Le Front National, la grande peur de Hollande...

Publié le 21 Juillet 2014

Le Parisien

Élysée. Et si 2017 ressemblait à 2002, avec le candidat socialiste à la présidentielle éliminé dès le premier tour ? Le président prend le péril Marine Le Pen très au sérieux.

 

François Hollande ne voit plus la vie en rose. Et si le candidat de gauche n'était pas au second tour en 2017 ? Si le séisme du 21 avril 2002, quand  fut balayé par Jean-Marie Le Pen, se renouvelait ? Ce cauchemar est pris très au sérieux par le . « Je me prépare pour qu'en 2017 on ait un bilan qui permette à la gauche d'être au deuxième tour et de gagner l'élection », confie-t-il à ses visiteurs.

Comme s'il avait un doute sur le sujet...

Au PS aussi, c'est la grande trouille. Nombre d'élus pensent que sa seule chance de gagner est d'arriver derrière une Marine Le Pen qui virerait en tête au premier tour. « On sera dans une présidentielle à un tour. Celui qui arrivera au second tour avec elle sera élu », prédit une figure de la majorité, qui pense la France « mûre pour une aventure populiste ».

« On a eu un 21 avril primo-ministériel, on peut avoir un 21 avril présidentiel », redoute un fidèle du chef de l'Etat. Le FN au second tour ? « Ce n'est pas un risque, c'est une réalité », lâche Hollande, inquiet de voir l'extrême droite prospérer en silence.

 



Tout faire, donc, pour passer le premier tour ! Bien qu'il s'en défende, il a entamé les manoeuvres pour la présidentielle. « Il a lancé sa campagne de premier tour, comment rassembler son camp », décrypte un ami.

Son obsession : ressouder une gauche éparpillée façon puzzle, reconquérir son électorat déçu. D'où les réformes annoncées le 14 juillet pour 2015 et 2016 sur le droit de vote des étrangers, les frais de santé, le grand âge ou la jeunesse : des « marqueurs de gauche », dit-il. « Il faut que la gauche puisse être fière de ce qu'on a fait. Montrer que sur cinq ans on n'a pas fait qu'une politique économique, mais aussi avancer le progrès. » Pas évident quand on passe, au mieux, pour un centriste. Il l'avoue : « Ce qui est très difficile, c'est de mener une politique qui n'est pas distributive, où on n'est pas généreux comme un dirigeant de gauche le souhaiterait. »

Minoritaire dans son camp


Hollande regarde aussi de près ce qui se passe à l'UMP et l'UDI.

Qui aura-t-il face à lui ? Il est convaincu que Nicolas Sarkozy veut reprendre la tête de son parti. Problème : l'ex-président sera un excellent candidat de premier tour s'il se présente en 2017, avec un socle très solide (74 % des sympathisants UMP selon Ipsos). François Hollande, lui, est minoritaire dans son camp (44 % des sympathisants PS).

Il y a autre chose. L'exécutif a reçu une douche froide en découvrant fin juin les chiffres de l'Insee sur l'économie. « Ça ne bouge pas, ils ont pris un gros coup sur la tête », glisse un hollandais. Mercredi en Conseil des ministres, Michel Sapin (Finances), d'habitude optimiste jusqu'à la caricature, a plombé l'ambiance. « Il a enlevé ses lunettes roses, sur le thème rien ne va plus », glisse un conseiller gouvernemental. Officiellement, Hollande continue donc à défendre son pacte de responsabilité pour les entreprises. Mais il a compris que l'économie ne peut plus être l'alpha et l'oméga de son action, que les résultats ne sont pas pour demain. Faut-il y voir un signe qu'il évolue ? Hollande a reçu les députés PS « frondeurs » Jean-Marc Germain et Pierre-Alain Muet.

Le président, de fait, est entré dans une phase d'introspection. Il est plus blessé qu'il ne veut l'avouer par son impopularité, par les sifflets. Il se sent un peu isolé à l'Elysée. En témoigne ce drôle d'aveu. Non, jure-t-il, il n'a pas traité Sarkozy de « prisonnier » le 14 juillet ! Il rit : « C'est moi qui suis prisonnier ici ! » Il épluche les sondages. « C'est un travail de long terme, sur le rapport entre les Français et moi. » Il a souri en découvrant que des médias le comparaient à Machiavel, lui qui rêve de consensus. « Il vaut mieux passer pour Machiavel que pour un naïf absolu... », souffle-t-il.

Pour réussir, il compte sur Manuel Valls, qu'il veut garder jusqu'au bout. Sera-t-il candidat à tout prix ? Les hollandais n'ont guère de doute. Comme dit l'un d'eux : « La politique, c'est toute sa vie. Il a fragilisé sa vie personnelle, il n'a pas de fortune à lui. Il ne va pas faire des conférences ! »

Le Parisien

 

Pour ma part, je pense que 2017 sera notre seule chance vu la démographie galopante de l'immigration que les "gaulois" puissent s'exprimer au fond. C'est à dire en mettant au pouvoir des femmes et des hommes patriotes qui remettent les pendules à l'heure et rétablissent l'autorité républicaine à travers une Police et une Justice dignent de la France que nous aimons, celle d'une lumière indépendante, d'une force souveraine dans une Europe des Nations et d'une armée respectée par tous.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 21/07/2014 18:11


Article 35 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793


Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

marie-plume 21/07/2014 17:42


Mon Dieu! Que d'inutiles palabres! Vivons le quotidien, il n'est déjà pas mal épicé! Le reste préparons-le à notre niveau en dépouillant ces gens qui ont laissé faire et continuent leur basse
besogne! de tous leurs statuts.... Il est bien dommage que nul dans l'opposition, et même au RBM, n'ait l'idée de fédérer et organiser une manifestation de tous les Français rejetant ce
gouvernement... Pourtant il y en a des sujets de contestation pour faire descendre la populatuon dans la rue...On attend le déluge! 

L'EN SAIGNANT 21/07/2014 17:19


Oui mais il fait tout pour se retrouver seul avec Marine au second tour, comptant sur la majorité de pleutres-électeurs sensibles à l'épouvantail F. N. tellement bien brossé, ce qui lui donne,
dans un tel cas de figure, des chances de l'emporter ... !