La vie de pacha des patrons de la Sonacotra de CAPITAL. Préface Nancy Verdier

Publié le 3 Juillet 2011

C'est du propre....Comment une société d'état mixte profite des immigrés. La SONACOTRA censée loger des immigrés est devenue pour ses gestionnaires une vache à lait, une pompe à fric : voitures, appartements de fonction, haut salaires, primes....On comprend maintenant que certains BoBos tiennent tellement à l'immigration. C'est que ça leur rapporte gros. Et sous couvert d'action sociale, une caste de profiteurs se sert bien sur la "bête". Les bâtiments ne sont même plus entretenus et le confort offert aux migrants est des plus précaires.  Seulement voilà, les caisses sont vides et l'Etat ne veut pas mettre la main à la poche. Tant mieux. Il va falloir serrer les boulons. Difficile de réduire la taille des chambres où sont logés les migrants et difficile d'augmenter les loyers déjà conséquents vu le rapport qualité-prix. Il va falloir trouver autre chose. Les rats vont-ils quitter le navire? Il y a des jours où on peut trouver les immigrés plus sympas que cette bande de vauriens, apparatchiks  et profiteurs du système. Vivement qu'on leur règle leurs comptes.

Nancy VERDIER

 

Capital,  le 23/06/2011

La vie de pacha des patrons de la Sonacotra

Les comptes du célèbre gestionnaire de foyers sociaux sont délabrés. C’est que l’ancienne direction menait grand train.

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A la Sonacotra, on n’est pas très regardant sur les mètres carrés. Du moins ceux de la direction. Au siège, à deux pas de la tour Eiffel, le DG et trois de ses adjoints se partagent 300 mètres carrés au douzième étage d’une tour de béton. Sans charme, certes, mais assez vaste pour loger sans forcer 400 travailleurs immigrés, à raison de 7 mètres carrés la chambre. «Tout cela va cesser», prévient Bruno Arbouet, le directeur général arrivé il y a quatre mois. La chefferie va se serrer un peu, c’est promis.

A dire vrai, le nouveau patron n’a pas le choix. Car les caisses de la Sonacotra sont vides. En 2010, cette société semi-publique qui gère 70 000 logements sociaux a perdu 26 millions d’euros, pour 315 millions de chiffre d’affaires. La faute aux immigrés insolvables ? Pas du tout : ils paient rubis sur l’ongle et la gestion des cagibis qui leur servent de logement est une bonne affaire, à 250 euros la chambre. D’autant plus rentable que le bailleur entretient mal son parc. Un bon tiers des logements seraient à la limite de l’insalubrité, comme nous avons pu le constater dans la résidence de la rue Duée, à Paris, où 137 immigrés d’origine africaine s’entassent dans des chambres collectives décaties. Non, pour expliquer ce trou, il faut plutôt se plonger dans la gestion calamiteuse, longtemps masquée par une comptabilité illisible. Et sans que l’Etat, actionnaire à 57%, y trouve rien à redire, en dépit du rapport accablant rendu en 2009 par la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos).

En France, les foyers Sonacotra font partie du paysage depuis 1956. Ces monstres de béton, construits à la va-vite dans les années 1960, ont d’abord logé la main-d’œuvre venue du Maghreb. La Société nationale de construction pour les travailleurs a ensuite hébergé des populations de plus en plus précaires : immigrés d’Afrique subsaharienne, demandeurs d’asile, SDF… Déjà critiquée dans les années 1970 pour l’état déplorable de ses foyers, la Sonacotra a aggravé son cas ces dernières années, notamment sous la férule de l’ancien préfet Michel Pélissier, P-DG de 1998 à 2008, qui a ensuite rejoint la Cour des comptes. Son principal fait d’armes fut de rebaptiser l’entreprise Adoma en 2006. Un ravalement d’image à 900 000 euros (fête des 50 ans et nouveau logo compris) qui résume tout.

Entendons-nous bien. On ne trouve ni Rolls ni toilettes en marbre chez Adoma. Il n’empêche, la direction s’est octroyé des privilèges malvenus pour un bailleur social. Voyez le parc de voitures de fonction. Depuis 2005, il a doublé pour atteindre 300 véhicules. «Ici, le moindre chef de service a eu droit à son véhicule», constate un syndicaliste. Dans le parking du siège, on trouve une flopée de Laguna et de Citroën C5, et la C6 du patron à 40 000 euros. Côté rémunérations, le DG touche 150 000 euros brut par an, «tout à fait comparables à celles pratiquées dans les offices HLM», tient à nuancer son entourage. Au comité de direction, les salaires dépassent 100 000 euros et nombre de ses membres ont négocié des clauses de départ de deux ans, sans conditions. Au regard des grilles de la fonction publique, c’est plutôt généreux. Même surprise concernant les logements de fonction. A l’origine, ces appartements étaient réservés aux salariés modestes, travaillant sur le terrain. Or les cadres squattent aujourd’hui un tiers d’entre eux… «Il ne faut pas exagérer, répond Michel Pélissier. La plupart des logements se trouvent dans les résidences et sont occupés par leurs responsables.»

 

Les comptes du célèbre gestionnaire de foyers sociaux sont délabrés. C’est que l’ancienne direction menait grand train.

La dérive des coûts est plus inquiétante encore. Les charges de personnel ont progressé «quatre fois plus vite que le chiffre d’affaires», pointe la Miilos. «La moitié des 500 embauches effectuées depuis cinq ans ne s’explique pas par l’accroissement d’activité», dénonce le nouveau directeur général, Bruno Arbouet. Pis, une quarantaine de personnes seraient payées à ne rien faire. Des emplois fictifs? Il s’agirait en fait d’anciens salariés «oubliés», comme cette dizaine d’agents de sécurité désœuvrés depuis que cette activité a été externalisée il y a des années… Et que dire des 2000 ordinateurs et des 1500 imprimantes pour 2600 employés ou des 800 téléphones mobiles mis à leur disposition, avec parfois des factures rondelettes (500 euros récemment pour un cadre). «Il est possible qu’une partie du matériel ait disparu. Personne ne gère les stocks», déplore Alexandre Tréhoux, délégué du personnel.

Dans le sud de la France, cette gestion laxiste prend des allures plus douteuses. De lourds soupçons de malversations planent en effet sur plusieurs investissements. A Avignon, la direction régionale a acquis fin 2006 une résidence étudiante en très mauvais état pour 6 millions d’euros, soit près du double de sa valeur estimée aujourd’hui. A Nice, Adoma a racheté une résidence à deux pas de la Promenade des Anglais pour 2 millions d’euros, alors qu’elle était valorisée à 1,6million. Une expertise sur ces transactions est en cours.

Bruno Arbouet a fait ses comptes: pour financer ses missions, le bailleur a besoin de 200 millions d’euros sur cinq ans. Lassé de remettre au pot, l’Etat a transmis fin 2010 la patate chaude à la Société nationale immobilière (SNI), une filiale de la Caisse des dépôts. La SNI, qui détient 28% du capital d’Adoma, va injecter 25 millions d’euros et a chargé le DG de mettre les comptes au carré. D’où l’annonce en mars de la vente de 1700 logements et la suppression de 260 emplois. Le DG renégocie aussi les emprunts à taux variable contractés par ses prédécesseurs. Comme beaucoup de collectivités locales, Adoma s’était laissé séduire par les produits dérivés (swaps) à risque, ce qui lui a coûté 2,7 millions d’euros. Enfin, exit la Fondation Adoma, censée financer des projets de déve­loppement en Afrique. A eux seuls, les 10 000 euros mensuels versés à sa directrice, Marie-Noëlle Rosenweg, l’ex-chef de cabinet de Michel Pélissier, ont représenté le double des subventions accordées par cette œuvre improbable.

Emmanuelle Andreani

La vie quotidienne au siège de la société :

300 mètres carrés de bureaux pour les quatre principaux dirigeants
10.000 euros par mois pour la dirigeante d’une fondation gadget
300 logements et 300 véhicules de fonction, souvent injustifiés
24 mois de salaire garantis en cas de départ pour certains cadres

La vie quotidienne dans les foyers :

7 mètres carrés en moyenne pour les chambres des foyers
200 à 300 euros de loyer par mois
2 réchauds en état de marche pour  137 locataires dans un foyer parisien
30% des logements dans un état déplorable

© Capital

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Paul 06/07/2011 00:19



N'y a t il pas des gens qui peuvent refléchir sur ces pages.... Connaissez-vous quelqu'un qui travaille dans cette entreprise et qui peut corroborer ces propos? Je travaille pour
cette société et je me pose la question sur la réelle compétence de la journaliste de publier un article aussi peut objectif. Après, je peux comprendre la réaction primaire de personne qui
ne connaisse pas les situations mais qui réagissent à la moindre goute juteuse de racolage médiatique.



francis CLAUDE 03/07/2011 17:40



oui Nancy, Gérard et tous les commentateurs de ce blog vous avez raison car pour résumé vous denoncé une société pourrie corrompue et décadante et je suis a vos cotés moi je ne donne rien a
personne car non seulement vous avez compris ou vont vos fonds provenants de quétes dons et autres generosités de votre part mais si vous saviez ou va l'argent de l'onu ce machin immonde tant
decrié par le Gl de Gaulle et bien pour 80/100 il sert au fonctionnement de l'outil en salaires avantages faramineux des "experts" logements vehicules personels domestiques et j'en passe. les
20/100 restants vont alors pour des opérations pipos pour des pays qui crévent de fain mais donc les dirigeants roulent sur l'or et ont des fortunes collossales (le pere Bongo a été longtemps
classé 5ieme fortune mondiale)...et ainsi de suite en fait les bienfaits des NU ce soldent souvent a la er pierre des projets et qui ne vont pas plus loin....ainsi va le monde d'aujourd'hui....et
je ne pense pas que cela soit prés de ce terminé!



L'En Saignant 03/07/2011 17:01



Cela n'a rien d'étonnant .... TOUTES LES ASSOCIATIONS dites CARITATIVES FONT DE MÊME; QUE PROFITER DE LA CONNERIE DES CITOYENS POUR BIEN VIVRE d'abord et; ce pour quoi c'est sensé servir vient en
dernier s'il en reste ... C'est ce que je dénonce depuis des décennies; C'EST LEUR FOND DE COMMERCE. Moi il y a belle lurette que je laisse les zozos payer et que je ne donne plus rien car déjà,
sans mon accord; une partie de mes impôts leur est abusivement ristourné C'EST DÉJÀ BIEN TROP.!



raymond 03/07/2011 11:28



je 81 ame suis interesse sur wikipedia au personnage de ce triste sire qu'est pelissier,,je pense qu'il faudrait verifier si l'argenterieest encore dans les endroits ou il est passe:patron de
l'agence regionale des hopitaux Rhone-Alpes,conseiller a la cour des comptes ,un comble,chef de cabinet de mauroy de 81 a 83,donc surement encore un brave socialo qui oeuvre pour notre bien a
tous.Pourtant sans les detournements de fonds Sonacotra ,ce scelerat devait toucher un bon salaire,une bonne retraite.ECOEURANT,ces gens sont a vomir



raymond 03/07/2011 11:04



Nancy,tres belle enquete qui demontre une fois de plus que meme la misere humaine attire des hyenes puantes pour se faire encore du fric,et qui voit on ,prefets ,directrice de cabinet,de la
pourriture .Quelles sanctions  l'etat prend t'il a l'encontre de ces vautours ,prison,confiscations de leurs biens pour rembourser ce qu'ils ont vole a l'etat ,c'est a dire, a nous
contribuables.helas avec un etat faible et corrompu ,on  peut s'attendre a la continuite de ces faits.Il est dommage on n'en parle jamais dans les journaux televises,avec nos journaleux aux
ordres de l'appareil etatique,meme engence,des vendus