La virginité du Hamas. Par Pierre Lefebvre

Publié le 19 Novembre 2012

 

Ce samedi, une cinquantaine d’associations pro-Hamas ont défilé dans les rues de France pour soutenir leurs amis dans le besoin.

Il faut noter cependant que le Hamas en particulier et que Gaza en général ne sont pas si sans défense que cela. 

Cela fait des années qu’ils entreposent des armes perfectionnées reçues d’Iran par la frontière avec l’Égypte. 

Ces armes passent par les souterrains, tunnels de contrebande utilisés également pour importer des voitures de luxe, au grand dam des concessionnaires légaux qui voient leurs chiffres d’affaires s’effondrer. 

L’internationale n’est pas le genre humain

Il est piquant de constater que les organisations qui ont appelé à manifester ce samedi sont également celles qui prétendent militer contre le grand patronat, le capitalisme effréné, les milieux d’affaires. 

Or, le Hamas présente toutes les caractéristiques d’une oligarchie richissime qui exploite sans vergogne la misère de ses concitoyens. 

Les dirigeants du Hamas vivent dans un luxe ostentatoire et composent la totalité des nouveaux riches de Gaza. Leurs enfants sont envoyés dans les meilleures universités à l’étranger. 

Lorsqu’ils étudient le Coran à l’université islamique, ils ont à leur disposition piscines et clubs hippiques. 

Leurs épouses hantent les centres commerciaux dont celui d’Al Andalousia sur la place Haidar Abdel Shafi. 

Dans ses 3 000 mètres carrés et sur trois niveaux, il bénéficie d'escaliers mécaniques, d’atrium, de jets d’eaux et de l’air conditionné. 

On y trouve des vêtements de marque, des cosmétiques, des fournitures de bureau, des jouets, des chaussures, des restaurants, des jeux d'arcades et même un cinéma. 

Dans le même temps, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de familles gagnant moins de 1,2 dollar par jour est passé de 55 % à 70 %. 

Les enfants issus de cette population sont envoyés creuser les tunnels pour le compte des familles régnantes du Hamas.

Le Hamas n’a aucun intérêt à favoriser l’ouverture de sa frontière avec l’Égypte car un commerce légal avec le pays voisin, dirigé maintenant par la même mouvance idéologique, ruinerait la plupart de ses cadres dirigeants.

Sharia mal tempérée

Ces organisations françaises qui militent aujourd’hui contre l’intervention israélienne agissent en France contre l’homophobie et ont pris des positions radicales en faveur du mariage pour tous. 

Curieusement, ils se soucient peu du sort des homosexuels dans la bande de Gaza, où ceux-ci sont exécutés sommairement. Et en public, c'est plus drôle.

Ils sont souvent, et préalablement, torturés dans les geôles du mouvement islamiste avant leur mise à mort. 

Selon Human Rights Watch, le gouvernement du Hamas de Gaza a « intensifié ses efforts pour islamiser Gaza» qui ont été qualifiés par cette organisation de « répression de la société civile » et « de graves violations de la liberté individuelle ». 

Le Hamas a imposé des règles strictes aux femmes, opprimé les minorités, imposé la sharia et déployé la police religieuse pour faire respecter ces lois. 

Les femmes ne peuvent se baigner, ni découvrir leurs cheveux sous peine d’amende et parfois de brutalité.

Dans un rapport de 2009, le Centre palestinien pour les droits de l'Homme dénonce les violations permanentes des droits de l'Homme dans la bande de Gaza et parle ces « violations criminelles quotidiennes » dont la liberté de la presse. 

C'est ainsi qu'il peut retenir en toute illégalité 22 journalistes et les utiliser comme boublier humain sans s'attirer les foudres de la presse bien-pensante. 

Il a muselé la presse locale, persécutant les journalistes du cru, et n'a jamais reçu la moindre observation à ce sujet. Persevere diabolicum, il est vrai, mais ça paye parfois. 

C’est ce mouvement qui est défendu par les manifestants français, lesquels n’ont pas trouvé le temps de manifester contre le régime syrien depuis que celui-ci massacre son peuple. 

Les analyses crapuleuses

Depuis quelques jours, l’opération « pilier de défense » a été qualifiée par la plupart de nos commentateurs de manœuvre politicienne en vue des élections anticipées en Israël. 

Du Nouvel Obs à France Inter en passant par LCI et Libé, tous ces bons esprits dénoncent la fuite en avant de Netanayu, coupable uniquement, selon eux, de vouloir préparer sa nouvelle majorité.

Ces pauvres hères apportent ainsi la preuve de leur profonde méconnaissance du dossier israélo-palestinien. 

Car premièrement, la gauche israélienne ne pourrait, pas plus que la droite, supporter de telles atteintes à sa population civile sans réagir. 

Elle a d’ailleurs montré, dans un passé récent, qu’elle pouvait, elle aussi, entamer des guerres et réagir à toutes les agressions extérieures, comme celle du Hezbollah à l’été 2006.

Elle n’est du reste pas la seule dans ce cas. 

Si une enclave ou une principauté bombardait quotidiennement l’Île-de-France ou la vallée du Rhône, n’importe quel gouvernement français prendrait des mesures appropriées. 

Et, tout en regrettant les dégâts collatéraux, la population approuverait massivement.

Si nos syndicalistes et membres d’EELC, PCF et consorts qui foulent le pavé aux cris de « Halte à l'agression » voyaient leurs maisons menacées par des tirs de roquettes, leurs enfants obligés de se coucher sous leur table à l’école en hurlant de terreur, nul doute qu’ils exigeraient que l’on élimine ces lanceurs de missiles. 

Ensuite, selon les derniers sondages, Netanyaou dispose, avec les accords entre partis, d’une majorité confortable pour gouverner à nouveau le pays.

Il n’a donc pas besoin d’une intervention armée pour emporter les élections.

IGV ou Indignation à Géométrie Variable

Parmi les organisations signataires de l’appel à manifester contre ce qu’ils appellent l’agression israélienne, se trouvent les travailleurs tunisiens, marocains, algériens, les mêmes qui militaient contre les dictatures violentes et qui voyaient d’un bon œil une intervention armée contre leurs régimes sanguinaires lors des « printemps » arabes. 

Avec ces manifestations françaises, le PCF, EELV, MRAP et sonsorts redonnent une légitimité au Hamas, ce mouvement qui se situe aux antipodes des aspirations des populations arabes, celles qui ont renversé leurs régimes respectifs avant d’être noyées dans l’islamisme le plus rétrograde.

Mais le Hamas a deux autres raisons pour provoquer l’affrontement. 

Les observateurs les plus obtus n’ont pu manquer de remarquer que la fréquence des tirs de missiles contre les civils israéliens a considérablement augmenté dès le lendemain de la visite du Qatar et ses fastueuses prodigalités. 

(Petite incise : le chèque du Qatar au Hamas en octobre dernier est moins important que ce qu’il a investi dans le football européen, notamment le PSG. Il serait bon de s’en souvenir). 

C’est que le Hamas a besoin de se refaire une virginité à propos du conflit syrien.

Car celui-ci a profondément divisé le mouvement islamiste. Des combattants palestiniens s’affrontent également en Syrie, certains étant pro-Hassad, d’autres ayant résolument pris le parti des rebelles.

Khaled Meechal, chef du Hamas et hôte du régime Assad durant de longues années, est parti, la queue entre les jambes après avoir volontiers profité des largesses de la dictature alaouite. 

Cette profonde division entre palestiniens commençait à fissurer l’unanimité de facade de ce peuple, qui vient de prouver, une fois de plus, qu’il n’en est pas un. 

La deuxième raison, non relevée par les grands experts de nos médias, est la suivante. 

Les régimes autoritaires arabes ont besoin d'un peuple palestinien "souffrant" pour détourner l'attention sur leurs propres manquements à la démocratie. Vieille technique utilisée depuis des décennies.

Peinant à recoller les morceaux, le Hamas, avec cynisme et en totale collusion avec les dirigeants arabes, a donc décidé de ressouder les Palestiniens de sacrifier sa population pauvre en déclenchant un conflit avec l’ennemi de toujours, Israël. 

Le Hezbollah et son allié indéfectible, le régime syrien, à la veille d’être mis en cause par la justice internationale dans le procès Hariri, avaient usé du même stratagème en déclenchant les combats de l’été 2006.

Ce sont ces gens-là, ces régimes sanguinaires qu’EELV, le PCF, NPA et autres nostalgiques des dictatures ont choisi de soutenir en manifestant ce samedi. 

Les marches françaises de protestation n’ont pas mobilisé beaucoup de militants. 

Le gros de leurs troupes défilaient contre l’aéroport de Nantes. Quand on ne représente que 2 % du corps électoral, il faut savoir choisir ses priorités.

Mais elles n'en restent pas moins inquiétantes pour l'avenir du débat démocratique en France. 

Pierre Lefebvre © Primo, 18-11-2012

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Marie-claire Muller 19/11/2012 17:43


ILS PEUVENT DEFILER CES COLLABOS, ENNEMIS DE LA FRANCE, ET COMPLICES DES TERRORISTES PALESTINIENS QUI SE VICTIMISENT ALORS QUE SE SONT EUX LES AGRESSEURS!!!Pas de quartier pour les islamistes
ennemis de notre civilisation judéo chrétienne !Un conseil à tous ces dhimmis:"Aimez la France ou quittez là"