Le but du film Kassovitz–Legorjus : mettre à mal la France en salissant sa police et son armée

Publié le 25 Novembre 2011

par Marcus Graven - Riposte-Laïque

Le 20 avril 1988, Yéweiné Yéweiné, bras droit du chef indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, avait fait le tour des Iles Loyauté. Il s’agissait selon la mythologie officielle de préparer l’occupation pacifique des gendarmeries. Celle d’Ouvéa était la première sur la liste.

Le 22 avril 1988, à 7 heures 45, comme ils le font régulièrement depuis plusieurs jours, quatre Kanaks d’Ouvéa rendent visite à la brigade de gendarmerie de Fayaoué, la « capitale » de l’île, pour proposer des langoustes et des poissons aux trente et un militaires qui y sont affectés. Mais dès qu’ils entrent dans le bureau du chef de brigade, ils tuent le lieutenant Florentin d’un coup de hache. Quarante Kanaks dissimulés autour du bâtiment investissent alors la gendarmerie. Ces « gentils autochtones » abattent deux militaires d’une balle dans la tête et un autre d’une balle dans le dos. Tous les gendarmes survivants sont pris en otages. Onze sont emmenés à Mouli au sud d’Ouvéa, seize vers le nord, à Gossanah. Ceux de Mouli sont rapidement libérés.

Ceux du nord sont prisonniers de Dianou et de ses hommes, des fous furieux qui croient que leur coup de force va amener la création de Kanaky malgré le référendum qui vient de rejeter l’indépendance.

C’est ce ramassis d’assassins que le menteur Kassovitz et l’immoral Legorjus ont choisi de prendre pour héros.

Legorjus, de l’être au néant

Legorjus est une crapule idéologique comme Kassovitz. Ancien étudiant en théologie comme bon nombre des acteurs de cette histoire (ils ont tous confondus après mai 68, foi et théologie de libération), il triture la morale pour l’adapter à ses choix. Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988, il a opté pour Mitterrand et espère avec la victoire quasi certaine du socialiste en tirer une carrière sous les ors de la République. Dans l’avion du retour, ses hommes ne lui parlent plus. Pour eux, après avoir refusé d’assumer les risques et les responsabilités de l’assaut, il n’est plus rien. Quelques mois plus tard, il quittait le GIGN.

Kassovitz s’est appuyé sur le livre de Legorjus « La morale et l’action »pour scénariser son film. Un texte dont certaines pages sont un copier-coller de « Mourir à Ouvéa. Le Tournant calédonien » d’Edwy Plenel et Alain Rollat. Deux journalistes dont le parcours idéologique est connu. Pour Plénel du journal de la LCR « Rouge » au « Monde », pour Rollat une quantité de livres extrêmement partiaux sur l’extrême droite et une hagiographie de Jean-Marie Tjiabou. On voit où Legorjus va chercher son inspiration.

Il se présente en héros malheureux de cette histoire. Mais si héros il devait y avoir, ce ne serait pas Legorjus, mais sans aucun doute le procureur de la République, Jean Bianconi, venu sur les lieux depuis Nouméa et pris en otage. En effet, il réussit à faire passer deux pistolets et une clé pour ouvrir les menottes des otages, alors que Legorjus se mettait en retrait. Ce qui les sauva, lors de l’assaut de la grotte, du massacre programmé par les terroristes indépendantistes.

Kassovitz, pour l’amour d’Eloi qui avait mis la Calédonie à l’envers

Kassovitz a choisi la semaine anniversaire du boycott actif des élections territoriales du 18 novembre 1984 pour sortir son film. Il fait croire à une sorte de surhommage.

Cette date marque le début de la guerre civile en Nouvelle-Calédonie. Les indépendantistes avaient cette fois décrété un boycott actif des élections territoriales. Le plus radical d’entre eux, le ministre de la sécurité de Jean-Marie-Tjibaou, son chef de guerre, Eloi Machoro qui avait suivi deux stages de terrorisme en Libye attaque le village de Thio sur la côte Est de l’île. Pour illustrer sa volonté d’une indépendance acquise hors de toute démocratie, il fracasse les urnes à coups de hache.

Aujourd’hui, un idiot utile local, Hamid Mokaddem, lors d’une émission de « Nouvelle-Calédonie Première » sur le film de Kassovitz, considérait que Machoro était « un modérateur de la violence » et qu’il mériterait lui aussi un long-métrage. On a les héros qu’on peut.

Cette entrée de la hache dans la démocratie marqua le commencement des événements qui ensanglantèrent la Nouvelle-Calédonie de 1984 à 1988.

Machoro y laissa sa peau, abattu alors qu’après avoir martyrisé le village de Thio, il s’apprêtait avec sa petite troupe à prendre La Foa pour y instaurer une terreur toute révolutionnaire.

Kassovitz, le Pinocchio à la caméra massue

Interrogé en compagnie de Mathias Waneux dans les locaux de la Maison de la Calédonie à Paris par « Rue 89 » sur la diffusion difficile de son film sur le territoire calédonien, Kassovitz cautionne les propos de son compagnon, ancien assaillant de la gendarmerie et jouant dans le film. Quand on demande à ce dernier si, fin 2011, les rapports entre Kanaks et Caldoches sont apaisés, il répond : « Ils sont très bons ».

Si la vérité blesse, alors le mensonge tue» comme l’affirme la chute du film, Waneux et le réalisateur ne devraient pas vieillir (intellectuellement).

Dans son admiration de la société archaïque canaque, Kassovitz nous fait du terroriste Alphonse Dianou, un philosophe de la condition humaine et de l’accession à l’indépendance. Et si Dianou, maître de sagesse, devient incohérent, surexcité, une brute épaisse, un abruti sanguinaire, c’est contre sa propre volonté. Les affreux militaires du méchant général Vidal le poussent à être ainsi.

Bobards médiocres. Kassovitz prétend qu’il a fait dix ans d’enquête avant de passer à la réalisation de son long-métrage. Durant ces dix années, il a oublié d’interroger les principaux acteurs du drame : le général Jacques Vidal commandant de l’opération Victor, Bernard Pons ministre des DOM-TOM, Jean Bianconi, procureur de la République, Joëlle Rondreux de Collors, juge qui instruisit l’affaire, le colonel Alain Benson chargé des opérations de police judiciaire après l’assaut, les anciens collègues de Legorjus au GIGN comme Bernard Meunier et Alain Guilloteau. Tous s’élèvent contre le traitement fait à l’histoire par le cinéaste.

Kassovitz n’utilise que la version Legorjuesque et celle des indépendantistes ultra violents d’Ouvéa. 

Il affirme qu’il avait l’aval de la population pour réaliser son film. Pourtant même Darewa Dianou, le fils d’Alphonse Dianou, était contre. Il n’a pas pu le tourner à Ouvéa et a dû poser ses caméras en Polynésie. C’est dire si la population le soutenait.

En Nouvelle-Calédonie, Le président du Congrès, le très indépendantiste Rock Wamytan, voit derrière le film de Kassovitz et le livre de Legorjus, un complot ourdi par le PS qui était au pouvoir chaque fois que l’Etat s’en est pris aux indépendantistes (Declercq, Machoro, Dianou et ses terroristes, Tjibaou et Yéweiné). Pour lui, le PS veut tirer profit du film. Wamytan n’est pas pour sa diffusion en Nouvelle-Calédonie.

Djubelly Wéa, épilogue de l’histoire d’Ouvéa

L’épilogue de l’affaire d’Ouvéa eut lieu un an jour pour jour après la fin de l’opération Victor. MM. Tjibaou et Yéweiné sont allés à Ouvéa pour la levée du deuil canaque. Djubelly Wéa, là encore un ancien théologien, les abat avant d’être éliminé à son tour.

Lors de l’opération Victor, l’un des principaux suspects interrogés, était Djubelly Wéa. Il apparaissait sûr de son impunité et se moquait des militaires présents, hurlant des « Vive Kanaky, Vive l’indépendance » comme unique réponse à leurs questions. Son influence sur la population de Gossanah était énorme. C’est après l’avoir interrogé que les militaires avaient décidé de se concentrer sur la tribu de Gossanah.

Aujourd’hui, c’est son frère Macki Wéa (il joue le rôle de Djubelly pour Kassovitz) qui déclare que le film est un instrument de lutte.

Kassovitz jouit de ses commentaires de redresseur de tort. Il est très fier de ses critiques des institutions. Il se vantait après « La Haine » (film glorifiant la racaille des banlieues françaises) de passer entre deux haies de gendarmes lui tournant le dos à Cannes après la diffusion de son film. Son but de révolutionnaire nanti est de mettre à mal la France à travers sa police et son armée.

Son dernier film n’a été réalisé que pour cela.

Il ne mérite pas que vous alliez le voir. Au nom de la lutte envers toute désinformation, lisez plutôt le livre éclatant de clarté et de précisions du général Vidal « Grotte d’Ouvéa : libération des otages ».

Marcus Graven

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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francis Claude 25/11/2011 17:14


mais que ne ferait on pas pour salir la France les Français leur culture leurs institutions le passé, tous ces films sont des ramassis de merde montés par des merdes (voir par exemple indigénes)
et le pire c'est que c'est nous qui payons en grosse partie ces merdes