Le général de Gaulle avait ce mépris des médias. C'est pour ça que les médias le détestent.

Publié le 1 Juin 2011


 

 

 

Du grand, du beau, du général de Gaulle. Le dernier homme d'état que connu la France. Quoiqu'en dise mes amis pieds noirs. 

Il n' y a pas un homme d'état français qui puisse rivaliser avec ce grand bonhomme qui avait le mépris de l'argent et de ceux qui le montraient. Il a refuser sa retraite de Président de la république. 

Certains devraient prendre des leçons de maintien, des leçons de courage politique, des leçons de modestie! Certains surtout devraient cesser de parler du gaullisme car ils n'ont rien de gaulliste. 

Gérard Brazon

 

« Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole.

Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse. Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation.

Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre. Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu’à moi, ont dominé.

La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.

Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nancy VERDIER 01/06/2011 21:05



Ah! il avait le sens des formules le Grand Charles..!!! La "chienlit", "limmonde" "arroser les chrysanthèmes" : très bien.  Mais il y en trois qui n'ont pas plu du tout : "Je vous ai
compris" , "Peuple sûr de lui et dominateur" et " Vive le Québec Libre".  Ce qu'il dit de la bourgeoisie est vrai pour la Haute-Bourgeoisie traditionnelle et catholique, celle de l'industrie
et de la finance, qui a peut-être encore gagné en faisant du marché noir pendant la guerre et qui a coopéré avec Vichy. La petite bourgeoisie, celle qui est en train de disparaître aujourd'hui a
vu le jour durant les 30 glorieuses et manifestement De Gaulle était passé à côté... Comme il était passé à côté du babyboom et du modernisme (un des ministres de De Gaulle avait décrété que le
téléphone était un gadget. D'où les 20 ans de retard de la téléphonie française, rattrappées depuis). De gaulle était resté sur son piédestal et il n'a pas vu venir "Mai 68 ". Il est même allé
chercher de l'aide en Allemagne, vieux réflexe. Je pense qu'il était d'une autre époque, mais qu'il a été nécessaire à une vision grandiose de la France. Peyrrefitte a été un de ses meilleurs
ministres avec Malraux. Par contre, c'est exact, l'argent et le luxe ne l'intéressaient pas, il était au service de la Nation.