Le FMI propose de taxer l'épargne privée pour solder les dettes nationales.

Publié le 10 Septembre 2014

FMI TAXE EPARGNE

ÉCONOMIE - Rendez-vous compte. Et si l'État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10% sur votre épargne? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L'idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, Etats-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu'ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d'euros à prélever.

Le Fonds monétaire international n'avance rien de concret dans son rapport annuel des finances publiques. L'institution se permet seulement de poser la question,explique Le Figaro, en prenant toutes les pincettes qu'il convient sur ce genre de sujet. Et si l'on réglait une fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l'on ne recommencerait jamais? Le FMI n'impose rien: il ouvre le débat.

 

En théorie, le principe ne manquerait pas "d'égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu'ils aient une épargne positive. Les plus fortunés contribueraient donc plus à la cure d'amaigrissement de la dette, si l'on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l'avantage de ne pas bouleverser le système.

Le phénomène s'est déjà produit en Europe. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l'Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution de choc, en faisant du désendettement sa priorité afin de rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de 0,6% sur l'ensemble des dépôts italiens positifs. À l'arrivée quelque 15 milliards d'euros sont arrivés ainsi dans les caisses de l'Etat.

"Il y a eu un travail d'explication en amont. La mesure n'était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays", analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars dernier. Pourtant, "le traumatisme a été tel qu'aucun politicien ne s'y est risqué une seconde fois", expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges.

"En théorie, c'est possible" (Banque de France)

Une telle solution de la dernière chance pourrait-elle arriver en France? Pour Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, "en théorie c'est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n'arrive jamais", disait-il au printemps dernier. Il est vrai que les pouvoirs publics ont plutôt pour mission de rassurer les épargnants, surtout en période de crise.

Au printemps dernier, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros afin de se voir accorder un plan d'aide international. Un cas exceptionnel, dû notamment à la présence massive de capitaux russes dans les banques, mais aussi à un secteur bancaire disproportionné. Ce plan préserve donc le patrimoine des petits épargnants, dans la lignée de la garantie des dépôts bancaires qui garantit les dépôts en dessous de 100.000 euros au sein de l’Union européenne.

Cependant, même si la garantie des dépôts bancaires semble finalement respectée, sa mise en question a créé une inquiétude durable chez les épargnants. Ainsi, 41% des Français interrogés au printemps par l’Ifop estimaient que leurs dépôts pourraient être taxés en cas de crise.

Les risques d'une telle décision

Forcément, la difficulté d'une telle exécution serait d'éviter les fuites de capitaux. Les citoyens devraient avoir l'assurance que personne ne puisse y échapper. De plus, l'Etat devrait recueillir suffisamment de confiance pour que la ponction n'ait lieu qu'une fois. Un manquement de l'Etat dans l'une de ces assurances pourrait avoir des conséquences sociales lourdes.

En Espagne, l'Etat a imposé une taxe de 0,2% sur le montant des dépôts. A la différence des cas italiens ou chypriotes cités plus hauts, ce sont les établissements et non les épargnants qui ont été touchés. En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe a évité un phénomène de panique. Dans le même temps, les frais bancaires ont subitement augmenté. Cherchez le lien...

Pour JP Morgan, s'exprimant sur le cas espagnol dans La Tribune, "cette taxe pénalise l’épargne en période d’austérité". Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux évident". Du reste, pour JP Morgan, cette "incertitude" n’est jamais "la bienvenue" et conduit à "accélérer les retraits aux guichets". Derrière ce phénomène, le "bank run" (ruée des épargnants aux guichets), plus grande terreur du secteur bancaire.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Fascisme-socialiste français

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island girl 12/09/2014 16:38


Je n'ai jamais eu confiance dans les banques,je m'arrange autrement...

marco 10/09/2014 22:29


Primo,je suis frontiste,secundo je vire mon épargne dès que je sentirais le risque,et j'espère que tout le monde fera de même,ça aura l'avantage d'emmerder le gouvernement et les banques par
dessus le marché.

aupied 10/09/2014 18:55


Bonjour , est-ce a nous a payer les dépenses , de ce gouvernement , qui distribuent notre argent , a des bons a rien qui viennent d'ailleurs uniquement pour pondre leurs minots , avoir toutes les
aides possibles et inimaginables , (et nous qui avons bosser toute notre vie il faut sans arrêt se justifies ) le gouvernement qui vadrouille sans arrêt qui paye , ( pas eux) pourquoi eux ne
mettraient-ils pas la main a la poche , il ne faut pas qu'ils oublient que c'est nous qui les faisons bouffer ? car la plupart savent tout juste soulever un stylo, il faut que le gouvernement
ouvrent enfin les yeux et stoppe l'immigration , et dieu sais si je ne suis pas raciste , mais j'estime que charité bien ordonnée commence par soi-même POUR CE Libérer de ce fléau , VOTONS MARINE
LE PEN la seule capable de redonner le BLASON A NOTRE FRANCE 

Epicure 10/09/2014 18:02


MLP est aussi désemparée que les autres! Mais elle ne ment pas et ne promet rien! Elle dit avoir DECIDE de FAIRE CE qu'elle dit. C'est déjà énorme.


Mais préparez vous, ciroyens, à 15 ou 20 ans de travail de privations (et de guerre civile.?!)

L'EN SAIGNANT 10/09/2014 17:56


Tous aussi salauds les uns comme les autres de Droite comme de gauche (Lagarde n'est pas de gauche) ceux qui dilapident sans compter nos avoirs gagnés à la sueur de notre front et non par
PARASITARISME ORGANIQUE comme eux, qui savent si bien s'en foutre plein les poches et trouveront le moyen de se distraire d'un tel dispositif. Passé cela, il y aura encore moins de limites à
leurs dispendieux instincts ..!. FRANÇAIS RÉFLÉCHISSEZ BIEN, DANS CE CONTEXTE DÉLIQUESCENT ACTUEL, IL N'Y A  QUE MARINE LE PEN QUI PEUT NOUS ÉVITER DE TELLES CATASTROPHES .... ! N'ÉCOUTEZ
PAS CES TRISTES SIRES VOUS EN DISSUADER.

Epicure 10/09/2014 17:52


Les Richjes que je connais ont depuis longtemps ouvert des comtes en dollar aux USaA ou ailleurs. Légalement en Suisse! et bien malin le gouvernelment qui ira chercher en Suisse le % de
taxation?????


Allons, la fin des fourmis c'est la faim léthale des cigales. Car IL N Y AURA SIMPLEMENT PLUS DE FPOURMIS


J'ai déjà commencé à claquer tout et depuis dix ans ne mets rien de côté en essayant de donner de la main chaude, à mes petits enfants!