le footeux Basile Boli, habitant à Neuilly sur Seine, dans le collimateur de la Justice

Publié le 3 Février 2013

Islamofoot  Après le foot, les affaires, les accointances politiques… et le possible dérapage. Basile Boli, joueur de football de talent, admiré pour un incroyable coup de tête lors du match de l’Olympique de Marseille contre l’AC Milan en 1993, qui a permis à l’OM de Bernard Tapie de remporter la Coupe d’Europe des clubs champions, est convoqué devant le tribunal correctionnel de Nanterre aujourd’hui. Basile Boli, 46 ans, doit s’expliquer sur l’utilisation de près de 600000 € de subventions de l’Etat versées à son association, Entreprendre et réussir en Afrique (ERA), basée à Neuilly-sur-Seine. Précisément, l’ancien champion du ballon rond est poursuivi pour « abus de confiance ». De même que son ancien directeur général, Patrick Givanovitch.

Aide au retour des migrants africains

En créant son association pour aider les migrants à « entreprendre et réussir en Afrique » en septembre 2007, Basile Boli réalisait presque un rêve, au moins un projet lui tenant très à cœur.

La sarkozie lui a permis de lui donner forme. Début 2007, avec Bernard Tapie, le footballeur s’est rapproché du candidat Nicolas Sarkozy jusqu’à le soutenir. Après l’élection du 6 mai 2007, l’équipe de l’UMP l’a aidé à concrétiser son projet. Le parti présidentiel d’alors lui a confié le poste de secrétaire national chargé du codéveloppement. Parallèlement, Basile Boli crée l’association, qui sera financée par l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (Anaem), devenue l’Office français de l’immigration. ERA et l’Anaem signent une convention de trois ans, selon laquelle une subvention de plus de 1,8 M€ sera versée par tranches, tous les six mois.

L’objectif assigné en contrepartie : 700 dossiers d’aide au retour. Au bout de six mois d’activité, un commissaire aux comptes se penche sur les finances de l’association. Une partie des dépenses semble injustifiée, fantaisiste. Les factures liées aux voyages sont énormes, les salaires importants, la gestion paraît aléatoire. Et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Après moins d’un an d’activité de l’association, l’Anaem bloque définitivement les versements.

Les doutes du commissaire-enquêteur

Le commissaire aux comptes a fait part de ses doutes au parquet de Nanterre. Aussi, le 21 février 2009, Philippe Courroye, alors procureur, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Basile Boli est interrogé en garde à vue en novembre 2009, se dit «injustement soupçonné», puis l’enquête se poursuit encore quelques mois.

Elle révèle une utilisation inappropriée des fonds versés. En septembre dernier, le procès a été fixé à la date d’aujourd’hui. Cependant, Basile Boli ne devrait pas avoir à s’expliquer ce jeudi. Un des avocats du dossier étant retenu dans une autre affaire, le procès sera vraisemblablement reporté à début juillet.

Le Parisien

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Du côté des médias

Commenter cet article

DURADUPIF 03/02/2013 18:22


Un des nombreux France afrique qui se perd dans des méandres fluviaux dont les fleuves d'afrique ont le secret. Dieuleveux, les crocodiles aussi. Revoir les prévisions d'Alfed Sauvy. Pauvre
Europe, Pauvre France...