Latifa se tortillait dans tous les sens quand il lui lisait les textes sacrés

Publié le 17 Mai 2012

L’un des accusés affirme que Latifa se tortillait dans tous les sens quand il lui lisait les textes sacrés

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BRUXELLES Les plaidoiries de la défense, en vue d’obtenir un acquittement technique des six accusés du procès de l’exorcisme mortel, un drame survenu en 2004, ont occupé une grande partie de l’audience hier aux assises de Bruxelles.

Mais en vain (lire ci-dessous). Ensuite, est venue la lecture fastidieuse des 88 pages de l’acte d’accusation. Enfin, l’interrogatoire des accusés a pu commencer mais très partiellement seulement.

Mourad Mazouj, 34 ans, était l’époux de Latifa Hachmi décédée à 23 ans, après de longues séances d’exorcisme destinées à lui arracher le diable qui aurait habité son corps et qui l’aurait empêchée d’enfanter.

Mazouj a connu la victime au Maroc quand ils étaient encore adolescents. Selon lui, le mariage n’a pas été arrangé. En 2008, quatre ans après le drame, il s’est remarié et il est père de trois enfants. La présidente de la cour, Karin Gerard, a également entamé l’interrogatoire du deuxième accusé, Xavier Meert, converti à l’islam dans le courant des années ’90. Lorsque la juge lui a demandé s’il se considérait comme un exorciste, il a répondu par la négative.

Il a précisé que, dix jours avant le décès, il a commencé à s’occuper de Latifa, non pas pour son infécondité mais “parce qu’elle n’était pas bien dans sa peau” .

La présidente lui a cependant rappelé qu’en cours d’instruction, il avait déclaré que la jeune femme était “atteinte du sort de l’infertilité” … Meert n’a pas répondu. Il a expliqué qu’il a fait passer un test à la victime pour voir comment elle réagissait au Coran. “Quand je le récitais, elle se tortillait dans tous les sens. J’ai compris qu’elle avait un problème” , a insisté le trentenaire.

Quant aux circonstances du crime, elles seront évoquées en détail, à partir de ce matin.

La cour a encore interrogé Jamila Z., 44 ans. Elle a dit avoir été traitée par Abdelkrim Aznagui, dit Cheikh Abou Chayma, présenté généralement comme celui qui a dirigé les séances d’exorcisme.

Selon la troisième accusée, Aznagui serait intervenu pour que son mari ne la quitte pas. Elle devait boire de l’eau dans laquelle il avait trempé son doigt…



Jean-Pierre De Staercke

© La Dernière Heure 2012

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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jpb 17/05/2012 17:28


j'espere qu'il ne l'avait pas mis dans le c.l avant