Le défilé syndicaliste peine à mobiliser, celui du FN progresse.

Publié le 3 Mai 2011


François Hollande et Harlem Désir lors dans le défilé du 1er-Mai à Paris, le 1er mai 2011.

François Hollande et Harlem Désir lors dans le défilé du 1er-Mai à Paris, le 1er mai 2011. REUTERS/JACKY NAEGELEN

FETE DU TRAVAIL - 77.000 personnes ont manifesté ce dimanche à l'appel des syndicats, selon l'Intérieur...

Séquelle de l’échec des manifestations contre la réforme des retraites, horizon de la présidentielle… Les syndicalistes et l’opposition ont avancé plusieurs explications à la faible mobilisation de ce dimanche 1er mai. A Paris, seules 12.000 personnes se sont déplacées pour la traditionnelle fête du travail, contre 21.000 en 2010, selon la préfecture de police. En France, ce sont 77.000 personnes qui ont défilé, selon l'Intérieur, contre 195.000 en 2010.

«On est à un an d'une élection très importante et beaucoup de salariés ont le sentiment que ça va se jouer l'année prochaine par les bulletins de vote, ce qui est quand même largement vrai», a déclaré François Hollande, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, dans le cortège parisien.

«La seconde raison, c'est qu'il y a eu beaucoup de manifestations, notamment pour les retraites, avec, hélas, le sentiment que le gouvernement n'entendait rien, mais je ne veux pas qu'on oublie cette fête et ce qu'elle signifie», a-t-il ajouté.

FO et la CFTC font bande à part

Le pouvoir d'achat, le chômage et les suppressions de postes dans la fonction publique étaient au menu des quelque 200 manifestations organisées à travers le pays avec également un autre thème d'actualité dans les cortèges, le soutien aux soulèvements qui agitent plusieurs pays arabes. Les syndicats CGTCFDT,FSU, Solidaires et Unsa ont défilé ensemble tandis que, comme les années précédentes, Force ouvrière (FO) et la CFTC faisaient bande à part.

«Si nous n'avons pas voulu défiler avec les autres cette année, c'est parce que nous n'avons pas aimé leur attitude durant le combat pour les retraites mais aussi parce que le temps n'est pas aujourd'hui aux défilés, aux gesticulations, mais plutôt aux prises de positions concrètes», a dit à Reuters le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.

Les syndicats voulaient relever un autre défi, celui du Front national qui, selon de récents sondages, progresse dans le monde ouvrier. Marine Le Pen a emmené pour la première fois en présidente du Front national le traditionnel défilé du 1er-Mai à Paris où elle s'est posée en porte-drapeau des classes populaires face aux syndicats.

3.200 manifestants frontistes, selon la police

Aux cris de «Liberté», le thème de ce 1er-Mai frontiste, plusieurs milliers de sympathisants ont marché de la place de l'Opéra jusqu'à celle des Pyramides, où se trouve la statue de Jeanne d'Arc, égérie de l'extrême droite.

Le défilé était plus fourni que l'an dernier, sans atteindre les grandes foules des années 1990. Il a rassemblé 3.200 personnes selon la préfecture de police et 20.000 selon le FN. L'année dernière, la manifestation avait réuni 2.000 personnes selon la police et 8.000 d'après le Front national.

 N. Be., avec Reuters

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis NERI 04/05/2011 11:05



La réalité aplatie !


Nancy met 2012 en perspective et, ma foi la synthèse est bien faites à mon sens. Oui, « tout va se jouer l’an prochain à la même époque » et ce tout
n’est pas limité à la France ni même à l’Europe. Et c’est là que la nature des défis à relever donne le vertige.


Quels sont les facteurs clés sur lesquels agir et sur quels critères ?


Quel contenu donnez au « pacte » qui devra nécessairement lier ceux qui feront œuvre de « reconquista » ?


Comment assurer la cohésion nécessaire ?


Dans le contexte actuel d’accélération de la mondialisation, mais aussi de crises multiples, environnementales, énergétiques, sociales, culturelles, cultuelles,
économiques, politiques, et financières, l’Union Européenne est-elle encore le lieu où une réponse pertinente est encore possible ?


L’heure de la démondialisation a-t-elle sonnée et verrons nous nos élites s’attaquer à ses aspects les plus révoltants et inégalitaires ?


L’unité  et  la cohésion sociale, le lien entre Français sera-t-il
encore assez fort  pour que « l’union sacrée » se fasse et permette un sursaut salvateur ?


Et enfin, qui de D.S.K ou de Marine Le PEN sera en capacité de conduire cette « démondialisation, que tous deux annoncent, puisqu’ils prescrivent à peu
près la même chose : « La conception d’un nouvel ordre macroéconomique pour le monde d’aujourd’hui exige que la main passe – au moins dans une certaine mesure (précise DSK)-
du marché à l’Etat. » ?


L’un comme l’autre devra bien évidemment renoncer à « l’Etat providence », se prononcer sur la nécessité de taxations financières, la sortie ou non de
l’Euro, la fermeture ou non des frontières, la protection ou non de nos industries.


Dire clairement que la régulation financière est encore et toujours contournée, que des « bulles » se forment à nouveau et qu’un nouvel éclatement est
proche.


Ils devront dire comment ils envisagent de désarmer l’économie « casino », de réguler la compétition mondiale, et de restructurer nos entreprises et nos
« banques de dépôts » pour qu’elles soient au service des entreprises, des salariés et de l’économie et non pas de la grande finance globalisée.


Et, cerise sur le gâteau, il et probablement elle, devront sans la moindre ambiguïté, nous dire comment repenser nos relations avec un Islam devenu, sans la
moindre ambiguïté, conquérant et dangereux car clairement associé au libéralisme anglo-américain niveleur de nos identités. 


Nous serons alors en mesure d'exprimer clairement notre choix.


Francis NERI


http://semanticien.blogspirit.com



Nancy VERDIER 04/05/2011 00:45



Les Français savent que tout va se jouer l'an prochain à la même époque. Ils se réservent, ils profitent d'un dernier printemps avant les échéances. J'ose espérer qu'ils ont les yeux ouverts et
les idées bien claires sur toutes les questions abordées sur ce Blog et Résistance Républicaine....Marine Le Pen va continuer son ascension. Martine Aubry ne va peut-être pas se
présenter...Hollande fera quelques pas en avant...Mais en un an d'autres évènements extérieurs peuvent venir se greffer sur notre situation intérieure, la dégrader davantage et la rendre encore
moins contrôlable. Non seulement des questions sociales et sécuritaires, mais éventuellement un Krach bancaire au niveau mondial, des difficultés économiques au niveau européen, une inflation dûe
à un relèvement des taux.... Continuons l'action pour convaincre le plus de personnes possibles des dangers qui nous guettent. Nous avons eu de mauvais gouvernants, mais par notre vote, nous
pouvons faire évoluer les choses. Il nous faut retrouver nos fondamentaux et retrouver le cours de notre histoire de France que les Socialistes et UMPS ont déviée de son chemin.