Le gouvernement doit changer de "tonalité" pour remèdier à la crise du logement

Publié le 6 Février 2013

Crise du logement : 700 000 Français exclus du logement

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Si le constat est juste, le remède proposé par la fondation Abbé Pierre est pire que le mal.


 

Au-delà des agitations politiciennes, des affirmations idéologiques et des coups de menton des grands « yakas », la réalité du problème du logement prend un vrai visage et une réalité palpable lorsque la fondation Abbé Pierre rend son rapport annuel sur le « mal-logement ».

Une situation qui empire d’année en année

À travers le logement, c’est à une description précise, émaillée d’exemples, de la misère qui gagne notre pays que la Fondation se livre. La multiplication des familles mono parentales qui appauvrit, le chômage de plus en plus long, de plus en plus lourd, le nombre croissant de Français n’ayant que le RSA pour vivre, la misère, la vraie, pas celle des banlieues, qui touche les zones rurales, les communes péri urbaines, la pauvreté cachée de ceux qui n’ont plus que les terrains de camping payés à la semaine comme solution d'hébergement, l'entassement dans des lieux sordides où le manque d’hygiène provoque la résurgence de maladies que l’on croyait éteintes chez nous, les retraités qui quittent les villes et font valoir leurs droits à des logements sociaux dans des communes qui n’arrivent déjà pas à satisfaire les besoins locaux…

Mais avions nous besoin de ce rapport pour savoir tout cela ? Ne voyons nous pas surgir de temps en temps des illustrations de cette réalité ? Qui n’a pas vu, le long de son parcours en train le matin surgir ici ou là, le long de la voie ferrée des cabanes de planches et de bâches ? Qui ne s’est pas étonné au moins une fois de voir des gens entrer et sortir de campings en plein hiver dans des zones non touristiques ? Qui n’a pas remarqué un matin de bonne heure sur un parking de zone industrielle une voiture dont les vitres étaient pleines de buée ?

Le rapport a cet avantage d’être précis et à chercher à quantifier. Plus de 10 millions de personnes seraient touchées par la crise du logement et 3,6 millions subiraient le « mal-logement ». Des cabanes aux squats, en passant par le camping à l’année, « l’exclusion du logement est devenue un phénomène massif qui touche au moins 700.000 personnes », indiquent les auteurs du rapport. Autre constat que fait l’association, les ordres d’expulsion commencent à grimper : près de 119.000 décisions de justice ont été prononcées l’an dernier, soit 3.000 de plus qu’en 2011. Alors que les revenus de ceux qui disposent encore d’un emploi stable stagnent (voire diminuent par l’augmentation de la pression fiscale), les dépenses de logement explosent dans les budgets des ménages. Entre 2000 et 2010, les loyers ont augmenté de 47% dans le parc privé et de 29% dans le parc social. Forcément, le nombre d’impayés s’envole et le financement des dispositifs de soutien, comme le Fonds de Solidarité Logement (FSL), est de plus en plus sous tension.
Du fait de la hausse continue du chômage l’an dernier et d’une précarité croissante, les relais d’intervention d’urgence (centres communaux d’action sociale, associations) sont submergés par les appels au secours.

Après le constat, vient la conclusion : « le bouclier de la protection sociale n’est plus calibré pour répondre aux problèmes d’exclusion ».

Des bribes de solutions qui laissent perplexes

Les propositions ou pistes de réflexion de la Fondation peuvent laisser perplexes. Application plus rigoureuse de la loi sur le « droit au logement », plus de sévérité dans la mise en application de la loi sur le relèvement du seuil minimal de 25% de logements sociaux, imposition d’une « mixité sociale » dans les métropoles régionales au marché immobilier tendu, les zones touristiques du littoral et certaines zones transfrontalières qui connaissent un phénomène de ségrégation territoriale et relèguent les « mal-logés » extra-muros…

Bref, des mesures qui ne font que renforcer une politique que ce même rapport dénonce comme étant terriblement inefficace, des mesures qui vont à contresens du mouvement naturel. Nous savons, après cinquante ans d’expérience, que la mixité sociale est un leurre idéologique. À chaque fois que vous imposez une population exogène dans un quartier ou une ville, vous créez un phénomène de rejet qui presque toujours, prend la forme d’un départ de la population d’origine remplacée par des membres de la population imposée. Après quelques années, vous avez modifié la composition sociale du quartier en question, mais vous n’avez pas plus de mixité.

Je suis étonné que la plupart des intervenants sur le sujet du logement se contentent de raisonner à périmètre de marché constant. Mais peut-on en vouloir à une association dont le but est de soulager les misères « hic et nunc » de ne pas prendre le recul nécessaire à une réflexion en profondeur ?

Les racines du mal

Pourtant, il y a unanimité sur le constat (y compris dans le rapport de la Fondation de l’abbé Pierre), même si nous ne le formulons pas tous de la même manière. Le marché français du logement ne connait que deux problèmes, l’un survenant conséquemment à l’autre : le déficit d’offre et la paupérisation des demandeurs.

Or, en quoi le fait d’imposer la mixité sociale ou de réquisitionner quelques centaines de logements va résoudre l’un ou l’autre de ces problèmes ?

À la base du grave problème de logement que connait notre pays est le mode de financement de notre système social. 50% des revenus d’un salarié étant prélevés en amont de son salaire, ce dernier est sous évalué et rend la part « logement » lourde, voire trop lourde. L’État tout puissant croit pallier ce problème (qu’il génère) par des HLM dont il n’est pas capable d’assurer la construction en assez grand nombre pour absorber l’accroissement de la demande toujours plus importante d’année en année. Toujours plus grande car l’appauvrissement augmente le nombre de Français admissibles aux HLM, car ceux qui y sont ont tendance à faire ventouse, car il y a un accroissement de la population d’année en année, car la multiplication des familles monoparentales augmente le besoin, car chaque année 200 000 étrangers (l’équivalent d’une grosse ville) s’installent dans notre pays, créant une demande nette (il ne libèrent, par définition, aucun logement). L’État croit aussi résoudre le problème par des aides (APL). Sauf que la demande augmentant, les charges sur le travail augmentent, provoquant plus de chômage, donc de demandeurs…

Soigner le mal à son origine

Il semble évident que nous sommes au bout de la logique. L’attitude dogmatique et idéologique qui prévaut aujourd’hui est un emplâtre qui va (peut-être) satisfaire quelques beaux esprits mais en rien résoudre le problème. Comment voudrait-on nous faire croire que l’État dont la principale préoccupation dans les années qui viennent sera de réduire son déficit de fonctionnement tout en maintenant le réservoir électoral des fonctionnaires va trouver les ressources nécessaires à la construction de 800 000 logements sociaux ? Cet objectif n’a d’éventuelles chances d’être approché qu’à condition que l’investissement privé s’engouffre dans le projet. Sans nous étendre sur l’effet déplorable que le risque « réquisition » peut faire planer sur des investisseurs privés, la paupérisation des demandeurs rend peu rentable, donc peu incitatif la construction privée. Reconnaissant cet état de fait sans l’avouer, l’État instaure des incitations fiscales, histoire de ramener l’investissement à un niveau acceptable de rentabilité. Si vous supprimez ces incitations, c’est la catastrophe que nous connaissons.

Sans faire de l’Allemagne un exemple en tout, reconnaissons que le marché y est beaucoup plus serein. Il n’y a quasiment pas de problème de logement, les Landers, depuis la reconstruction, n’ont cessé de construire ou d’inciter à la construction. Dès lors, les loyers sont « raisonnables », puisqu’il n’y pas de pénurie de logement (toujours cette sacrée loi de l’offre et de la demande), que le chômage est faible et que les propriétaires ont la possibilité d’expulser les locataires dès le deuxième loyer impayé. Pas de surcoût d’assurance, pas de crainte de se retrouver avec deux ans sans revenus.

Le gouvernement n’a pas les moyens de sa politique

Le déséquilibre qui existe entre l’offre et la demande en France trouve son origine dans les charges sociales qui pèsent sur le travail et qui paupérisent les demandeurs. Plutôt que s’attaquer à ce problème, le gouvernement a choisi une autre voie. Celle des mesures autoritaires, fascisantes ou communisantes. Il n’y a qu’une voie pour que cela ait une chance de fonctionner : construire, construire, construire à tour de bras (c’est ce qu’ont fait tous les régimes fascistes dans le monde), il rééquilibrera ainsi le marché et dégonflera les prix. Le problème, c’est qu’il n’a pas les moyens de sa politique et que comme on ne rame pas éternellement à contre courant, il viendra un jour où il faudra prendre les bonnes mesures… Un jour, plus tard, « trop » tard ?

Contrepoints, le nivellement par le Haut // Lire aussi :

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

Commenter cet article

Pivoine 06/02/2013 15:21


Il y a un an de cela, Zemmour et Naulleau avaient invité dans leur émission un représentant de l'association Emmaüs. Zemmour disait, de façon très pertinente, que tant que l'on n'arrêtera
pas l'immigration, la crise du logement ne sera pas résolue. On sait très bien que l'immigration en est la première cause, puisque ces gens-là sont prioritaires pour les logements sociaux.
Mais non, ce représentant ne voulait pas l'admettre, pour lui l'immigration n'est pas un problème. Que voulez-vous, avec des gens qui n'ont rien compris...

Claude Germain V 06/02/2013 13:18


FRANCE DES POLILOPETES POURRIS JUSQU'AU TROGNON......


En realité AUCUN , MAIS VRAIMENT AUCUN PROBLEME DE LOGEMENTS SOCIAL EN FRANCE .....


Il n'existe que DEUX PROBLEMES RECURANTS ENTOURANTS CE PROBLEME PRINCIPAL :


1er PROBLEME : la france est obligée D'INVENTER ET DE CREER UNE "CRISE DU LOGEMENT" pour donner du travail aux entreprises du batiment et a tout ce qui suit derriere ( fournitures et
materiaux divers qui vont avec )





2eme PROBLEME : 90 % de ce qui est construit est construit UNIQUEMENT POUR DONNER ET LOGERTOUTE LA LIE DU MONDE QUI CONTINUE A AFLUER EN FRANCE AVEC LA BENEDICTION DE TOUS LES PARTIS
UMPS-COMMUNISTE QUI NOUS VENDENT AU Tier-Monde  .


 





Quand au SOUCHIEN ,LUI LE VRAI PROPRIETAIRE DE LA FRANCE ,IL EST PREVU QU'IL CREVE DANS LA RUE AU DETRIMENT DE L'ENVAHISSEUR...


 





POUR PREUVE , LES ORDURES ET QUELQUES CENTAINES DE MILLIERS DE VOYOUX-VOLEURS QUI VENDENT ET DIRIGENT LA FRANCE VOUS MENTENT , A VOIR :



On ne manque pas de logements en France 


ww.immobilier-danger.com › Chiffres


22 janv. 2010 – La France possède suffisamment d'appartements et de maisons pour ... Un logement vacant est un logement
vide depuis plus de deux ans. L'INSEE a recensé plus de 1.8 Million de logements vacants en France, dont 330 ...


 


 


Conclusion : pour satisfaire la mafia du beton et faire plaisir aux voyoux de polilopetes , nous pratiquons en France la destruction du patrimoine collectif et
judeo-chretien au detriment DE LA SCIENCE DESTRUTRICE DU BETON-INUTILE ....France = PAYS LE PLUS CORROMPU DU MONDE ....


 


 


VENEZ VOIR LA DESTRUCTION CONCERTE ET COMPLICE PAR LE BETON DE TOUT LE PAYS-BASQUE ...SURTOUT LE B.A.B     .

Claude Germain V 06/02/2013 12:39


FRANCE DES POLILOPETES POURRIS JUSQU'AU TROGNON......


En realité AUCUN , MAIS VRAIMENT AUCUN PROBLEME DE LOGEMENTS SOCIAL EN FRANCE .....


Il n'existe que DEUX PROBLEMES RECURANTS ENTOURANTS CE PROBLEME PRINCIPAL :


1er PROBLEME : la france est obligée D'INVENTER ET DE CREER UNE "CRISE DU LOGEMENT" pour donner du travail aux entreprises du batiment et a tout ce qui suit derriere ( fournitures et
materiaux divers qui vont avec )


2eme PROBLEME : 90 % de ce qui est construit est construit UNIQUEMENT POUR DONNER ET LOGERTOUTE LA LIE DU MONDE QUI CONTINUE A AFLUER EN FRANCE AVEC LA BENEDICTION DE TOUS LES PARTIS
UMPS-COMMUNISTE QUI NOUS VENDENT AU Tier-Monde  .


Quand au SOUCHIEN ,LUI LE VRAI PROPRIETAIRE DE LA FRANCE ,IL EST PREVU QU'IL CREVE DANS LA RUE AU DETRIMENT DE L'ENVAHISSEUR...


POUR PREUVE , LES ORDURES ET QUELQUES CENTAINES DE MILLIERS DE VOYOUX-VOLEURS QUI VENDENT ET DIRIGENT LA FRANCE VOUS MENTENT , A VOIR :



On ne manque pas de logements en France


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22 janv. 2010 – La France possède suffisamment d'appartements et de maisons pour ... Un logement vacant est un logement
vide depuis plus de deux ans. L'INSEE a recensé plus de 1.8 Million de logements vacants en France, dont 330 ...


Conclusion : pour satisfaire la mafia du beton et faire plaisir aux voyoux de polilopetes , nous pratiquons en France la destruction du patrimoine collectif et
judeo-chretien au detriment DE LA SCIENCE DESTRUTRICE DU BETON-INUTILE ....France = PAYS LE PLUS CORROMPU DU MONDE ....


VENEZ VOIR LA DESTRUCTION CONCERTE ET COMPLICE PAR LE BETON DE TOUT LE PAYS-BASQUE ...SURTOUT LE B.A.B     .