Le droit peut prêter à sourire: Plage interdite aux éléphants. Paul de Vaublanc

Publié le 25 Novembre 2010

              Dans son interwiew, le Président Nicolas Sarkozy avait dit qu'il ne fallait pas rajouter des lois mais en supprimer. Nous avons tous constater que les "journalistes", n'avaient pas été des foudres de guerre y compris Denisot qui fait plus le malin à Canal+ que devant le Président lui-même.

            Voici un livre qui devrait servir de point de départ pour commencer à faire le tri entre les lois devenues obsolètes et les celles qui sont rarement appliquées par les tribunaux du 93 et d'ailleurs. Sauf si vous répondez à un profil qui devient de plus en plus particulier.

Gérard Brazon

 

           Le droit peut parfois prêter à sourire. Même quand il interdit aux habitants de mourir dans leur village, faute de place au cimetière. Dans son livre intitulé Plage interdite aux éléphants, Paul de Vaublanc invite le lecteur à se balader au Disney Land du droit. Mosaïque d'incongruités réglementaires, de lois désuètes ou encore de cocasseries judiciaires, l'ouvrage se dévore de A, comme "amende rocambolesque", jusqu'à Z, comme "zéro virgule cinq centimètre".

On y apprend, par exemple, qu'un passager de la SNCF a dû payer une amende pour n'avoir pas muni de billet les escargots qu'il transportait, ou qu'un propriétaire est autorisé à couper les racines de l'arbre du voisin qui s'étendent dans le sous-sol de son jardin. L'ouvrage bouscule également certaines idées reçues : les parents peuvent, dans certains cas, s'opposer au mariage d'un enfant majeur, le juge peut déclarer une personne coupable sans lui infliger de peine, le consommateur qui n'a pas de monnaie est tenu de faire l'appoint et rien n'interdit au cafetier de facturer la carafe d'eau consommée par son client...

 

Infidélité intellectuelle

Dans la série des insolites, on peut encore payer en francs dans un petit village de l'Indre, et l'infidélité intellectuelle d'une femme a déjà été sanctionnée en justice. On se laisse surprendre par quelques éclats de rire en découvrant l'humour champêtre des magistrats appelés à trancher un conflit entre le propriétaire d'un poulailler et ses voisins protestataires, ou devant juger de la validité d'un chèque rédigé sur du papier hygiénique. Des morceaux d'anthologie jurisprudentielle aux accents moliéresques !

Avis aux féministes, l'expression "bon père de famille" est loin d'avoir disparu de nos textes et de la jurisprudence. Enfin, à lire certains textes fiscaux, on partage avec l'auteur le besoin urgent de "toiletter le droit, tant dans le fond que dans la forme". Voilà une lecture légère et dépaysante en ces temps de pesanteur judiciaire.

* Publié aux éditions Breal (175 pages).

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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henri 25/11/2010 18:06


ce doit-etre assez loufoque.... :-)