Le gouvernement envisage la suppression de la demi-part fiscale pour les étudiants

Publié le 26 Février 2013

Des étudiants en première année de médecine passent leur examen, le 11 décembre 2012 à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Des étudiants en première année de médecine passent leur examen, le 11 décembre 2012 à Marseille (Bouches-du-Rhône).

(ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

FranceTV Info
C'est "un dogmatisme envers les familles". Interrogé par Le Figaro, le syndicat étudiant de droite, l'Union nationale inter-universitaire (UNI), fait part, dans l'édition du lundi 25 février du quotidien, de son inquiétude à propos de la suppression de la demi-part fiscale pour les étudiants, envisagée par le gouvernement. Les parents qui ont des enfants qui suivent des études dans l'enseignement supérieur peuvent les déclarer pour le calcul de leur impôt sur le revenu. Ces demi-parts fiscales permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt de 183 euros par enfant, précise Service-public.fr.

La demi-part fiscale des étudiants pourrait être supprimée pour permettre la mise en place de l'allocation d'études supérieures sous condition de ressources. La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a en effet annoncé mercredi le lancement de consultations pour mettre en œuvre cette allocation, une promesse de campagne de François Hollande. La ministre, qui s'est exprimée devant la presse à la sortie d'une réunion de travail avec l'Union nationale des étudiants de France (Unef), a précisé que les allocations logement ne devraient pas être concernées par ce changement, mais que la demi-part fiscale pourrait être touchée.

"La mesure appauvrira les étudiants"

Si le gouvernement supprimait la demi-part, il fragiliserait la situation financière de plus de 600 000 familles "alors même que ces dernières restent le soutien principal des étudiants", dénonce l'UNI dans Le Figaro"La mesure appauvrira les étudiants issus des classes moyennes", ajoute le syndicat.

Proche de la gauche, le syndicat étudiant Unef plaide pour le redéploiement de cet avantage vers les étudiants. "C'est la seule solution pour augmenter le montant des bourses et le nombre de boursiers", a indiqué Emmanuel Zemmour, son président, auFigaro. 

Les aides aux étudiants doivent vont être globalement remises à plat. Les consultations des représentants des étudiants doit commencer avant la fin février et un "point d'étape"sera dressé fin mars, a précisé le ministère.

Francetv info

par Olivier Vial SUPPRESSION DE LA DEMI-PART FISCALE

La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, prétend préparer une « réforme des aides sociales étudiantes ». Derrière cette formule, c’est en réalité un véritable plan de rigueur pour les étudiants des classes moyennes et leurs familles que s’apprête à présenter le gouvernement.

La Ministre vient d’annoncer qu’une consultation avec les organisations étudiantes serait engagée dans les prochaines semaines, mais à quoi servira cette consultation, puisque la ministre a d’ores et déjà laissé entendre qu’elle supprimerait la demi-part fiscale dont bénéficient les familles des étudiants des classes moyennes.

Le ministère espère ainsi récupérer 1,4 milliard d’euros destiné aux familles des étudiants pour financer sa « fameuse allocation d’autonomie ».

En supprimant la demi-part fiscal, le gouvernement fragilisera la situation financière de plus de 600 000 familles, alors même que les familles restent le soutien principal des étudiants. Selon l’INSEE, 9 étudiants sur 10 bénéficient d’une aide régulière de leur famille. Les aides de la famille sont ainsi la principale source de revenus des étudiants ne vivant plus chez leurs parents selon l’INSEE.

La conséquence de cette mesure sera d’appauvrir les étudiants issus des classes moyennes et de saupoudrer de l’argent sur l’ensemble de la population étudiante qui ne percevrait alors qu’une aide dérisoire de 60 euros par mois.

La suppression de la demi-part fiscale pénalisera les familles, notamment celles des classes moyennes, et réduira les moyens qu’ils peuvent allouer à leurs enfants. Quant à l’allocation d’autonomie promise par le gouvernement, elle sera tout aussi injuste qu’inefficace socialement.

Face à ce plan de rigueur pour les classes moyennes, l’UNI-MET entend se mobiliser et faire entendre sa voix face à un ministère aveuglé par son dogmatisme contre la famille, et demande à être reçu dans les plus brefs délais par Geneviève Fioraso

 uni.asso.fr,

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Claude Germain V 26/02/2013 11:26


Et puis ...... TOUS DES CRONS !!! , "ILS" ont revoté socialiste au lieu de prendre la derniere option pas plus risquée avec Marine .... "QU 'ILS " SE DEMERDENT ,
"ILS" les ont voulu ......"ILS " l'ont .......................................L...

Claude Germain V 26/02/2013 11:22


D'ici que CONBANDIT vienne touiller la merde en France pour nous refaire le coup de mai 68 ????   ......... bien sur que non , suis je bete ...ce sont ses camarades National-Socialistes qui
sont au pouvoir ..... a moins que Merluche 1er s'en mele.......