Le Canada rompt ses liens diplomatiques avec l'Iran. Revue de presse par Nancy Verdier

Publié le 8 Septembre 2012

Courrier International
Le ministre des Affaires étrangères canadien, John Baird, a, ce 7 septembre, annoncé la fermeture immédiate de son ambassade en Iran. Les diplomates iraniens en poste au Canada ont cinq jours pour quitter le pays. 
The Globe and Mail  indique que le Canada craint pour la sécurité de ses diplomates après les attaques récentes contre de l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran.

Les États-Unis prévenus et Israël applaudit

Un porte-parole du département d'État américain, Patrick Ventrell, a déclaré que Washington avait été prévenu de la décision canadienne.

« Nous voulons que tous les pays se joignent à nous pour isoler l'Iran [...], il existe différentes façons de le faire et les Canadiens nous ont contactés au sujet de leur décision ».

Par ailleurs, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a félicité le gouvernement canadien, qualifiant sa décision de « courageuse » et de « morale ».

« La décision morale du premier ministre canadien est très importante et constitue un exemple pour la communauté internationale », a-t-il déclaré.

Avertissement aux Canadiens qui se trouvent en Iran

Les Canadiens qui se trouvent actuellement en sol iranien et qui ont besoin de services consulaires, de services de passeport ou d'assistance doivent contacter l'ambassade canadienne de Turquie, à Ankara, ou n'importe quelle autre mission du Canada dans la région, précise le ministère des Affaires étrangères du Canada.

Les personnes qui ont besoin d'une aide consulaire d'urgence doivent communiquer avec le Centre de surveillance et d'intervention d'urgence à Ottawa, en appelant à frais virés le 613 996-8885 ou en envoyant un courriel à sos@international.gc.ca.

Ottawa prévient du même coup les Canadiens qui possèdent aussi la nationalité iranienne que Téhéran ne reconnaît pas le principe de la double nationalité.

Le gouvernement iranien rend pratiquement impossible toute aide consulaire que les représentants du gouvernement du Canada pourraient fournir aux Irano-Canadiens en difficulté.

Outre le Canada, la Grande-Bretagne a elle aussi rompue toute relation diplomatique avec l'Iran en novembre 2011 dans le cadre de sanctions contre Téhéran, dont le programme nucléaire suscite les inquiétudes de la communauté internationale.

L'ambassade britannique à Téhéran avait ensuite été saccagée par une foule de manifestants en colère.

 

Toujours selon le quotidien canadien Globe and Mail, John Baird accuse le régime iranien de financer des groupes terroristes. Il dénonce également, entre autres, le soutien de Téhéran à Bachar al-Assad et son refus de respecter les résolutions de l'ONU sur son programme nucléaire. "Le Canada considère que le gouvernement iranien constitue à ce jour la pire menace à l'encontre de la paix et de la sécurité dans le monde", a indiqué le ministre.

 

Par ailleurs l'Iran et la Corée du Nord viennent récemment de conclure un accord  scientifique et technologique de co-operation aggravant encore  le désaccord déjà existant entre ces deux nations et les Etats-Unis.

La télévision d'état iranienne n'a pas donné plus amples détails sur la signature de ce document mais a précisé qu'il comprendrait la mise au point en commun  de laboratoires scientifiques et technologiques, l'échange d'équipes  de chercheurs entre les deux pays et le transfert de technologies dans les domaines de l'information, l'énergie, l'environnement, l'agriculture et l'alimentation. 

 

Toute entente technique entre Pyongyang et Téhéran est susceptible de créer des suspicions dans les pays occidentaux.  Les USA ont toujours accusé la Corée de fournir à l'Iran des missiles sophistiqués capables de viser les capitales européennes.

L'an passé, l'Iran a nié un rapport des Nations Unies attestant que la Corée du Nord et l'Iran ont échangé des missiles ballistiques, des composants et des technologies, contournant les sanctions  internationales.

La TV iranienne  d'état a dit que les accords ont été signés en présence du Président Mahmoud Ahmadinejad et le No. 2 de la Corée du Nord, Kim Yong Nam, par le ministre  iranien des sciences de la recherche et de la technologie, monsieur Kamran Daneshjoo et le ministre des affaires étrangères de la Corée du Nord, monsieur Pak Ui-chun.

Le leader suprême de l'Iran, l'Ayatollah Ali Khamenei a dit à Mr. Kim, le président du Présidium de la Corée du Nord et de l'Assemblée des Peuples que leurs deux pays avaient des "ennemis communs".

“Les puissances arrogantes ne tolèrent pas les gouvernements indépendants,” a dit l'Ayatollah Khamenei à Mr. Kim. “Dans cette marche vers des grands objectifs on devrait se montrer sérieux et les pressions , sanctions et menaces ne devraient produire aucune faille dans notre détermination"

Lors d'un autre entretien, le Président Mahmoud Ahmadinejad a dit que la visite de Kim, aurait “un impact majeur sur le renforcement des liens bilatéraux en développant la co-opération et en donnant de l'élan au front anti-hégémonique.”

Ces deux pays sont d'âpres ennemis des USA et de l'occident. Les responsables iraniens et nord  coréens avaient dit dans le passé que leurs pays "faisaient front" dans leur lutte contre les puissances occidentales. 

Traduction Nancy Verdier

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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jp 08/09/2012 17:33


à quand la France va vider toute ses ambassades des pays qui nous ruine