Le communautarisme face à la civilisation. Par Jean Yves Metayer Robbes

Publié le 2 Septembre 2012

 

 

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Le communautarisme est un besoin et un choix de vivre avec ceux qui nous “ressemblent” d’abord.Comment la nation peut-elle envisager une politique d’intégration ou d’assimilation, si des communautés encouragent le développement des échanges dans un milieu fermé aux autres ? Cette ouverture est-elle possible lorsque les cultures sont très éloignées les unes des autres ? Devons-nous reconnaître chaque communauté ou réseau dans le cadre de la nation ? avec éventuellement des régimes spécifiques ? La nation est-elle une juxtaposition de groupes d’individus, non reliés ? Qu’appellerait - on l’histoire d’une nation ? La nation n’est-elle pas en elle-même la grande communauté ? avec des droits et des devoirs , les mêmes pour tous ? Dans un orchestre, peut-il y avoir des groupes qui jouent des musiques différentes en même temps et que l’ensemble sonne juste ?L’harmonie ne peut se produire que si tous les musiciens jouent le même morceau de musique, ensemble, après s’être accordés sur le même diapason. Sinon, nous ne pouvons que constater une cacophonie générale, un assemblage de sons confus et discordants. Pouvons-nous alors imaginer une “civilisation des communautés” ? Ce sont deux conceptions contraires qui ne peuvent se rejoindre.Chaque tradition doit rejoindre un tout plus grand, avec des liens civilisationnels comme les héritages en communs, religieux ou culturels.Nous pouvons soutenir une culture Bretonne ou Bavaroise, parce que les siècles passés y ont laissé des valeurs, des “traces, des archétypes, des traditions sur lesquelles ces cultures régionales ont pu s’harmoniser et constituer un espace cohérent sans perturber leurs nations respectives ainsi que l’environnement culturel commun qui les dépasse,  pour certainsla civilisation européenne, pour d’autres la civilisation Judéo-Chrétienne.

Nous pouvons encore comparer les héritages de l’Europe sur le plan musical, et nous comprendrons par une écoute attentive que l’Italien Vivaldi, l’Allemand J-S Bach ou l’autrichien Mozart utilisent les mêmes accords, la même théorie de la musique, chacun ayant cultivé sa propre évolution personnelle.L’héritage apporte le socle sans en exclure la dynamique d’évolution.Nous sommes bien dans la rencontre du collectif et de l’individuel, deux éléments indisociables dans la construction d’une société, d’une civilisation et de chaque être humain qui la compose.

Chaque ensemble d’individus doit pouvoir s’intégrer dans une unité plus grande sans prendre le risque de se perdre ou de devoir repousser, éloigner ou refouler certains éléments qui font de lui un individu à part entière.

Une civilisation repose sur ses héritages qui resteront gravés pour toujours dans ce que la psychanalyse moderne appelle l’inconscient collectif. Nier cet inconscient qui nous tient et qui nous guide est simplement impossible.Le replis communautariste est donc le résultat d’une réelle confrontation dans l’organisation psychique entre l’héritage d’une culture et la réalité d’une autre culture, d’une autre civilisation.

Jean-Yves METAYER-ROBBES

Psychanalyste

Président de l’Association Française de Psychanalyse Evolutive

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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mika 02/09/2012 17:18


La communauté des « Touche pas à mon pote » ne
va guère apprécier...Clint Eastwood vs OBAMA....




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