La Turquie n’est plus en Europe Par Dominique Jamet

Publié le 28 Janvier 2014

Boulevard Voltaire

drapeau EuropeLorsqu’en 1999 la Turquie fut admise à poser sa candidature à l’entrée dans l’Union européenne, cette candidature semblait s’inscrire tout naturellement dans la logique de l’histoire de ce grand pays dont les neuf dixièmes du territoire sont pourtant situés en Asie et dont la population est en quasi-totalité, depuis le début du XXe siècle – et pour cause – de religion musulmane.

Héritiers et continuateurs d’Atatürk, les dirigeants d’alors étaient légitimes à vouloir arrimer leur pays au Vieux Continent et à une modernité qui n’était pas seulement technique et économique, mais idéologique et culturelle. La Turquie n’avait-elle pas été depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale le meilleur rempart de l’Occident face au bloc communiste, n’y restait-elle pas le seul et indéfectible allié des États-Unis et d’Israël, n’était-elle pas le plus solide bastion de la laïcité au sein d’un monde musulman que commençaient à démanger les prurits du repli sur soi, du fanatisme et du terrorisme ?

Qu’attendre aujourd’hui de la rencontre entre un président français qui bat les records d’impopularité et un Premier ministre turc largement contesté ? Puissance émergente, la Turquie entreprenante et laborieuse a droit à notre intérêt, à notre considération, à notre respect. En revanche, sur le plan politique, nous n’avons plus d’atomes crochus avec un gouvernement qui soutient en Égypte les Frères musulmans, qui appuie en Syrie les rebelles islamistes, qui mène dans la sphère turcophone étendue de la Russie à la Chine une opération de reconquête, et dont les liens avec l’Occident ne cessent de se distendre. Recep Tayyip Erdoğan, quant à lui, poursuit l’épreuve de force qu’il a engagée avec l’armée, la magistrature, les classes moyennes, les étudiants, les médias et d’une manière générale avec toutes les forces vives qui s’opposent à sa mainmise sur tous les pouvoirs et à sa tentative rétrograde de résurrection d’un passé islamiste que l’on avait cru révolu à jamais sur les bords du Bosphore. Les seules portes qui demeurent ouvertes dans la démocratie selon M. Erdoğan sont celles des prisons qui n’ont jamais accueilli un aussi grand nombre de journalistes, d’universitaires, d’intellectuels, de militaires et d’opposants.

L’opinion en France ne s’y est pas trompée. Si 46 % des Français étaient encore favorables à l’admission de la Turquie dans l’Union européenne il y a dix ans, 83 % y sont aujourd’hui hostiles. La dérive des continents ne se limite pas à des phénomènes géologiques scientifiquement constatables et mesurables. La Turquie de 2014 s’est éloignée de nous. Elle ne saurait prétendre sans imposture à être considérée comme un pays européen.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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Epicure 29/01/2014 17:25


Dans quel Monde Imaginaire les Turcomans de l'Altaï ont-ils jamais été Européens???


Quand est-ce que les Anatoliens autres que Hitites et Héllènes disparus ont été européens?


Tôt envahie par les Mésopotamiens et les Arabes, cet espace n'a cessé sa rétraction de l'Europe et ce n'est pas sa possession de la Thrace greco-bulgare qui fait de la nation turque une nation
européenne

Marie-claire Muller 28/01/2014 20:12









« si l’Europe n’accepte pas l’Islam, un nouvel holocauste est possible… »
by francaisdefrance






J.C.J.C.





ET L'AUTRE BIDOCHON,  QUEUTARD BIS,  NORMAL 1ER   VA LUI LÉCHER LES BABOUCHES  !!!!
elle est belle la religion d'amour et de paix   qui ne pense qu'aux massacresUn holocauste ? Un
peu comme ce dont les arméniens ont été victimes ?



Le Président Turc: « si l’Europe n’accepte pas l’Islam, un nouvel holocauste est possible… »


Publié le : 15 avril 2013






« Les pays européens devront faire face à de nouvelles tragédies humanitaires menant à des massacres si ils continuent dans leur incapacité à embrasser la tolérance envers les
différentes cultures et religions, » a affirmé le président turc Abdullah Gül hier.

« L’Islam et les migrants sont une réalité en Europe depuis des siècles. Tant que le continent Européen ne changera pas son approche et son niveau de tolérance, en particulier en ce
qui concerne la religion, l’apparition de nouvelles inquisitions et de nouveaux holocaustes, comme ce qu’il s’est passé à Srébrenica, sont possibles » a ajouté le président turc.
Ses remarques vigoureuses ont été tenues lors du discours d’ouverture d’un colloque de deux jours intitulé « La migration, l’Islam et la multiculturalité en Europe » – congrès
organisé par l’Université de Hacettepe.
Gül a attiré l’attention sur l’augmentation des partis politiques qui dépeignent les migrants comme la principale raison des problèmes de sécurité , de chômage, de criminalité et de
pauvreté.
Un holocauste ? Un peu comme ce dont les arméniens ont été victimes ?
Par Aymeri De Pontois – JSSNews





http://jssnews.com/2013/04/15/le-president-turc-si-leurope-naccepte-pas-lislam-un-nouvel-holocauste-est-possible/



francaisdefrance | 28/01/2014 à
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