Le gaullisme c'est "une certaine idée de la France" bien loin des partis dits de droite aujourd'hui! Par Gérard Brazon

Publié le 13 Septembre 2012

Gérard 60 ans-2- 2012Je suis de droite, d'essence bonapartiste version second empire, et de fait, gaulliste. De ce gaullisme qui ne met pas le peuple de côté en lui refusant la parole et en lui interdisant de fait, les référendums.

Aujourd'hui, ce qui se rapproche le plus du gaullisme ne se trouve pas à l'UMP prétendue de droite et bien sûr pas à gauche.

Aujourd'hui, ce qui se rapproche le plus du Bonapartisme et du Gaullisme c'est le discours du Front National à travers Marine Le Pen et Florian Philippot. On m'aurait dit cela il y a quelques années, j'aurais souri à l'outrance même si je n'ai jamais eu Jacques Chirac dans mon coeur et que je l'ai toujours considéré comme un radical-socialiste opportuniste. Pour moi, le général De Gaulle n'avait pas de remplaçant tant les discours tenus par cette droite s'éloignaient de plus en plus "d'une certaine idée de la France". A cette époque d'ailleurs, cela me valait déjà une volée de bois vert pour insulte à la Chiraquie. Mais je suis attaché à ma liberté de penser et à la libre expression. 

Aujourd'hui donc, et devant cette europe liberticide, je sais que jamais le général De Gaulle ne l''aurait accepté, tant cette idée d'europe fédérale est éloignée de l'idée de la France souveraine et indépendante. Lisons d'ailleurs ce qu'il disait:

- L’essentiel pour jouer un rôle international c’est d’exister par soi-même, en soi-même chez soi. (1959)

 - Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la République. (1963)

 - On peut faire des discours sur l’Europe supra nationale, ce n’est pas difficile : Il est facile d’être un jean foutre ! (10 juin 1965) 

Demandez aux adhérents de l'UMP qui a changé de politique. Qui les a trahis dans les convictions du gaullisme. Ils sont aujourd'hui sous la coupe de dirigeants qui ont trahi De Gaulle et la France souveraine au point qu'il est véritablement indécent de les voir se "recueillir" devant la tombe du général De Gaulle dont ils piétinent chaque jour les enseignements. 

Alors aujourd'hui et pour conclure, je suis bien obligé de constater que c'est bien le FN qui se rapproche le plus d'une "certaine idée de la France" en exigeant que la parole soit donnée au peuple de France. Une parole qui doit être respectée et non bafouée comme a osé le faire Nicolas Sarkozy en 2008 avec son traité de Lisbonne. Que cela plaise ou non aux pseudos gaullistes qui sont encore à l'UMP.

Gérard Brazon

Toute reproduction est libre de droit et même conseillée avec toutefois le signalement de l'auteur, de la traductrice et du site www.gerard-brazon.com/ Merci d'avance 

****

Tribune libre de Florian Philippot, Vice-Président du Front National

Les gouvernements français ont pris la très fâcheuse habitude de se priver de l’avis des Français sur ces grands sujets qui déterminent pourtant la politique de la nation et le destin de la France.

En 2008, Nicolas Sarkozy demandait au Congrès de ratifier le Traité de Lisbonne, décalque parfait de la Constitution européenne que les Français avaient rejetée de la manière la plus claire possible trois ans auparavant par référendum.

Quatre ans plus tard, il faisait ratifier par nos assemblées le mécanisme européen de stabilité (MES), première étape vers la mutualisation des dettes européennes. Sans que les Français en aient été vraiment informés, ils sont désormais mécaniquement solidaires des pertes réalisés par d’autres pays de la zone euro, au nom du sauvetage illusoire d’une monnaie unique désastreuse.

François Hollande met ses pas dans ceux de son prédécesseur en soumettant à ratification parlementaire, et non référendaire, le nouveau Traité budgétaire conçu par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

L’esprit des institutions de la Vème République exigerait pourtant que ce Traité fondamental soit directement soumis au verdict des urnes.

Si nous demandons avec Marine Le Pen un référendum sur le Traité budgétaire, c’est au moins pour deux raisons essentielles :

Il en va d’abord de notre souveraineté nationale, et donc in fine de la démocratie et des valeurs de la République.

Entre autres monstruosités antidémocratiques, la mise en place de la bien mal nommée « règle d’or », véritable chape de plomb pour les peuples d’Europe, contraindra encore davantage la souveraineté budgétaire de notre pays. Alors que nous n’avons déjà plus la main sur notre monnaie, perdre le contrôle du budget reviendrait à se priver de tous les leviers utiles à la conduite de la politique de la nation. C’est par voie de conséquence tout l’édifice démocratique, déjà largement lézardé, qui est menacé d’effondrement.

Il s’agit ensuite de tenir compte de l’écart abyssal entre les votes des parlementaires français sur l’Europe, et l’avis des Français, résultat d’un mode de scrutin contraire à tout principe représentatif et d’un consensus implicite mais parfait entre l’UMP et le PS sur la question européenne.

En 2005, quand 93% des parlementaires approuvaient la Constitution européenne, près de 55% des Français disaient non.

Opter pour la mutualisation des dettes, le transfert de nos libertés de peuples à des technostructures non élus et l’Europe antisociale à vocation fédérale n’est pas un choix anodin. Il détermine notre vision de la nation et pèse sur la vie quotidienne de chaque Français.

Depuis trop longtemps maintenant, la «construction» européenne, davantage assimilable à une destruction des nations et de la démocratie dans ce qu’elle produit, se fait en dehors des peuples.

Main dans la main, les deux partis alternativement au pouvoir depuis 30 ans, UMP et PS, ont fait passer leur euro-fanatisme avant les principes les plus élémentaires de la démocratie.

Il faut mettre un coup d’arrêt à cette dérive : l’organisation d’un référendum sur le nouveau Traité peut être l’occasion idéale d’organiser le débat qui manque et de redonner aux citoyens le rôle qu’ils n’auraient jamais dû perdre : celui de décider de leur avenir.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

mika 13/09/2012 12:04


Ce qu'écrivent les intellectuels Bretons sur le site contre culture http://www.contreculture.org/


L'intégration : Un
danger pour les Blancs, une arnaque pour les autres


La façon dont de Gaulle a mené la décolonisation ne peut se comprendre sans que soit éclaircie son idée de la France
: Une nation blanche et
chrétienne d'abord, une et indivisible ensuite.


" Nous avons une responsabilité, celle de jouer le rôle de la France ; Ce rôle, dans mon esprit comme dans le
vôtre, se confond avec un rôle chrétien. Notre pays ne serait pas ce qu'il est, c'est presque banal de le dire, s'il n'était pas d'abord un pays catholique."


(Discours de Rome, le 27 juin 1959)


" Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur
nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L'élément décisif pour moi, c'est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays
est un pays chrétien et je commence à compter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs. "


(David Schoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Ed
Julliard,1965)
Cette "certaine idée de
la France" explique à la fois son opposition à la Constitution de 1946, qui liquidait l'empire et le transformait en Union française. La Constitution de 1946 faisait de millions d'hommes de
couleur des citoyens français; donc des électeurs et, pire, des futurs élus. 
Ses manœuvres lors de la guerre d'Algérie procèdent d'une même démarche. Dix millions d'arabes pouvaient obtenir, à égalité des blancs, le droit de vote et l'éligibilité. Selon J.R.
Tournoux, il pense que "sous les effets de la démographie galopante des Musulmans et des conséquences de l'intégration, La France ne serait plus la France".  Il
préférera sacrifier l'indivisibilité et abandonner l'Algérie, tout en évitant que trop de Harkis ne se réfugient en métropole, quitte à les livrer à la vengeance du FLN.



Sa politique envers le communisme n'a rien d'idéologique, ni de définitif. Il en donne les raisons en privé :


" Les communistes russes sont des traîtres à la race blanche. Un
jour, ils redeviendront solidaires de l'Europe. " 


(cité par J.R. Tournoux, La Tragédie du Général, Ed. Plon, p
365).