Le dicours vrai sera toujours mieux que la main (armée?) dans le dos!

Publié le 11 Décembre 2009

Gérard 2009J’ai souhaité vous faire lire les passages les plus marquants du discours de Nicolas Sarkozy.
Un discours que je tiens depuis pas mal d’années et qui me vaut des remarques et parfois les insultes des bien pensants de gauche mais aussi, parfois, celles des coincés de droite complètement tétanisés par la peur du quand dira t’on ou celle d’être soupçonné d’être de sous marin du Front National !
Pour moi, la politique c’est avoir le courage de dire les choses même les plus désagréables ! Ce n’est pas d’avoir peur pour les élections prochaines et son petit confort dans les assemblées diverses et variées qu’offre la République française !
C’est parce que cette peur, ce manque de courage d’affirmer sa vérité est si présente que nos représentants politiques sont débordés ou commencent à ressentir un débordement de l’opinion venue de la base !
L’exemple Suisse concernant les minarets est vu comme une honte, un anachronisme, un bouton noir sur le paysage européen alors qu’il est un bol d’air frais dans le discours nauséeux des bien pensants de gauche et de droite !  
Je m’amuse à imaginer l’état d’esprit de ces courtisans en face d’un discours si loin de leur petites préoccupations électorales ! Gageons qu’ils feront tout pour éviter de se mettre en porte à faux face à la réalité sociale de leurs villes, de leurs départements et de leurs régions. Pas de vague sera le maître mot. Pas d’ennuis avec les différentes communautés et particulièrement la musulmane à qui on laisse, très naturellement, occuper nos rues en temps ordinaire ls Vendredi! Car, n’est-pas, ce sont aussi des électeurs !
Mais êtes-vous bien sûr mesdames et messieurs les responsables qui vous ne faîtes pas fausse route y compris, envers une communauté musulmane qui ne souhaite qu’à vivre tranquillement sans être sous les projecteurs du fait de quelques barbus illuminés.
Sans compter la majorité des autres électeurs qui pourraient vous envoyer un signal fort si vous les oubliez ! C’est cela qu’a voulu dire Nicolas Sarkozy quand il dit : Les peuples d'Europe sont accueillants, sont tolérants, c'est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance.


Mais que font-ils d'autres nos dirigeants locaux et souvent nationaux par ailleurs quand ils laissent ces minorités occuper les rues, adapter les horaires de piscine, interdire le porc dans les cantines scolaires, construire des salles de classes (Madrasa -  Ecole coranique), aménager les horaires de travail, faire des salles de prière dans les locaux public, etc que d'alimenter cette crainte de perdre son identité, son mode de pensée, son cadre de vie?


Dans ce magma de la pensée politiquement correct, il est devenu difficile pour les plus faibles, de s’exprimer voire d’exprimer son ras le bol.  Les plus forts subissent des pressions parfois sympathiques mais aussi parfois plus vifs !
Comment ne pas se poser la question de notre devenir global dans notre pays, notre nation ! Le Président Nicolas Sarkozy  répond avec bien plus de courage que certains de ses proches à l’UMP ou au gouvernement par un discours fort, empli d’espérance.
Alors certes,  il y aura toujours celle ou celui qui mettra en doute sa sincérité ! A ceux-là je dis, il y a des élections ! Nous jugerons à ce moment là !

Gérard Brazon

 

Sarkozy.jpgExtrait du discours de Nicolas Sarkozy

Sur la votation suisse : (...) Mais comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ?

Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c'est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c'est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l'on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c'est une forme de mépris, finit toujours mal. Comment s'étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ? (...)

Alors, au lieu de vilipender les Suisses parce que leur réponse ne nous plaît pas, mieux vaut nous interroger sur ce qu'elle révèle. Pourquoi en Suisse, pays qui a une longue tradition d'ouverture, d'hospitalité, de tolérance, un tel rejet peut-il s'exprimer avec tant de force ? Et que répondrait le peuple français à la même question ?

Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu'il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français. Rien ne serait pire que le déni. Rien ne serait pire que de ne pas regarder en face la réalité des sentiments, des préoccupations, des aspirations de tant d'Européens.

Les peuples d'Europe sont accueillants, sont tolérants, c'est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment. (...)

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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