Le contrôle des prix : une “maladie” bien française !!! L’exemple de l’Immobilier par Bruno Bertez

Publié le 6 Septembre 2012

Humeurs de Loups/ Lupuslameute

 La France a pratiqué (pratique) pendant des décennies une politique de contrôle des prix des logements, cette politique a empêcher le marché de faire son travail d’équilibrage entre l’offre et la demande. Les prix contrôlés, et bloqués dans certains cas type loi de 48,  faussent le marché et, comme dans les pays socialistes, tout ce qui n’est pas à son prix est … rationné. Le contrôle des prix entraine une allocation par autre chose que les prix c’est à dire par le rationnement, les files d’attente, les passe droits, les corruptions etc . Tout contrôle des prix crée sa contrepartie, le rationnement.

Par ailleurs les déséquilibres introduits dans les contrats de location  et dans la législation font que le locataire est considéré comme un assisté, comme quelqu’un qui, tout comme le salarié, n’est pas une personne responsable en tant que co contractant: Le locataire n’est pas une personne responsable à part entière, cela crée une psychologie d’assistanat et  d’irresponsabilité. Le locataire est en quelque sorte sous tutelle, cela est enfoui, peu visible, mais déterminant dans le fonctionnement du marché locatif.

Le pire est que le contrôle dissuade les gens d’investir dans ce secteur, même si la rentabilité est bonne, car ce secteur comporte un risque politique. Les investisseurs exigent une prime de risque. L’offre est donc inférieure à ce qu’elle devrait être et l’équilibre ne se réalise jamais.

Enfin la France confond les aspects économiques du logement avec les aspects sociaux. Ce faisant on fausse tout le marché et entretient la pénurie.

Il est normal que les locataires aux moyens restreints soient aidés dans une société d’état providence, mais ce qui est anormal c’est de faire aider ces locataires par les investisseurs et propriétaires de logement. C’est à la collectivité d’aider les locataires par des aides personnelles ciblées et financées par l’impôt. Ceci afin de préserver les mécanismes du marché qui permettent de découvrir les vrais prix d’équilibre entre offre et demande.

Tout ce qui est contrôlé, rationné, pas à son prix finit par devenir rare avec à la clé une allocation politique ou mafieuse.

Cela n’enlève rien à la nécessité d’aider les locataires lorsqu’ils ne peuvent réellement faire face aux loyers exigés par le marché. Mais le mélange des deux logiques, l’économique et la sociale conduit à des catastrophes durables.

Le problème du logement nous fait penser au problème agricole :  Au lieu de considérer que les agriculteurs nécessiteux doivent être aidés spécifiquement, personnellement  de façon ciblée, on manipule les prix agricoles, ce qui fait que certains producteurs gagnent des fortunes immorales sur le dos de la collectivité et de l’économie productive non agricole.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 5 Septembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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DURADUPIF 06/09/2012 15:47


Etat, partout Etat et toujours Etat. Paraît-il, il est là pour empêcher constatmment "le loup de rentrer dans la bergerie" et le "renard dans le poulailler". Résultat les loups sont rentrés dans
Paris et bergeries et poulaillers sont réservés aux possédants pérennes. Le passage du relais du plus forts aux plus riches en finissant aux plus intelligents se fait sans encombre en faisant
croire aux plus humbles qu'ils sont bien protégés en chassant le loup et en piégeant le renard.