La Turquie impérialiste et dictatoriale continue de négocier son entrée dans l'Union Européenne!

Publié le 21 Octobre 2011

Un prétendant à l'Union Européenne (Turquie) agresse un état voisin (Irak) parce qu'il n'arrive pas ou ne veut pas négocier avec sa majorité Kurde à l'Est de son territoire sur sa frontière avec l'Irak !

Il occupe la moitié du territoire d'un autre voisin membre de l'Union européenne (Chypre)!

Cela n'arrête pas Bruxelles qui continue de négocier l'entrée de la Turquie dans l'Union! On se souvient de la Serbie et de la manière dont elle fut traitée pour bien moins que ça!

Bien entendu, pas un mot dans nos médias! Il faut aller chercher ces infos sur des journaux algériens, marocains et tunisiens de langue française pour qu'enfin, celles-ci circulent sur le net! Bravo messieurs les journalistes politiques! La démocratie et l'information, vous vous en moquez ! C'est plus passionnant de parler du sexe de l'enfant du Président et comment il va s'appeler! 

Gérard Brazon

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La Turquie rendait un dernier hommage jeudi aux 24 soldats tués par des rebelles kurdes à la frontière turco-irakienne, tandis que les chasseurs turcs continuent de pilonner les camps du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) situés dans le nord de l'Irak.

Les F-16 turcs ont mené pendant toute la nuit de mercredi à jeudi depuis leur base de de Diyarbakir, principale ville du sud-est anatolien peuplé majoritairement de Kurdes, des missions au dessus des bases rebelles, ont indiqué des sources de sécurité locale.

Une attaque multiple du PKK contre des postes militaires le long de la frontière avec l’Irak a fait 24 morts et 18 blessés tard mardi. Entre 200 et 250 rebelles kurdes, retranchés dans le Kurdistan irakien, ont pénétré en Turquie et ont pris d’assaut les positions de l’armée situées dans une zone montagneuse de Hakkari (extrême sud-est).

L'aviation a immédiatement riposté. Des commandos ont également été lancés à la poursuite des assaillants et des unités spéciales ont été héliportées à quelques kilomètres à l’intérieur du territoire irakien. Cette offensive est la plus meurtrière depuis presque vingt ans et a provoqué une onde de choc en Turquie, endeuillée, qui devait enterrer ses morts jeudi.

Une cérémonie militaire a été organisée jeudi matin à Van, ville située à 150 km au nord des zones de combats de mardi, pour les 24 soldats "martyrs". Les cercueils, recouvert du drapeau rouge et blanc turc, ont été chargés à bord d'avions militaires qui devaient les acheminer vers leurs villes d'origine pour y être inhumés.

Des manifestations spontanées ont été organisées à travers la Turquie mercredi pour dénoncer les attaques et les gens ont hissé sur leur voiture où leurs balcons le drapeau turc en signe de deuil. Des concerts de musique ont été annulés.
Plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux lycéens, ont manifesté leur tristesse jeudi en se rendant au mausolée du fondateur de la Turquie, Mustafa Kemal Atatürk, à Ankara. "Les martyrs ne meurent pas, la patrie ne se divise pas", ont scandé les manifestants qui brandissaient l'emblême national, a constaté un photographe de l'AFP.

Le Parlement doit débattre jeudi après-midi à huis clos d'éventuelles nouvelles mesures. Le chef de l'Etat, Abdullah Gül, a assuré que "la vengeance serait terrible". Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre sous le feu des critiques, n’est lui pas entré dans une surenchère va-t-en-guerre qui indiquerait qu’une opération terrestre d’envergure dans le Kurdistan irakien serait imminente, comme le réclame l'opposition nationaliste.

Il a affirmé que cette offensive, dénoncée par la communauté internationale, ne changerait en rien la détermination de son gouvernement d'en finir avec l'épineux conflit kurde.
M. Erdogan a rencontré jeudi les éditeurs en chefs de plusieurs journaux pour évoquer les attaques et devait ensuite s'adresser aux journalistes. "Nous avons le droit d'attendre plus qu'une rhétorique vide. Nous ne voulons plus de paroles mais une solution", l'a interpellé Mehmet Yilmaz, éditorialiste au journal Hürriyet.

Une intervention au sol est évoquée depuis l'été lorsque le PKK, considéré comme terroriste par bon nombre de pays, a repris les armes après une période d’accalmie. Les autorités turques ont lancé une campagne de répression contre le mouvement kurde, arrêtant des centaines de militants.

Le conflit, qui a démarré en 1984, a fait plus de 45.000 victimes et aucune solution ne se dessine en dépit de réformes engagées et la promesse d'une nouvelle constitution plus libérale formulée par le gouvernement islamo-conservateur en faveur des Kurdes estimés à 15 millions sur 75 millions d'habitants.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Epicure 21/10/2011 12:58



Le PKK est un repère de marxistes cinglés mais les taxer de terrorisme alors qu'ils sont Chez Eux  et disputent  depuis deux siècles à tous la libération du territoire Kurde est fort de
café (turc).


Comme  les Juifs massacrés partout où ils habitaient depuis deux mille ans et dont la moitié est Originaires de ces zones géographiques....génétiquement en tout cas! et à qui  la
Nationalité fut refusée ou octroyée à contre-coeur aboutissant à la Shoa...! se voient taxés d'Impérialisme Colonialiste sur leur terre ancestrale....!


Une telle folie paranoiaque et schizophrene ne pourra aboutir qu'à la guerre de toutes façons. Quelle grand-mère démente aphasique et alzheimérienne la France peut-elle trouver à vendre pour se
gagner la tranquillité d'une Grande Nation parmi les Premières????? Sic



Epicure 21/10/2011 12:50



Je signale aux ignorants qui sont masses que le Lac de Van est une région Arménienne 2000ans avant l'invasion turque et qu'elle était justement peuplée de ces mêmes Arméniens avant le Génocide
qui débuta par les pogromes de 1895 (Abdul Hamid) soit 20ans avant 1915 et le "Prétexte Collaborationniste" de Enver Pacha...


Dont acte.