américains ont écrit que plusieurs personnalités de premier plan au sein de l'AKP sont membres d'une fraternité musulmane, que Mr Erdogan a nommé des banquiers islamistes à des postes d’influence et qu’il tire ses informations presque exclusivement des journaux ayant des liens étroits avec les islamistes. Ils ajoutent que Mr Erdogan s’est entouré d'un «cercle de conseillers qui le flattent mais le méprisent» et qu’il se présente comme «le tribun d’Anatolie».
 

Source : Diplomatic Cables Reveal US Doubts about Turkey's Government, Spiegel, 28 novembre 2010

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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