Le Canada "déçu" par le vote à l'ONU, réévalue ses relations avec l'autorité palestinienne.

Publié le 3 Décembre 2012

Le Canada est un allié indéfectible d’Israël, et ce vote de L’ONU le place dans une situation diplomatique que l’on peut qualifier de difficile.

 
En effet, le Canada, proche allié d’Israël, avait déjà assuré l’État hébreu de son soutien alors que ce dernier a lancé des raids meurtriers contre des groupes armés établis dans la bande de Gaza, tuant notamment le chef militaire du Hamas.«Nous croyons fondamentalement qu’Israël a le droit de se défendre et de défendre ses citoyens contre les menaces terroristes», avait alors déclaré le Ministre des Affaires étrangères, John Baird, dans un communiqué.

 

Le gouvernement canadien annonce le rappel temporaire de ses chefs de mission en Israël et à Ramallah au lendemain de l’obtention par les Palestiniens d’un statut d’État observateur non membre aux Nations unies.

Dans un communiqué publié vendredi matin, le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, annonce qu’il rappelle également ses représentants permanents aux Nations unies, à New York et à Genève.

Se disant « profondément déçu, mais non surpris » des résultats du vote remporté jeudi par l’Autorité palestinienne à l’Assemblée générale des Nations unies, John Baird explique qu’il rappelle ces diplomates afin déterminer les répercussions qu’aura ce nouveau statut accordé aux Palestiniens et la politique qu’adoptera Ottawa.

« Le Canada réévaluera maintenant tous les aspects de ses relations bilatérales avec l’Autorité palestinienne. » — John Baird

La délégation palestinienne après le résultat du vote
La délégation palestinienne après le résultat du vote  Photo :  AFP/STAN HONDA
 
 

« La position de notre gouvernement est claire : seule la négociation mènera à une paix juste et durable, et non les mesures unilatérales », a rappelé John Baird dans le communiqué. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution faisant de la Palestine un État observateur non membre de l’ONU par 138 voix pour, 9 voix contre et 41 abstentions.

Le Canada est, avec Israël et les États-Unis, l’un des neuf pays qui ont voté contre l’attribution d’un statut d’État observateur non membre à l’Autorité palestinienne aux Nations unies. (Je présente mes plus profonds regrets aux israèliens que mon pays, la France, n'ait pas eu cette démarche. Ndlr Gérard Brazon)

« Le Canada est fier du soutien qu’il a fourni pour accroître la stabilité et la sécurité de la société palestinienne. La mesure unilatérale prise hier n’apporte rien pour faire progresser le processus de paix au Moyen-Orient. Elle ne changera pas la réalité dans les rues de la Cisjordanie ou de Gaza. Cette démarche unilatérale constitue un obstacle à la paix », explique le ministre John Baird, faisant écho aux propos du premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahou, prononcés jeudi.

« Nous exhortons de nouveau l’Autorité palestinienne et Israël à reprendre les négociations sans conditions préalables, pour le bien de leur population. » — John Baird, ministre des Affaires étrangères du Canada. Que veut dire État observateur non membre? Des États ou des institutions spécialisées peuvent demander le statut d’État observateur. Aucune disposition de la Charte de l’ONU ne prévoit ce statut. Cependant, au fil des années, ce statut est entré dans l’usage de l’organisation.

 

En 1946, le secrétaire général a accepté que le gouvernement suisse devienne observateur. La Suisse est devenue membre à part entière en 2002.

Plusieurs autres pays ont été membres observateurs avant de devenir membres comme l’Autriche, la Finlande ou le Japon. Les États observateurs peuvent assister à la plupart des réunions et en consulter la documentation.

Par ailleurs, des organismes régionaux ou internationaux ont ce statut. Ils peuvent assister aux travaux et aux réunions annuelles de l’Assemblée générale. On y retrouve l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union européenne ou la Ligue des États arabes.

Radio Canada
 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Marie-claire Muller 03/12/2012 19:13


« Israël inspire l’intérêt ou la crainte ! », par Arnold Lagémi


décembre 2nd, 2012
CSL-Europe-Israël.org















La naissance de l’Etat de Palestine, dans les conditions que nous connaissons, occulte un élément d’appréciation capital : Le mépris manifesté à Israël par l’absence de négociations
et d’échanges. La notion d’Etat supposant des frontières reconnues. Or, tel n’est pas le cas !


L’ONU a donc exercé vis-à-vis de l’Etat Juif, un véritable « coup de force » par cette décision, mettant Israël au pied du mur, pour une réalisation l’impliquant, cependant, en
première ligne.


« Imposer » l’Etat de Palestine sans le préalable d’un échange de vue israélo palestinien impérieux et incontournable, c’est créer un motif d’affrontement. Sur le plan
politique, c’est créer un précédent porteur de guerre, où la règle permettra de décider à la place des interlocuteurs, Israël en l’occurrence ! 


Le vote pour la Palestine est un camouflet à Israël !


La tâche n’est certes pas facile pour le Premier Ministre israélien, qui, loin d’être naïf, a bien compris la solitude d’Israël. Or, cette solitude doit devenir un élément de plus à verser à
l’actif et surtout pas à l’hypothéquer. Bien comprendre « l’actif d’Israël » c’est accorder la priorité absolue aux intérêts vitaux d’Israël, en cessant
de privilégier une conciliation stérile et humiliante qui, s’abstenant de montrer et de mettre en pratique sa force, finit par faire croire qu’elle est fictive.


Les réactions à « colonnes de fumée » dans le monde arabe démontrent qu’Israël n’a pas reçu le gain d’une victoire militaire. La coïncidence de ces trois données que représentent
l’anniversaire du Plan de Partage de 47, l’opération « colonnes de fumée et le vote historique transformant l’entité palestinienne en Etat, quand bien même, non membre n’est pas
gratuite. En mettant en place une politique démonstrative de ses possibilités tactiques en Israël et dans le monde, l’Etat Juif obligerait les dirigeants de la planète à craindre les
réactions d’Israël, alors qu’en l’état, elles sont niées.


L’environnement hostile que soutiennent les trois quarts de la planète oblige Israël à mettre en garde sur le risque d’affrontements que constitue la naissance de l’Etat de Palestine, sans le
concours israélien, parce que les dirigeants de Palestine n’oublieront jamais que leur reconnaissance n’a pas été conditionnée par le soutien sioniste et, ne pas ; ne plus tenir compte de
celui-ci est un ferment de guerre assuré.


Laisser faire, c’est s’exposer à un tracé des frontières décidé unilatéralement par l’ONU ! Laisser faire, c’est accepter que soit proclamée prochainement Jérusalem, capitale de Palestine
! Benoît XVI pourrait en être l’instigateur.Israël s’enfoncerait alors dans une solitude dangereuse et perverse qu’il n’évitera que s’il démontre sa capacité de réactivité défensive.


Le gouvernement d’Israël doit jeter au feu les cartes d’amour qui n’ont existé que dans ses rêves et n’avoir en main que les plans et projets lui permettant de rendre coup pour
coup.


Le vote historique pour la Palestine de Jeudi dernier est une bataille perdue pour Israël. Une victoire doit suivre car Israël doit se défaire de cette habitude de perdre à moitié ou de
vaincre partiellement. « L’homme est d’abord ce qu’il fait » Les Juifs et le monde attendent Israël sur le podium. Pas ailleurs !


Israël ne sera jamais aimé en maintenant le caractère juif de son Etat. Alors qu’en montrant sa force, la crainte du monde ne sera pas seulement l’effroi des armes, mais une certaine
forme d’expiation et de…remboursement ! Le monde ne sera préservé que s’il considère Israël, pas s’il le méprise !


En poursuivant une politique hautaine, le monde oublie que « le Juif errant n’est visible qu’à …Epinal !


Et l’Occident se rappellera qu’il est débiteur d’Israël !


Source : Arnold Lagémi

Marie-claire Muller 03/12/2012 19:06


(Je présente mes plus profonds regrets aux israèliens que mon pays, la France, n'ait pas eu cette
démarche.aussi!!!!) la lâcheté de ceux qui gouvernent ainsi que ceux du minable quai d'Orsay qui héberge des antisémites patentés, ont choisi le camp du mal !!!On s'en souviendra  au
moment  venu .


"Vous avez voulu acheter la paix au prix du déshonneur ,vous avez le déshonneur et vous aurez la
guerre"