Le contrecoup des sanctions occidentales antirusses.

Publié le 16 Mai 2014

Les rapports trimestriels des sociétés européennes montrent que leur business sur le marché russe commence à se ressentir des sanctions antirusses, signalent les médias allemands.

C’est ainsi qu’au premier trimestre les bénéfices réalisés par Adidas en Russie exprimés en euros, ont chuté de 13 % et son restés au niveau de 2013. Les journalistes ont interrogé d’autres hommes d’affaires occidentaux et selon la majorité les sanctions introduites contre la Russie ne portent pour le moment préjudice qu’à l’Europe elle-même.

Le nouveau train de sanctions est notamment destiné à limiter l’accès de la Russie aux technologies de pointe et, plus particulièrement, à celles qui portent sur la mise en exploitation des gisements d’hydrocarbures sur le plateau continental. L’effet boomerang ne se fera pas attendre non plus, estime l’analyste en chef du groupe Nord Capital Roman Tkatchouk. Les sanctions frapperont de plein fouet l’américain Exxon Mobil ou l’européen BP qui travaillent directement avec Gazprom et Rosneft :

« Il existe actuellement de nombreux projets russo-occidentaux concernant la mise en exploitation des gisements sur le plateau continental. Il faudra sans doute revoir ces projets, ce qui causera, naturellement, préjudice aux uns et aux autres. Dans l’industrie automobile également, des pertes sont déjà enregistrées par les constructeurs américains et européens d’autant plus que le marché russe est l’un des plus grands et des plus intéressants du monde. Une situation similaire se crée dans de nombreux secteurs et notamment dans les produits de consommation. »

Parmi les sociétés qui ont pâti des sanctions, on peut également mentionner le géant allemand des produits chimiques ménagers Henkel, le français l’Oréal, le fabricant autrichien de matériaux de construction Wienerberger et British American Tobacco.

Les sociétés allemandes sont les plus exposées, note Alexandre Abramov, professeur à la chaire du marché des valeurs et des investissements du Haut collège d’économie :

« Les plus lésés sont les secteurs liés aux constructions mécaniques et à l’énergie. Tout le monde sait que l’Allemagne est le hub des réseaux européens de distribution du gaz et que les hommes d’affaires allemands qui commercent le plus activement avec la Russie sont les plus touchés par les sanctions. »

Les banques occidentales calculent également leurs pertes. Si auparavant, elles pouvaient accorder librement des crédits aux sociétés russes ou investir massivement en Russie, elles sont désormais de plus en plus limitées par les politiques occidentaux qui espèrent que l’économie russe étouffera faute d’investissements étrangers. Mais l’effet boomerang s’y manifeste aussi. En effet, la réduction des flux monétaires se traduit par une chute brutale des marges bénéficiaires. T

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Pivoine 16/05/2014 17:58


Comme le dit Jacques Attali (pour une fois qu'il dit des choses justes !), l'Europe se comporte avec la Russie comme avec la République de Weimar pendant l'entre-deux guerres. Alors qu'elle
devrait s'en rapprocher, au contraire