Le 25 mai il faut dire combien nous méprisons les traîtres à la Nation France. Par Gérard Brazon

Publié le 23 Mai 2014

Il est des heures graves sont les premiers mots d'un discours mémorable et fabuleux, celui de l'appel de Cochin, prononcés par Jacques Chirac, un homme dont Marie France Garaud disait: "J’ai cru qu’il était de l’acier dont on faisait les meilleurs canons. Il n’était que de la faïence dont on fait les bidets" ! 

Gérard Brazon2013  Par Gérard Brazon

J’ai toujours considéré Jacques Chirac comme un radical-socialiste. Un de ces hommes en recherche de placement professionnel le plus favorable pour lui-même. Ancien directeur de cabinet de mémoire de Georges Pompidou, il n’a adhéré au gaullisme qu’en 1962 soit quatre après le référendum de 1958 sur la cinquième république et en pleine fin de "l'affaire algérienne". Sans rappeler son ancien penchant communiste, on peut dire qu’il a fait sa carrière comme un excellent opportuniste. Là, où il fallait et au bon moment. Il eut aussi la chance de faire des rencontres de personnages extraordinaires comme Marie France Garaud qui s'en est mordu les doigts.

Cet homme « politique » n’a cessé de virer de bord, de brûler ce qu’il disait admirer peu auparavant. Trahi le gaulliste Jacques Chaban Delmas pour Giscard d’Estaing, puis Giscard d’Estaing pour François Mitterrand. Il a finalement trahi le gaullisme lui-même, en cédant aux sirènes de l’Union européenne.

Jacques Chirac est malade dit-on ? Je n’ai aucune compassion pour cet homme qui a si bien vécu aux crochets de l’état tout en trahissant ses amis et surtout la France. Je dirais même qu'il s'en tire bien. L’histoire jugera et je pense que l'histoire sera bien plus dure avec cet homme de peu de foi, qu’avec un Giscard d’Estaing, voire même un Mitterrand. Même des hommes comme Sarkozy et Hollande ne sont que les enfants d’un ancien Président fourbe qui n’aura songé qu’à sa carrière. Quant aux Français, il les a traités comme le derrière des vaches, en les fessant et en s’en moquant. Avec une bonne Corona et dans un grand rire que d’aucuns trouvent sympathique. Affligeant n’est-ce pas.

Voici son discours de Cochin écrit par Marie France Garaud. Un texte magnifique si ce n’est gaullien. C’est le même homme qui a prononcé ces phrases sur l’indépendance et la souveraineté et n’a pas hésité a appelé à l’abolition de la France en tant qu’état souverain lors de son appel à voter Maastricht ! C’est Chirac, un homme politique que l’on dit malade qui fonda après le RPR, l’UMP, autre parti du mensonge permanent et antigaulliste de fait.

Le 25 mai, c’est à cet homme également que vous devez dire, ô combien vous méprisez ces héritiers incapables qui trahissent encore et toujours cette « certaine idée de la France ».

Bien sûr, la gauche est dans son rôle de traîtresse qui n’aime pas la Nation, ne l'a jamais aimé. Jaurés où Clémenceau lui botterait le cul. Aujourd’hui, cette gauche bobo hait  le peuple, à commencer par celui du labeur. Mais il y a pire, cette prétendue droite est ignoble car elle est le summum de la trahison, celle de la Nation qu’elle prétendait défendre en lui plongeant un poignard dans le dos depuis Bruxelles, là où sévissent les partis de l’étranger. Il serait temps que tous les patriotes se lèvent et rejoignent les troupes de la Nation France et fassent souffler la colère de Valmy mais s'il vous plaît chers lecteurs, veuillez passer par les urnes avant toutes choses. Ne vous abstenez pas.

Le 25 mai doit-être la première salve.

Gérard Brazon (Mon blog - Puteaux-Libre)

 Extrait de l'appel de Cochin

Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache. L’Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s’épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier qu’on ne veut pas la faire. Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement.

(...) L’élection prochaine de l’Assemblée européenne au suffrage universel direct ne saurait intervenir sans que le peuple français soit directement éclairé sur la portée de son vote. (...)  alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux.

(...) les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d’autres termes, les votes des 81 représentants français (nous en avons encore moins depuis) pèseront bien peu à l’encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d’outre-Atlantique.

(...) Il est de fait que cette Communauté (pas encore Union Européenne) — en dehors d’une politique agricole commune, d’ailleurs menacée — tend à n’être, aujourd’hui, guère plus qu’une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. (...) (Tellement d'actualité aujourd'hui)

(...) La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d’une politique étrangère qui lui soit propre. L’Europe ne peut servir à camoufler l’effacement d’une France qui n’aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. (...)

C’est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l’asservissement économique.
NON à l’effacement international de la France.

(...)  Nous disons non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain.

(...)  Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et tant d’exemples, notre génération ne signe pas, dans l’ignorance, le déclin de la patrie.

Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort.

Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. (...) (Lire l'ensemble de ce discours: ICI

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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