La vérité sur Djamila Bouhired par le général Maurice FAIVRE

Publié le 14 Janvier 2015

      Une désinformation oubliée :Associations études coloniales

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L'avocat Jacques Vergès vient de publier sa biographie : De mon propre aveu. En ce qui concerne sa période algérienne, elle devrait être comparée à ce qu'en dit Michel Debré dans ses archives (disponibles à Sciences PO - voir P.J.). Les  avocats cités par M. Debré sont les suivants : Vergès, Halimi, Dechezelles et Stibbe. On sait que Vergès a défendu Djamila Bouhired, et qu'il a publié en 1959 une plaquette avec Georges Arnaud : Pour Djamila Bouhired. En 1965, il a épousé Djamila dont il a deux enfants. Il divorce plus tard.


l'avocat Jacques Vergès

La thèse médiatique

Blessée par Yacef Saadi, Djamila est arrêtée le 9 avril 1957, torturée par les paras qui vrillent (sic) un couteau dans la plaie. Elle est dénoncée par le chimiste Abderhamane, et par Djamila Bouazza pour le dépôt d'une bombe au Milk Bar.

Ses aveux sont démentis par ses avocats. Elle est condamnée à mort le 15 juillet 1957. Cette thèse est reprise par Mauriac dans l'Express du 14 novembre 1958, par la plaquette de 1959, et par Vidal-Naquet dans La raison d'Etat, en 1962.

La thèse des médecins-militaires

Le médecin-capitaine Brisgand, qui l'a soignée à l'hôpital Maillot, déclare que des paras sont venus observer Djamila, mais ne l'ont pas interrogée. Le médecin-chef Delvoye constate le 16 avril que le pansement est intact et la plaie cicatrisée. Elle sort de l'hôpital et ne formule aucune plainte. La cicatrisation en sept jours contredit la plaie ouverte par les paras. Le 22 novembre, Delvoye dément les accusations de Mauriac et Georges Arnaud. Jean Pouget et Claude Paillat confirment les témoignages des médecins.

Le reportage de Jean Larteguy
(l'Intransigeant du 11 avril 1958)

Larteguy visite le 4 avril 1958 (un an plus tard) les condamnées à mort à la prison de Maison-Carrée. Il rencontre Djamila Bouhired qui déclare avoir été torturée, ce que dément le colonel Godard. Zora Driff reconnaît que la torture n'avait plus cours quand elle a été arrêtée en septembre 1957. Djamile Bouazza accuse Djamila Bouhired de lui avoir remis une bombe pour la rue Michelet.

Témoignage de Graziani

Larteguy rencontre le capitaine Graziani qui a interrogé Djamila Bouhired le 17 avril 1957. Traité par elle de salaud et de colonialiste, il lui a envoyé deux gifles. Elle dévoile alors trois caches où se trouvent 13 bombes et dénonce Djamila Bouazza. Graziani l'invite à déjeuner au mess des officiers. Elle lui est attachée et ne veut plus le quitter ! Elle lui déclare : je ne serai pas guillotinée, je serai libérée par mon peuple et deviendrai une héroïne nationale. Ce qu'elle deviendra en effet ! Par lettre du 19 avril 2012, elle revendique son passé de moudjahidate, et demande des fonds au gouvernement algérien pour être soignée "en France".

La Plaquette de Georges Arnaud et de l'avocat Vergès

Pour Djamila Bouhired

Publiée en 1959, cette plaquette est contredite par le conseiller juridique du Commandant en chef. Selon lui, le jugement s'est déroulé de façon légale, l'avocat a pu s'entretenir avec sa cliente. Aucune atteinte n'a été portée aux droits de la défense. Les aveux de Djamila ont été transmis au Conseil supérieur de la magistrature. Les deux bombes déposées par Djamila ont fait 4 tués et 88 blessés. 13 bombes ont été récupérées sur ses indications.

Leçon d'histoire

Nous sommes en face de témoignages contradictoires : Vergès et Mauriac contre Debré et Graziani. Chacun les croira en fonction de sa sensibilité. La Commission de Sauvegarde du président Patin n'aborde pas l'affaire Bouhired. La consultation des archives du Conseil supérieur de la magistrature s'avère souhaitable. Est-ce possible ?

général Maurice Faivre

22 mars 2013

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Elle a placé une bombe au « Milk Bar » rue d’Isly à Alger un jeudi. Un attentat en 1956, qui a coûté la vie à des enfants. Le Milk Bar était la sortie des enfants le jeudi après-midi pour aller déguster une glace. Djamila Bouhired se fait soigner à Paris et loge à l'hôtel George V.

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Djamila Bouhired, 2012  La moudjahida Djamila Bouhired s’est envolée hier dimanche a destination de la France où elle va être hospitalisée dans un établissement médical spécialisé afin de subir diverses opérations chirurgicales. Après une si longue attente et une bataille médiatique sans précédent, la moudjahida a du accepter la prise en charge que lui a proposé le DG de la CNAS en personne. 

D’un autre côté, Djamila Bouhired a refusé le poste de sénateur que le président Bouteflika lui a proposé dans le cadre du quota relevant du tiers-présidentiel.

 

Dans son dernier communiqué diffusé par la presse, Djamila Bouhired avait salué l’extraordinaire élan de solidarité, spontané et chaleureux, «par lequel vous avez répondu à mon cri de colère m’a profondément émue et bouleversée » et d’ajouter que « beaucoup, au prix de grands sacrifices, se sont proposés qui pour donner un ou des organes, qui pour offrir ses biens, qui pour donner sa pension de chahid. Cela m’a énormément touchée. Sans oublier les larmes de ceux qui ne pouvaient pas les retenir. Cet élan de solidarité a amené les responsables de la CNAS à laquelle j’étais affiliée à me délivrer une prise en charge pour aller me faire soigner à l’étranger».

A la fin de sa missive, la moudjahida  a indiqué qu’elle «fera part des sommes récoltées grâce à votre générosité, des dépenses effectuées et de l’utilisation des reliquats comme je vous l’avais annoncé dans ma première lettre ».

Source: Algérie-Politique


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoires des peuples

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mika 14/01/2015 14:36


1956 : Sa bombe tue 56 enfants français. L’histoire a fait d’elle une icone de la révolution.



http://plus.lefigaro.fr/comments_reply/3972570

said 25/12/2015 21:14

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