Le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU demande aux Etats l’abrogation des lois anti-blasphème.

Publié le 15 Avril 2014

Depuis quinze ans, l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), sous prétexte de lutter contre ce qu’elle appelle « l’intolérance religieuse » en Occident, incite le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à transformer en crime toute diffamation (1) d’une religion. Initialement, il s’agissait de la seule religion musulmane. Il semble que les choses n’évoluent pas dans le sens auquel elle aspire.

Par Bernard Dick pour Riposte-Laïque

Ainsi donc, critiquer les livres dits « sacrés » de l’islam, ceux que brandissent les jihadistes  pour encourager la violence et imposer la suprématie de l’Islam et sa charia, pourrait devenir un crime. La complicité des États-Unis, malgré le 1er amendement de leur Constitution qui ne permet « aucune loi […] qui restreigne la liberté de parole et de presse » ainsi que celle de l’Union Européenne et des gouvernements occidentaux sur cette question trahissent nos valeurs, se soumettent à l’islam politique (soumission qui est d’abord une soumission à l’islam de l’argent) et donnent des  gages à l’OCI. Cette reculade de l’Occident sur cette question fondamentale de la libre expression démobilise, dans les pays-mêmes de l’OCI, les défenseurs des droits de l’homme, les défenseurs des droits des femmes, les minorités persécutées, les convertis à d’autres religions que l’islam et tous les réformateurs qui tentent tous, au péril de leur vie, de casser le carcan qui enserre la société musulmane.

Liberté d'expression

Il faut se rappeler que, dans la plupart des 57 pays de l’OCI, et tout particulièrement  en Arabie-Saoudite, en Iran, au Pakistan, en Égypte …, tout homme suspecté d’avoir offensé le prophète de l’islam ou le Coran est considéré comme blasphémateur et donc susceptible d’emprisonnement ou de condamnation à mort. Cette peine est équivalente à celle subie par l’apostat de l’islam.

L’OCI intervient aussi à travers des associations satellites, qu’elle a créées directement ou indirectement, et qu’elle finance, comme l’Observatoire de l’Islamophobie, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) et la Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans (LDJM) dont le but est de traquer les « blasphémateurs » et les « islamophobes ». cela leur permetd’accentuer leur victimisation, de démolir leurs opposants et de récupérer, par les condamnations  ordonnées par les tribunaux, des compensations financières qui peuvent être juteuses (2).

A l’Assemblée Générale de l’ONU, l’OCI, forte du bloc que forment ses membres, intervient en défenseur de l’islam et pratique un intense lobbying, notamment au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Mais la dernière Assemblée Générale du Conseil des Droits de l’homme a approuvé le rapport du Rapporteur spécial sur la liberté de religion et de conviction, issu du  Plan d’action de Rabat du 5/10/2012, sous l’égide du Pr Heiner Bielefeldt. Il y souffle un vent de changement :

« Le rapport recommande aux États de « mettre en œuvre le Plan d’action de Rabat sur l’interdiction de l’appel à la haine nationale, raciale, ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination  à l’hostilité ou à la violence » Or à l’alinéa 59le rapport reconnaît l’inutilité des lois anti-blasphème constituant une surprise de taille tant ces lois sont liberticides sur la libre expression : «Au niveau national, les lois sur le blasphème sont contre-productives car elles sont susceptibles de déboucher sur une censure de facto de tout dialogue ou débat ou de toute critique entre religions ou convictions ou au sein de celles-ci, alors que de telles pratiques sont dans l’ensemble constructives, saines et utiles. En outre, de nombreuses lois sur le blasphème offrent des niveaux de protection différents aux différentes religions et l’on a souvent pu constater qu’elles étaient appliquées de façon discriminatoire.» Le Plan d’action de Rabat recommande donc que «les États qui ont des lois sur le blasphème les abrogentcar ces lois étouffent l’exercice de la liberté de religion ou de conviction et empêchent un dialogue et un débat sain autour de la religion.». Le Rapporteur spécial confirme, que d’après son expérience, les lois sur le blasphème ont généralement un effet d’intimidation sur les membres des minorités religieuses, ainsi que sur leurs détracteurs et les voix dissidentes. ».

Qu’attend donc le gouvernement français pour abroger les quatre lois liberticides Pleven/Gayssot/Perben/Taubira ? Votées dans l’intention de protéger les minorités ethniques ou religieuses, elles ont transformé la France en « une République des censeurs » (Jean Bricmont). Que cessent ces lamentables procès staliniens contre des patriotes harcelés par les juges comme de vulgaires  délinquants !

Bernard Dick

(1)La diffamation est l’allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. Elle diffère de la calomnie en ce que celle-ci emporte avec soi l’idée de la fausseté des faits allégués ou imputés et elle diffère de l’injure en ce que cette dernière ne renferme l’imputation d’aucun fait (Quillet). Critiquer deux musulmans qui en tabassent un autre pour n’avoir pas respecté le jeûne du ramadan (fait divers récent) serait donc un crime ? Critiquer le coût de la venue du Pape à Madrid et des JMJ (fait religieux récent) serait donc un crime ?

(2) L’écrivain Renaud Camus, président du parti de l’In-nocence et théoricien du « grand remplacement », vient d’être condamné à 4.000€ d’amende pour « provocation à la haine ou à la violence », à 500 € de dommages et intérêts au MRAP et Jacques Philarchein à 2.000 € d’amende. Renaud Camus et Jacques Philarchein ont été condamnés pour leurs propos tenus lors des Assises internationales sur l’islamisation, le 18 décembre 2010 à Paris.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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