Le B’nai B ‘rith soumis à la pression d'un élu. Lettre ouverte au B’nai B’rith par Nancy VERDIER

Publié le 7 Novembre 2011

Nancy Verdier                               Lettre ouverte au B'nai B'rith

photo 5281BMesdames et Messieurs du B'nai B'rith

 
Si la liberté, la liberté  d’expression et la démocratie sont des valeurs qui chantent encore dans nos têtes et pavoisent nos coeurs - à nous français de souche, à nous français de toutes origines qui aimons et défendons notre culture et notre mode de vie -
 il nous faut avec amertume constater que dans la France de 2011, nous vivons dans un climat délétère propice à la corruption, à l’inversion des valeurs, aux manipulations de basse politique, et aux comportements serviles qui marquent les périodes de crise et sont prélude à l’anarchie,  la décadence et la dictature.

 

Les faits

Dans le cas qui nous intéresse, les intentions et les méthodes sont singulièrement anti-républicaines mais le coup tordu a fonctionné.
Elu du Front de gauche dans le 12ème arrondissement, Alexis Corbière se fend d’une missive à l’attention de Claude Goasguen, maire du 16ème Ardt qui organise le 13 novembre prochain dans sa mairie, le salon du livre du  B’nai B’rith.  Dans sa correspondance, le député demande à Goasguen de faire pression sur le B’nai B’rith pour que deux auteurs soient interdits de « salon » : Christine Tasin et Pierre Cassen.
En tant que hôte de l’évènement, Claude Goasguen s’empresse de répercuter la demande illicite du dit député à la vénérable institution, la priant de faire allégeance et de se soumettre aux exigences de cet élu exogène, en interdisant la présence des deux auteurs.
Les rouages qui ont fonctionné dans ce mécanisme de délation et de sanction,  bien connus sous d'autres cieux et en d'autres temps sont misérables,  dignes de vauriens et exécrables. En deux temps trois mouvements, les intéressés se sont vu signifier un refus sec et définitif de la part de l'honorable B'nai B'rith.

 

 

Le résultat est donc le suivant : Sous la pression d'un député de gauche du 12ème Ardt, Christine Tasin et Pierre Cassen, nos amis de Résistance Républicaine et de Riposte Laïque ne seront pas présents au salon du livre du    B’nai B’rith cette année, alors qu’ils le furent l’an passé. La machine bien huilée de type apparemment soviéto-fasciste et qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire a produit des résultats qui, à mon sens, sont peu glorieux pour le B’nai B’rith.

 

 

Le motif ?

Pierre et Christine avaient organisé l’an passé « Les Assises Internationales sur l’islamisation de nos pays » manifestation qui avait rassemblé plus de 750 personnes, de tous horizons politiques, de droite comme de gauche, de toutes confessions dont des juifs, des chrétiens, des musulmans, des gens venus d’autres pays européens et comme invité d’honneur notre ami suisse Oskar Freysinger. Pour ce salon du B’nai B’rith, Pierre et Christine voulaient présenter l’ouvrage qui relatait ces assises ainsi que leur dernier roman « la faute du BoBo Jocelyn » qui décrit justement les dérives d’une démocratie tombée en dhimmitude.


Pierre Cassen et Christine Tasin dans leurs actes, leurs ouvrages et leurs sites Web défendent la république, la démocratie, la laïcité, la liberté, la liberté d’expression, l’égalité entre citoyens, les droits de l’homme, ceux de la femme et l’état d’Israël. C’est dire s’ils sont répréhensibles. 


Qu’un tel ordre puisse émaner sournoisement d’un député de gauche du 12ème Ardt cherchant à conforter sa position auprès d’un certain électorat ou totalement allergique aux valeurs républicaines et laïques et que cet ordre soit suivi d’effets dénote pour le moins, un état d’esprit sectaire et anti-républicain. Certes, l’élu a eu  l’habileté de s’adresser au gentil Claude Goasguen qui depuis sa mairie de Paris, défend mordicus l’état d’Israël, mais se doit avant tout de protéger son aimable électorat et d’écarter de son fief si « cosy » des dangereux démocrates comme Christine et Pierre. 
Si l’ordre était descendu en cascade d’un petit Imam de quartier, on aurait pu au moins dire qu’un semblant de Fatwa  s’était abattu sur nos deux amis et les choses auraient été plus claires. Mais ne désespérons pas. On y est presque. Mais la colère m’égare. Comment parler de Fatwa ? On est en France que diable ? Dans un pays laïc, de liberté et de justice !!!  

 

Au pays des droits de l’homme !!!

Tiens à propos de droits de l’homme, Mesdames et Messieurs du B’nai b’rith, on ne vous a pas beaucoup entendu protester lorsqu’une foule d’individus d’une certaine « tenue » -dirons-nous - ont hurlé, et éructé de leurs gosiers immondes des slogans tels que : « mort aux juifs, égorgeons les juifs ! » et autres insanités sur la France, ignoble terre d’accueil, alors qu’ils se rendaient en ce vendredi 16 septembre 2011, à leurs prières de clôture du Ramadan, dans la nouvelle mosquée qui leur avait été offerte par notre République !!! Offerte est un bien grand mot, car ils ont failli la refuser cette mosquée, tout heureux qu’ils étaient de faire leurs prières à la vue de tous, dans les rues et sur les trottoirs poussiéreux et infestés du 18ème Ardt. tandis que leurs épouses et leurs filles  priaient chez elles, dans le silence et la dignité.

 

Toujours est-il qu’un de nos amis de Résistance Républicaine était présent et a filmé toutes les scènes qui ont été visionnées ensuite et à ce jour, par plus d’1.500.000 internautes.

 

Nous n’avons pas non plus, à cette occasion,  entendu les protestations des associations que vous couvez et protégez comme le MRAP, SOS racisme, etc….Comment s'en étonner ? Ces organisations ont une oeillère sur l'oeil gauche, elles ne voient que de l'oeil droit et encore il faudrait le leur éclairer à la bougie pour qu'elles y voient un peu mieux.  Naturellement elles nous taxent d' « extrémistes de droite »  dans leur hit-parade de l’infamie.

Rien non plus de votre part sur les dérives du maire de Paris qui fête la fin du Ramadan aux frais du contribuable parisien et sur d’autres dérives qui sont en passe de transformer définitivement le paysage culturel, politique, sociologique et géographique  français. La laïcité et la liberté ne sont peut-être plus des grandes causes pour certains.  Mais c’est pourtant ce ciment laïc et cet air de liberté  qui ont fait de notre démocratie une des plus belles au monde.

Mais pour combien de temps encore ? Les interdits se multiplient. Pas le droit de dire ceci, pas le droit d'écrire cela. Pas le droit de penser cela. Pas le droit de faire un apéro-saucisson pinard. Un député du 12ème Ardt avait déjà voulu faire interdire notre réunion annuelle du 18 juin aux Champs Elysées où nous chantons notre amour de la France et où nous exhibons le drapeau français. La chanson de Pierre Perret"quand la femme est grillagée" est censurée, pour ne citer que cet exemple, hautement symbolique. 

Sommes-nous coupables de défendre les libertés et d'aimer nos traditions millénaires que l'on stigmatise aujourd'hui de multiples façons? Il semble bien que par votre geste, vous vous soyez rangés du côté des ennemis de la liberté et ayez donné raisons à ses pourfendeurs.

 

 

Mesdames et messieurs du  B’nai B’rith, face à votre réaction, ma déception est grande. La « gaucherie » est une tendance qui en égare plus d’un aujourd’hui. Ouvrez les yeux, les classifications politiques traditionnelles sont obsolètes, les paradigmes sont en train de changer, l’histoire s’accélère, les peuples de France et d'ailleurs ont compris le désastre humanitaire vers lequel on veut les conduire, tous ligotés dans une même dictature. Nous espérons que votre conscience s'éveillera à temps sur les nouvelles réalités qui traversent notre pays et autres pays européens et que vous ne ferez pas cause commune avec vos ennemis, mais avec vos vrais amis. Car pour l’heure, hélas, vous aussi vous contribuez de façon inique - mais que j’espère involontaire - à la confusion et à l’inversion des valeurs. 

 

 

Nancy VERDIER

 

P.S 1 - Ecclesie Wicca de Belgique

Critique-de-l-islam.jpg  

 


Le vendredi 16 septembre, le ministre de l'Intérieur a interdit toute prière musulmane dans les rues de France. Un de nos sympathisants a pu filmer dans le quartier Barbès, devant la mosquée…

 

 

 

 



Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Gérard Brazon 10/11/2011 00:35




Droit de réponse du B'nai B'rith France au journal le MONDE




Mercredi 9 Novembre 2011




Je tiens à préciser si nécessaire qu'il n'a jamais été question, sous quelque forme que ce soit, de pactiser, de rencontrer ou de discuter avec des dirigeants d'extrême droite.









A l’Attention de Monsieur Abel Mestre


Cher Monsieur,
 
J'ai pris connaissance de l'article qui a été publié le 4 novembre 2011 sur le blog de "droites-extrêmes.blog" concernant le Salon du livre que notre Association B'nai B'rith France organise
le 13 Novembre prochain à la Mairie du XVIe arrondissement de Paris.

Je tiens personnellement, en tant que Président national de cette Association, à exprimer mes profonds regrets et vous informe que Yvan Blot et Louis Chagnon ne participeront pas à ce
salon.

En effet cette initiative locale est une fâcheuse erreur.

Je rappelle que ce salon est d’abord réservé aux auteurs juifs ou pour le moins aux auteurs qui traitent de sujets qui concernent les juifs, ce qui n’est pas le cas pour ces deux auteurs.

Je tiens à préciser si nécessaire qu'il n'a jamais été question, sous quelque forme que ce soit, de pactiser, de rencontrer ou de discuter avec des dirigeants d'extrême droite.

Comme vous le savez, notre Association a toujours été déterminée à combattre tous les extrêmes, de droite ou de gauche, et elle a fait du combat contre le racisme, l'antisémitisme, la
xénophobie, une de ses principales priorités.

Par conséquent, je vous demande, afin de lever toute ambigüité auprès de vos lecteurs, de publier en lieu et place sur votre blog et de vouloir faire publier sur la homepage du Site Internet
du monde.fr, ce droit de réponse.
 
Je vous prie de considérer que je serai très attentif à la publication de mon ferme démenti.
 
Bien cordialement
 
André Nadjar
Président du B'nai B'rith France
 
Copie à :  
Erik Izraelewicz, Directeur de la Rédaction
Caroline Monnot, Co titulaire du blog  





jacques 08/11/2011 01:24



C est bien dommage,


Le Bnai brith semble très inquiet des mouvements antisémites qui se développent en France, mais n ose pas prendre parti au nom du politiquement correct.
Si la tradition du Bnei Brith est la défense des idéaux humanistes et démocratiques, ils se doivent de se dresser contre le nouveau fascisme vert.
Hier - ils ont échoué face à l'Allemagne nazie, ils n ont pas réagi assez vite.
L'histoire se répète semble t il.