Le colloque Idées - Nation sur "La République et l'Islam"! Soluble ou non - Par Gérard Brazon

Publié le 13 Avril 2013

Gérard 52ans  Jeudi 11 avril, espace Moncassin, dans le 15e arrondissement parisien, le club Idées-Nation, présidé par Louis Aliot, nous a proposé une rencontre avec une partie de l'islam.

La question étant, est-ce qu'il y a plusieurs islams? L'un qui serait soluble avec la république, un autre qui serait doctrinaire et refuserait l'intégration en vue de l'assimilation, un islam salafiste ne voyant dans la France et l'Europe qu'un espace à conquérir à vaincre, à dominer au nom du dieu Allah, la Maison de la guerre et de la conquète, le Dar al Harb.

Etant islamophobe pour des raisons de connaissances du Coran et des hadiths, je ne le crois pas. Il n'y a qu'un islam!

Celui du Coran qui en son sein nous révèle la parole tueuse d'un dieu hégémonique. Il y aurait près de 400 sourates qui appellent aux meurtres du juif, du chrétien, du mécréant (Sourate 8 verset 12 par exemple). Il y a le statut de la femme qui est niée en tant que femme libre. Il y a le statut de dhimmis qui signifie votre déchéance et votre relégation en citoyen de seconde zone, condamné à payer l'impôt de la protection qui peut s'assimiler à un racket.

En fait, il y a certainement plusieurs sortes de musulmans qui ne connaissent pas leurs textes religieux ou ne veulent voir que l'islam sympathique, celui de la famille, des fêtes, des repas en commun, de l'amour de la mère mis au centre de la famille, du père omniprésent.

Le mâle est le dominant in fine dans la famille. Et c'est la femme qui participe par l'éducation donnée aux fils, différenciée de celle donnée aux filles qui fait perdurer ces différences de statut. Ainsi donc un "branleur" des cités trouvera des excuses aux yeux de sa mère et sera perçu comme une victime de la société alors qu'une fille devra se marier avec un musulman et surtout ne pas exprimer sa volonté d'indépendance. Certains me diront que l'homme d'Italie, de Corse, du Sud de la France, d'Espagne, etc obéissent plus ou moins aux mêmes règles, ont les mêmes travers! Mais les lois protègent la femme! Pas en terre d'islam ou la loi est la charia, la loi islamique!

En conséquence (sourate 2, verset 228 et sourate 4, verset 34 ), la femme musulmane y compris en France, y compris française de papiers a bien intériorisé son état d'infériorité décidé il y a 1400 par un bédouin gigolo à ses débuts, dictateur-démago, criminel de guerre et contre l'humanité et finissant en vieux pédophile taré. La femme musulmane est inférieure (sourate 4, versets 11 et 176) et n'a jamais été autorisée à réfléchir par elle-même, tellement elle fût cantonnée à son rôle de"champ de labour"(Sourate 2 verset 33) et de" bien" appartenant à l'homme.  Elle n'a pas pris conscience, comme nos républicaines françaises, qu'elles sont nées libres et égales en droits et qu'elles peuvent tout à fait envoyer balader le premier qui lui signifierait son infériorité au nom de dieu.

Donc ce 11 juin, le club Idées-Nation avait la volonté de démontrer que l'on pouvait débattre y compris avec le diable, avec Camel Bechikh (président de Fils de France). Pourquoi le diable? Cet homme fait partie d'une engeance qui ne peut que nous inquiéter. Pour autant, fallait-il ne pas l'inviter et ne faire un colloque qu'entre militants et résistants à l'islamisation? Entre cadres du Front National? Entre les militants et sympathisants du FN?  Nous aurions pu en effet débattre entre nous et enfoncer des portes ouvertes!

  Il est à noter que Camel Bechikh est arrivé en retard et a donc évité volontairement ou non, l'intervention de René Marchand!

Dans les débats qui ont suivi, des mouvements de grogne eurent lieu et particulièrement lors de la déclaration de Monsieur Camel Bechikh qui nous présentait un islam propre sur lui et simplement objet d'une incompréhension. Il évita soigneusement de répondre à René Marchand sur des sujets précis.

René Marchand est arabophone et connait le Coran et les hadiths. Ce n'est pas lui que Camel Bechikh aurait pu rouler dans la farine islamique.

Pourtant, Monsieur Bechikh fût applaudi . Moi le premier, par politesse et signifiant par-là, une reconnaissance d'une certaine forme de courage. Quoiqu'au fond, il ne risquait pas grand-chose! L'inverse n'aurait pu se faire dans une salle de l'UOIF sans qu'un René Marchand, un Pierre Cassen, une Christine Tasin, un Pascal Hilout ne se fassent  huer ou sortir manu militari.

Souvenons-nous que Frigide Barjot l'a fait, mais pour tout de suite s'aplatir lâchement en affirmant que les musulmans étaient "son espérance"! Ce qui est tout simplement une ignominie. Une infamie.

Toute la difficulté est là! Jamais Camel Bechikh n'a abordé la modification nécessaire de certains textes sacrés comme celui de la libre conscience comme le faisait remarquer le Pasteur Saïd, musulman converti au Christianisme. L'égalité des sexes, les droits de la femme, celui de quitter l'islam. "Nul ne sera persécuté en religion" dit une sourate mais... l'ensemble du Coran condamne à mort l'apostat! Cette sourate signifie surtout que nul ne peut être empêché de devenir musulman. Ce qui change tout. Le Pasteur Saïd est donc de facto condamné à la mort ainsi que sa femme convertie également. Ce qui ne l'empêcha pas de faire la bise à Camel Bechikh. Ce qui le rendit tout aussitôt suspect à une grande partie de l'auditoire.

J'ai encore applaudi à sa déclaration concernant l'architecture des mosquées. Paul le Poulpe le reproche dans son article et taille dans le vif. 
Ceux qui l’applaudirent alors bruyamment ont-ils compris qu’ils venaient d’ovationner la construction de mosquées, donc du pilier du communautarisme guerrier musulman, sur notre sol.

Nous n'aurions pas dû applaudir car de facto nous acceptions l'idée des mosquées? Cela ne m'était pas venu à l'esprit puisque justement, je ne les accepte pas ces mosquées et tout le monde le sait bien à Riposte-Laïque comme dans ma ville et sur Puteaux-Libre. Dois-je  m'excuser d'avoir applaudi mon cher Paul! Je sais que la repentance est à la mode!

A l'heure où j'écris, je me dis que de toutes les façons, ces mosquées mauresques existent désormais. Mais apprendre par un imam que leurs architectures, comme celles de Poitiers, venaient non pas des tenants de l'islam mais de Maires socialistes, de Maires UMP me met en rage. La question est donc: comment les recycler demain?

Paul le Poulpe me fait donc, nous fait, nous qui avons applaudi, un mauvais procès. Devrons-nous demain retenir nos applaudissements contraires à une nouvelle doxa sur l'islam? Aurions-nous dû huer l'imam pour cette information voire, lui interdire de parler?

Tous les orateurs étaient bons, Monsieur Wallerand de Saint Just bien sûr, même si parfois il s'adjugait un rôle de "recadreur" de débat ! Louis Aliot l'initiateur de ce colloque qui expliquait sa volonté de construire un dialogue et bâtir des ponts. Avec qui? Pourquoi faire? La réponse est nécessairement politique comme je l'explique en fin d'article!  Il y eut Bruno Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen qui fait la formation économique des Cadres du FN, Thibaut de Tocnaye chrétien revendiqué et parfaitement assumé qui fût,  il est vrai, le seul cadre du FN à avoir affirmé ses convictions chrétiennes et ses doutes sur l'islam de France (ou en France?). C'est lui qui nous parla avec une colère à peine retenue, de ces militaires musulmans qui s'étaient rebellés parce que la France allait en Afghanistan. Du temps de la Bosnie, c'était d'autres militaires musulmans qui avaient fait une grève sur le Charles de Gaulle.

Nous avons eu l'excellent François Constantini qui ne voulait pas tomber dans le piège consensuel de la "fraternité" des français avec la "fraternité" de "l'islam de France".

C'est Soraya Djebbour, enseignante qui enfonça le clou en nous racontant son expérience de prof dans les collège et lycées. Sur la volonté des élèves musulmans de refuser l'enseignement républicain, les règles de la république, l'histoire de notre nation et singulièrement les racines judéo-chrétienne de la France. Au nom du fait qu'ils étaient musulmans. Qui leur a dit qu'il ne fallait pas apprendre l'histoire et les racines de notre pays? En principe le leur!

Camel Bechikh répondit et en profita pour nous parler de la nécessaire "autorité" alors même que des enfants de 10 à 12 ans refusaient l'autorité des professeurs! Que font donc les parents?

Elle appuya là où cela fait mal en nous révélant que les recteurs refusaient désormais les Conseils de discipline! Ainsi donc, les profs sont désarmés, comme sont désarmées la police et la justice… et bien sûr, arrivé à ce point de mon propos, je ne peux que parler de politique! Finir sur ce sujet brûlant à savoir: quelle politique pour demain?

Une autre politique pour l'éducation nationale! Revoir l'autorité et le rôle des écoles, des Collèges et des Lycées. Celle du retour à la nécessaire responsabilité des familles. Une autre politique pour un retour à l'autorité de la police, à son respect mais aussi un retour à une Justice afin qu'elle cesse de préserver d'abord le coupable en le déclarant victime! Etc.

Politique enfin et pour conclure et répondre à ceux qui grognaient dans ce colloque. Que veulent-ils au fond?

Un Front National d'hier où d'avant hier, droit dans ses bottes certes, avec des attitudes, des tirades, des "bons mots" qui laisseront ce Parti Politique éternellement aux portes du pouvoir? Un Parti protestataire avec lequel on pourra démontrer le mécontentement, dire que les autres sont des salauds, des traîtres et j'en passe au moment des élections!

Ou accepterons-nous, et pouvons-nous lui donner une chance d'accéder au pouvoir en élargissant son champ d'action et de réflexion en l'ouvrant aux dialogues, aux débats, mêmes ceux qui déplaisent et avec le diable s'il le faut. C'est aussi une question de crédibilité!

Nous sommes à un carrefour important, que dis-je, un carrefour mortel pour notre pays!

- Soit le Front National reste dans une opposition systématique, confortable, mais stérile, dans un système politique où la démocratie n'existe pas et qui le condamne à rester sur le palier du pouvoir!

- Soit nous nous lui donnons les moyens de conquérir les cœurs et les têtes et prouver qu'il est en capacité de gouverner un jour ce pays.

La question est fondamentale!

Voulons-nous un jour, changer véritablement les choses? Modifier la constitution, voter des lois, sortir de cette Europe liberticide, en finir avec l'immigration incontrôlée et l'islamisation de notre société ?

Si oui, cela passe par des débats de ce type.

Que cela plaise ou non, il faut que le FN débatte et prouve aux français qu'il est en capacité de le faire! Qu'il est bien loin des stéréotypes de l'intelligentsia médiatique, artistique, politique de la bien pensance. Le Front National à travers ces colloques peut et doit changer son image.

J'ai envie de dire à Paul qu'il faudrait qu'il rencontre "des têtes de liste" aux prochaines élections municipales pour qu'il comprenne mieux que ces têtes de liste ont besoin d'avoir une autre image que celle de "grognards". Pas ceux de Napoléon 1er, mais ceux du colloque de ce jeudi 11 avril. J'espère pour ma part, qu'ils étaient minoritaires.

Gérard Brazon (Puteaux-Libre)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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