Le Coran a t-il été trafiqué ?

Publié le 15 Novembre 2012

Des travaux sur le Coran et son origine commencent à être connus. Il semble bien que le Coran ne soit pas incréé comme le croient les musulmans incultes de leur religion ou simplement induits en erreur par les imams d'hier et d'aujourd'hui plus assoiffés de pouvoir temporel que de vérités spirituelles.

Nous avons connu cela en notre temps où les représentants de l'Eglise étaient plus attachés à leurs richesses temporelles qu'au message christique! En ce temps là, "Aimez-vous les uns les autres" ou "Tu ne tueras pas ton prochain" ne voulait plus trop rien dire pour beaucoup de Papes qui faisaient tuer des innocents sur les bûchers au nom de l'Eglise d'abord, de Dieu, de Jésus et du Saint Esprit! 

Alors donc, ce fameux Coran ne serait qu'une compilation de textes! En bref ,rien de neuf dans cette humanité à la recherche d'un paradis pour se rassurer sur la mort, dominer les esprits et prendre le pouvoir. 

Gérard Brazon

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Voici quelques extraits

Livre.gifLes éléments les plus anciens que nous possédions sur la vie de Muhammad ont été écrits par Ibn Ishaq seulement en 750 ... mais son travail a été perdu, et n’est disponible que par morceaux dans une recension plus tardive de Ibn Hisham qui est mort en 834, soit deux cents ans après la mort du Prophète.

On dit qu’il y a six recueils corrects et authentiques de traditions Hadith sur la vie du Prophète ... mais ils ne datent que de deux à trois siècles aprés sa mort (leurs auteurs sont morts entre 870 et 915). Et un critique du dixième siècle a souligné la faiblesse de deux cents traditions incorporées dans les recueils de Muslim et Bukhari, qui pourtant passent pour sérieux

Dans son étude classique, "On the Development of Hadith", Goldziher a démontré qu’un vaste nombre de Hadiths (récits traditionnels), acceptés même dans les recueils musulmans les plus rigoureusement critiques, étaient des faux complets de la fin du 8ème et du 9ème siècle et, en conséquence, que les chaînes de transmission (isnads) qui les étayaient étaient totalement fictives.

Même le texte du Coran doit être considéré comme suspect.

Quand les premières citations du Coran apparaissent sur des pièces de monnaie et des inscriptions, vers la fin du septième siècle, elles montrent des divergences par rapport au texte canonique. Celles-ci sont insignifiantes du point de vue du contenu, mais le fait qu’elles apparaissent dans des contextes aussi formels que ceux-là ne colle pas avec la notion selon laquelle le texte avait déjà été fixé.

Il faut dire que le Coran écrit actuel n'est pas l'oeuvre de Muhammad ; il a été compilé après sa mort selon le gré de divers personnages. En conséquence, il a existé plusieurs Corans dont le contenu et l'organisation des versets étaient totalement différents. Celui qui est considéré comme LE Coran officiel est celui d'Othman (644-656), un calife despotique qui a détruit toutes les sources antérieures (mais Omar et Abû Bakr avaient déjà fait disparaitre de nombreuses versions auparavant).

Alors que les Musulmans modernes peuvent être liés par une position intenablement conservatrice, les érudits musulmans des premières années étaient bien plus flexibles, réalisant que des parties du Coran étaient perdues, perverties, et qu’il y avait plusieurs milliers de variantes qui rendaient impossible le fait de parler du Coran unique.

Et ils savaient que les Corans compilés par les secrétaires particuliers du Prophète étaient différents de celui d'Othman. Dans les premiers siècles de l'Islam, beaucoup d'ouvrages furent écrits, qui relevaient des différences entre les Corans existants ; et bien qu'Othman affirmait et inscrivait une seule version, il fallut des années pour que les savants islamiques reconnaissent ce livre, et le propagent dans le monde islamique.

Voici les noms des sept livres importants et notables qui furent écrits par les savants, à propos des différences entre les Corans :

- Le "livre de la différence des livres" (les Corans de Médine, de Koufféh et de Bassora ) écrit par Kassâeï.

- Le "livre de la différence des livres", écrit par Khalaf.

- Le "livre de la différence des habitants de Koufféh, de Bassora, et de Damas en matière des livres", écrit par Farrâ.

- Le "livre de la différence de Mossahéf", écrit par Ibn Davoud Sédjestani.

- Le "livre de Madaéni sur la différence des livres", écrit par Madaéni.

- Le "livre de la différence des livres de Damas, Hédjaz et l'Irak", écrit par Ibn Amér Yahsébi

- Le "livre de Mossahéf", écrit par Mohammad Ibn Abd al Rahaman Isphahanï.

Quelles étaient les différences de Corans entre les secrétaires du Prophète et celui d'Othman ?

-Le Coran d'Imam Ali :

Il fut ordonné en fonction des dates des révélations et contient un relevé des versets abrogatifs et abrogés (les versets qui se contredisent).

-Le Coran d'Abd Allah Ibn Massoud :

Fazl Ibn Châsan disait que le nombre et l'ordre des sourates différaient considérablement de ceux du Coran d'Othman, car dans le coran d'Ibn Massoud, il n’y a que cent dix sourates.

Les noms de beaucoup de sourates étaient plus longs que ceux du Coran d'Othman.

Il n'y avait deux sourates nommées "Sadjdéh" (prosternation).

Il y avait quelques sourates supplémentaires, comme "Havâmime" ou "Mossabahât" dans le Coran et qu'on ne trouve pas ailleurs.

Certains versets différaient, surtout dans la sourate "Va al Assre" qui disait ceci :

"J'en jure par l'heure de l'après-midi, l'homme travaille à sa perte. Tu en excepteras ceux qui croient et pratiquent les bonnes oeuvres, qui recommandent aux autres la vérité et la patience !"

-Le Coran d'Abi Ibn Ka'b :

L'ordre des sourates était différent. Selon Fazl Ibn Ghasan le livre commencait par "Fatéhat al Kétab" (l'ouverture du livre), "Bagharéh" (la vache), "Néssâ" (les femmes), "Allé Omran" (la famille Omran), "Anâm" (les bienfaits), "Eerâf" (le purgatoire), "Maédéh" (la table), "Anfâl" (les surestimations), "Davoud" (David), "Tahâr" (les propres), "Insân" (l'homme), "Nabi Aliéh al Salam" (le missionnaire auquel salut), "Hai Ahl al Kétab" (les gens du livre)... (Selon Al Féhreste -La liste d'Ibn Nadime Page 46). La sourate "Younesse" (Jonas) était absente. Les sourates n'atteignaient pas les 116 et un bon nombre n'existaient pas du tout dans le Coran d'Othman; comme les sourates "Davoud" (David), "Tahâr" (les propres), "Nabi Aliéh al Salâm", etc...

Et la tradition garde le souvenir de nombreuses autres Corans disparus :

Le Coran d'Abdullah Bin Amre Ibn Al-Ass; Le Coran d'Abdullah Ibn Abbas; Le Coran d'Abdullah Ibn Al Zoubir; Le Coran d'Abe Baker Al Sedeek; Le Coran d"Abe Mosa Al Asharee; Le Coran de Abu Zaied; Le Coran d’Aïcha; Le Coran d'Akrama; Le Coran d'Al Asoad Ibn Yazid; Le Coran d'Al Hajaj Ibn Yousef Al Thakafy; Le Coran d'Anes Bin Malek; Le Coran d'Ata' Abe Rabeh; Le Coran d'Hafsa; Le Coran de Moaaz Bin Gabel; Le Coran de Moujahid; Le Coran de Muhammad Bin Abe Mosa. Le Coran d'Obaid Bin Omeir Al-Laithy. Le Coran d'Othman Ibn Affan; Le Coran de Qualown /Abu Mosa Ibn Mina; Le Coran de Saeed Bin Gabber; Le Coran de Salem Maola Abe Hozaifa; Le Coran de Suleiman Ibn Mahran, Le Coran de Talha, Le Coran de Waresh, Le Coran de Zaied Ibn Thabet

etc...

De toutes ces anciennes versions du Coran qui ont été détruites, seuls deux manuscrits ont survécu jusqu'à notre époque : le Codex de Samarcande (daté de 654) conservé au musée Doktary à Istanbul et le Codex de Londres (daté de 772) conservé au British Muséum. Chacun contient environ 750 divergences par rapport au Coran actuel (On remarque que c'est souvent le Coran actuel qui semble avoir ajouté des mots ou des phrases au texte primitif).

(...)

Même par l'analyse du style poétique, on peut déceler des phrases suplémentaires qui ont été  ajoutées au Coran car elles rompent le rythme et la versification des sourates. (Ex : 20-15, 78-1 à 5, 78-32 à 34, 74-31 et 50-24 à 32). Ainsi la sourate 42-36 à 38 a été visiblement rajoutée pour justifier le choix d'Othman comme calife à la place d'Ali. De même, une glose a été ajoutée à la sourate 104 pour traduire faussement hawiya  ("sans enfant") par hotama ("feu de l'enfer").

Ainsi une rupture de rythme affecte visiblement le verset 51 de la sourate 5 : "Ô les croyants ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Nasârâs (Nazaréens ou Chrétiens) : ils sont  amis les uns des autre." On peut constater que c'est la mention “et les Nasârâs" qui est de trop car elle rompt le phrasé  originel. Il s'agit donc d’un ajout tardif, probablement inséré pour discréditer les Chrétiens. En fait, on  peut même remarquer que les passages contenant le mot "Nasârâ" sont pratiquement tous des  interpolations. Par exemples : Dans les sourates 2:111, 2,113, 2:120, 2:135, 2,140 et 5,18.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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Louvois 16/11/2012 08:47


Dieu peut tout, Dieu est tout, etc...


Donc Dieu doit pouvoir se faire entendre, non ?


Hé bien NON, il faut TOUJOURS qu'il passe par  un intermédiaire HUMAIN (Moïse, Jésus, Mahomet)...


Et ça, ça me parait ETRANGE, voire SUSPECT !

L'EN SAIGNANT 15/11/2012 17:50


Rien de nouveau sous le ciel des Religions.


1. Accaparassions d'un DIEU et soutenance de ses dires par UN SEUL HOMME sans autres témoins.


2. Écrits s'y rapportant, plus ou moins différés ... par on ne sait qui d'autorisé. Tels les Évangiles dont le plus rapide (je ne me souviens plus à quel saint il est attribué, St MARC je crois)
date au moins de 60 ans après la mort du dit Jésus dont, d'ailleurs, aucun auteur païen célèbre de l'époque n'a parlé ...!. Cas similaire pour la Bible et les Tables de la Loi remise par Dieu,
toujours à un homme seul (Abraham) bien isolé au sommet du Mont Sinaï (si je ne m'abuse) !


Cest similitudes de compotement ont quelque chose de "Troublant" pour ne pas dire "SUSPECT" ... Ne trouvez-vous pas .?