Le Château de Gevrey-Chambertin vendu à un investisseur chinois.

Publié le 12 Novembre 2012

Après plusieurs mois de négociation, c’est finalement un investisseur chinois, propriétaire de plusieurs salles de jeu à Macao qui a raflé le Château de Gevrey-Chambertin et ses vignes pour la modique somme de 8 millions d’euros.

Le château de Gevrey-Chambertin est une forteresse médiévale datant du XIIIe siècle. Ce monument, inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1993, est situé sur la célèbre route des Grands Crus en Côte d’Or. Entouré de deux hectares de vignes de la célèbre appellation bourguignonne Gevrey-Chambertin, dont 10 000 à 12 000 bouteilles sortaient chaque année, cette propriété est devenue un symbole de l’appellation.

C’est pourquoi, à l’annonce de sa mise en vente il y a un an, c’est toute une communauté de vignerons avec à sa tête Jean-Michel Guillon, président du syndicat des vignerons de Gevrey-Chambertin, qui s’est mobilisée pour racheter le château. Celui-ci avait été estimé à 3,5 millions d’euros et les viticulteurs avaient ainsi proposé 4 millions puis 5 millions d’euros, deux propositions qui leur ont été refusées.

D’après M. Guillon, les propriétaires en voulaient 7 millions et ont donc accepté la proposition de près de 8 millions d’euros d’un grand investisseur chinois, propriétaire de nombreuses salles de jeu à Macao.

Ce rachat fait écho à l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour la Bourgogne, comme en témoignent déjà le rachat en mai dernier du domaine Maume à Gevrey par le financier canadien Moray Tawse ou l’acquisition en février de deux hectares de Vosne-Romanée par l’homme d’affaire chinois Shi Yi.

Un intérêt dont les viticulteurs bourguignons se passeraient volontiers. M. Guillon parle même de « spoliation » et d’un « emblème qui disparait », soulignant en outre que la surenchère par les investisseurs étrangers sur les vignes françaises renforce la bulle spéculative et rend inaccessible l’achat de terres par les jeunes vignerons qui souhaiteraient se lancer.

Et la nouvelle suscite déjà de vives réactions. Au sein du Front National, Florian Philippot s’insurge qu’un tel élément du patrimoine ait pu être vendu. Il cite en outre la réaction du gouvernement en 1988, contre le rachat par un groupe japonais du domaine de la Romanée-Conti. Henri Nallet, Ministre de l’agriculture à l’époque avait dit : « Ce célèbre cru de Bourgogne est comme une cathédrale, il n’est pas question de laisser partir au Japon cet élément du patrimoine culturel français. » Dans un tout autre genre mais toujours à propos du rachat du Château de Gevrey-Chambertin, l’humoriste et amateur de vin Didier Porte twittait : « Si j’apprends qu’un Qatari s’est approché à plus de 50m du domaine de la Romanée Conti, je fous une bombe au Parc des Princes! ».

Une transaction qui promet encore bien des réactions… Une affaire à suivre !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Claude Germain V 12/11/2012 20:14


Voila , Une tres aimable viticultrice locale ,m'a donné le nom des mechants vendeurs : la Famille Masson   proprietaire
du Chateau de Gevrey Chambertain ...qui aurait vendu cet inestimable patrimoine a un groupe financier chinois , payé avec l'argent ???? du jeu ????? pourquoi pas ??? VOILA ENCORE SOUS PRETEXTE
D'IMPOTS DE SUCCESSIONS VOLEURS ET ABUSIFS UN PATRIMOINE FRANCAIS QUI NOUS ECHAPPE .


DANS CETTE AFFAIRE L'ETAT , LE MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET LES INSTANCES LOCALES CE SONT COMPORTES COMME DES VOYOUS ET DES ANTI-PATRIOTES NOTOIRES . Ces gens là sont des
traitres a la France profonde et au monde paysan ,notre culture et notre civilisation .....UNE HONTE !!!!