Le mariage temporaire en droit islamique – une violence sociale légitimée

Publié le 26 Novembre 2010

Un texte déjà ancien de 2007 de Point Bascule. Si l'extrait vous donne en vie de lire l'ensemble de l'article, vous aurez l'occasion de cliquer sur le lien en fin d'extrait.

 

Dossier

18 Novembre 2007

Le mariage temporaire est une institution inconnue dans les pays occidentaux. Chez les musulmans chiites, ce type de mariage, appelé « mariage de plaisir », a une longue tradition. Les musulmans sunnites ont toujours rejeté cette forme de mariage. Depuis une dizaine d’années cependant, le phénomène des mariages temporaires « sans obligations », appelés mariages misyar, s’est répandu chez les sunnites, surtout en Arabie saoudite et dans les autres pays du Golfe.

 

       Ces mariages offrent une couverture religieuse à la prostitution (évitant sans doute la mort par lapidation ou flagellation…). Ils offrent aussi une réponse religieusement sanctionnée aux besoins sexuels des jeunes musulmans, y compris ceux qui vivent en occident. Comme pour les mariages arrangés frauduleux, ils peuvent aussi servir à obtenir des visas d’entrée dans un pays occidental ou pour le trafic des femmes et des enfants. Ils alimentent également le tourisme sexuel arabe et d’autres formes de trafic de personnes dans des pays comme l’Inde et l’Indonésie (Arabian Sex Tourism : http://www.danielpipes.org/article/3022.)

Nous présentons ici une version abrégée d’un texte d’Aluma Dankovitz qui explique la différence entre les institutions sunnites et chiites du mariage temporaire . La traduction de la version intégrale du texte est accessible ici (En bas de l'article)

 

Introduction

 

Dans le mariage misyar (misyar signifie « visite »), l’épouse renonce à certains droits que lui accorde l’islam, comme le droit au domicile conjugal et au soutien financier de son mari. Si le mari a d’autres épouses, la femme renonce à une part équitable du temps et de l’attention de son mari. Dans les pires cas, le mariage est secret. Il n’est pas divulgué à l’autre épouse même si un contrat de mariage est signé en présence de témoins et enregistré devant un juge et que le consentement du « gardien » de la femme est obtenu. Il y a une forte demande pour les mariages misyar via Internet et divers services de messagerie électronique.

 

Dans une fatwa du 10 avril 2006, l’Institut du droit islamique de La Mecque (école sunnite) a formellement autorisé le mariage où « la femme renonce au domicile conjugal, au soutien financier de son mari et à sa part de vie commune avec lui et consent à ce que son mari lui rende visite à son gré, jour et nuit. »

 

La fatwa autorise aussi les « mariages d’amitié » où la femme continue d’habiter chez ses parents. Les époux peuvent s’y rencontrer ou encore se fréquenter ailleurs à leur gré, puisqu’ils ne font pas vie commune. Ces mariages visent principalement à répondre aux besoins des jeunes musulmans établis en Occident qui sont influencés par les rapports entre garçons et filles dans leur entourage et qui souhaitent donner une légitimité religieuse à leur relation.

 

 

           Ceux qui se portent à la défense du mariage misyar disent que cette institution répond principalement aux besoins des femmes qui ont peu de chances de contracter un mariage « ordinaire », à savoir les femmes ayant dépassé l’âge normal du mariage, les veuves et les divorcées. Les détracteurs de cette forme de mariage – y compris la grande majorité des femmes – y voient plutôt une forme d’exploitation de la situation sociale précaire des femmes non mariées dans la société arabe. On reproche aussi à ces mariages d’être conçus dans le seul but de satisfaire la concupiscence des hommes, sans aucune considération pour les besoins des femmes et des enfants issus de ces mariages.

http://www.pointdebasculecanada.ca/article/107-le-mariage-temporaire-en-droit-islamique-8211-une-violence-sociale-legitimee.php

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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