Le débat sur l'islam empoisonne Barack Hussein Obama

Publié le 12 Septembre 2010

IRAN Ahmadinejad dénonce un "complot sioniste"

De notre correspondante à Washington, Hélène Vissière du MONDE

Le débat sur l'islam empoisonne Barack Obama

              Barack Obama a annoncé sa décision concernant la mosquée new-yorkaise mi-août lors d'un repas de rupture du jeûne observé par les musulmans à la Maison-Blanche © NICHOLAS KAMM / AFP

           La commémoration s'annonce houleuse. D'habitude, l'anniversaire du 11-Septembre est un jour d'unité nationale aux États-Unis. Mais cette année, cela tourne à la guerre de religion, entre pro et antimusulmans. Il y a d'abord la controverse sur le projet de construction d'un grand centre islamique, proche de Ground Zero à New York, qui déchaîne les passions. Il y a eu ensuite l'énorme polémique déclenchée par Terry Jones, pasteur d'une minuscule congrégation de Floride qui a menacé de célébrer à sa manière l'anniversaire des attentats en organisant un autodafé de corans parce que c'est un tas "de mensonges", même s'il avoue ne pas l'avoir lu.

Cela ne pouvait pas tomber plus mal pour Barack Obama. À deux mois des élections, alors que sa cote de popularité est en berne, le président se serait bien passé d'un débat virulent sur l'islam, la liberté de religion et le terrorisme.

Mobilisation générale

Il a commencé par garder le silence sur l'affaire de la mosquée de New York. Ce n'est que lorsque la ville a donné son feu vert qu'il a clairement défendu le projet lors d'un dîner en affirmant que les musulmans avaient "le droit de pratiquer leur religion comme n'importe qui d'autre dans ce pays". "Cela inclut le droit de construire un lieu de culte" à New York, a-t-il ajouté. Les républicains et plusieurs démocrates menacés de perdre leur siège l'ont aussitôt attaqué. Piteusement, le président a alors fait machine arrière en disant qu'il ne fallait pas interpréter ses propos comme un soutien à la mosquée de Ground Zero.

Le projet de brûler des corans a déclenché en revanche une contre-attaque immédiate de la Maison-Blanche. Le coup d'envoi est venu du général David Petraeus, en charge des forces en Afghanistan qui a estimé que cela risquait de mettre en danger les troupes américaines. Dans la foulée, le ministre de la Justice, Eric Holder, et Hillary Clinton, la Secrétaire d'État, ont condamné le pasteur. Robert Gates, le secrétaire à la Défense est même allé jusqu'à lui téléphoner personnellement. Mercredi matin à la télévision, Barack Obama y est allé de son couplet qualifiant l'autodafé "d'acte destructeur". C'est "une aubaine pour les recruteurs d'Al-Qaeda", a-t-il dit.

L'offensive de la droite conservatrice

Mais qu'un fanatique, à la tête d'un temple de moins de 50 fidèles, puisse devenir soudain une vedette, accaparer toutes les chaînes de télé et susciter des manifestations du Pakistan à l'Indonésie en dit long sur le climat actuel. Ce n'est pas la première fois que des extrémistes brûlent des corans - en 2008, des fondamentalistes l'avaient fait à Washington. Mais, d'habitude, cela passe largement inaperçu. Si l'affaire a pris une telle ampleur, c'est qu'on est en pleine campagne électorale et que la Droite conservatrice prend un malin plaisir à enfoncer le clou.

Parce que ce débat sur l'islam empoisonne les démocrates en les empêchant de focaliser leur message sur l'économie et l'emploi, les seuls sujets qui préoccupent les électeurs. Cela remet aussi sur le tapis les insinuations de l'extrême droite sur "Obama le musulman caché". Il est en fait protestant, mais son père était musulman. Un sondage le mois dernier montre que presque un Américain sur cinq pense qu'il est musulman contre 11 % en mars 2009.

À regarder CNN et Fox News et leur couverture non-stop du pasteur de Floride, on croirait presque que l'Amérique a déclenché des pogroms antimusulmans. Une mosquée en construction a été vandalisée deux fois, plusieurs manifestations ont eu lieu contre des projets de mosquée dont une où les militants ont appelé à défiler avec des chiens, animal impur dans l'islam. Mais selon Andy Kohut, directeur du Pew Research Center, dans le Washington Post, les études d'opinion ne montrent pas de hausse de l'islamophobie. Un nouveau sondage indique que deux tiers des Américains sont contre le centre islamique près de Ground Zero, mais la majorité se dit favorable à la construction d'une mosquée ailleurs à Manhattan. La moitié des sondés a une vue négative de l'islam, un chiffre stable depuis des années. Un tiers estime que cette religion encourage le terrorisme, mais 54 % estiment qu'elle est pacifique, là encore un chiffre qui a peu varié depuis neuf ans.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Francis CLAUDE 13/09/2010 07:48



mon dieu que je regrette de ne pas savoir ecrire en Françcais comme me le fait aimablement remarqué mon ami cojean aussi dans mon jargon je vais vous dire ce que je pense de l'article de la
correspondante du Monde a Washington. c'est de la desinformation.


en effet Barak HUSSEIN Obama s'il est réelement Protestant il devrait depuis longtemps avoir sur sa téte une fatwa des musulmants du monde il est né misulmant de pére donc musulmant ce n'est pas
moi mais le coran qui ledit et il dit également que celui qui change de religion et quitte la religion musulmane doit etre exécuté.Alors?  ( notre amie CH.Tasin en a une pour bien moins que
cela!!!) de qui ce moque t'on de plus lisez son parcour depuis sa naissance il ne'frequente que des musulmans, ses amis le sont, il en place dans bien des postes clés aux states et son discours
du 11 septembre est bien clair pour moi il dit :(mais comme mon Américain est encore plus mauvais que mon Français )c'est de ce que j'en ai compris: on n'est pas en guerre contre les musulmants
et on ne le sera jamais. c'est pour moi trés clair vous n'avez qu'a voir avec quelle vitesse il retire les troupes Americaines d'Irak!!!.


mais ce que je n'arrive toujours pas a comprendre c'est comment ce fait il q'il soit le Président d'un pays qui est sous une trés grosse majorité, dirigè par des juifs(c'est bien pour moi) ou
alors peut etre que le peuple Américain ce grand peuple de colons veut il passé du statut de colon a celui de colonisé pour faire comme ses petits cousins d'europe. c'est avec plaisir que je
lirais vos commentaires pour m'apporté la "lumiére"


je reste un opposant a l'envahissement de l'islam et non un collabo