Le parti pris Pro-Palestinien de l’élite diplomatique européenne. Traduction Nancy Verdier

Publié le 15 Mars 2012

Par Peter MARTINO

12 Mars 2012

Traduit de l’anglais par Nancy VERDIER

 

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« Nous avons donné de l’argent aux palestiniens pour qu’ils le distribuent aux pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de la haine. »   Andrew Percy, M.P.

Il n’est pas fréquent de voir un ministre se mettre en colère et réprimander un parlementaire de son propre parti. La semaine dernière, cependant, William Haig, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, qui normalement n’est pas sujet à des sautes d’humeur, et qui est aussi l’un des politiciens les plus influents du parti conservateur au pouvoir, a perdu son sang froid lors d’une discussion très animée avec trente  parlementaires membres des Conservateurs Amis d’Israël (CFI). Ces parlementaires accusaient Haig de faire partie de ce « clan de fanatiques » du Ministère des Affaires Etrangères systématiquement hostiles à Israël.  

« Le Ministère des Affaires étrangères n’est pas pro-palestinien. Je n’ai jamais entendu de tels boniments » rétorqua Haig pris de colère face au MP Douglas Carswell quand celui-ci lui sortit qu’il « était aux ordres » des diplomates pro-arabes du ministère. « Le ministère des Affaires étrangères fait preuve de fanatisme à l’égard d’Israël » dit Carswell. « L’idée même d’auto-détermination au Moyen-Orient est un anathème pour certains au Ministère des Affaires Etrangères. Il est anti-israélien justement parce qu’il est pro-UE  »  

Haig réagit en qualifiant Carswell de « fantaisiste » qui « dit vraiment n’importe quoi ». Carswell cependant, n’était pas tout seul à faire cette critique. James Arbuthnot, un MP Tory très respecté, pria Haig de se montrer « plus constructif » et de ne pas « saliéner » le premier ministre Benjamin Netanyahu, que Haig avait récemment qualifié de « belligérant ». Robert Halfon MP avait dit à Haig : « Les Affaires Etrangères n’ont pratiquement rien fait pour faire cesser la délégitimation d’Israël. Nous devons ouvertement défendre son droit à l’existence. » 

 

 

D’autres se sont montrés également critiques. Nick Boles MP a affirmé que la Grande Bretagne ne condamne pas assez  l’Autorité Palestinienne quand elle glorifie les bombes suicides.  Priti Patel MP Hindou, l’une des jeunes femmes qui monte au parti conservateur a dit : « Nous devons être plus critiques à l’égard des palestiniens du fait qu’ils n’ont pas renoncé à la violence ». Et Andrew Percy MP a ajouté: « Nous donnons de l’argent aux palestiniens pour qu’ils aident les pauvres, mais ils le dépensent dans l’éducation de la haine. »

Carswell a martelé  à Haig : « Les ministres sont censés diriger les politiciens, et non le contraire.  Vous êtes partial et vous dites des choses complètement inacceptables contre un pays ami et démocrate. »  Haig lui a répondu : « Il est  complètement faux d’insinuer que j’obéis à la ligne des Affaires étrangères. Je ne tiens jamais compte de leurs avis ». Par cette remarque, Haig implicitement reconnaissait que les Affaires Etrangères étaient orientées contre Israël.

 

 

L’Autorité palestinienne reçoit 86 millions de livres sterling (soit 135 millions de dollars US) en aide britannique chaque année. L’année dernière il est apparu que l’Autorité Palestinienne avait donné 5 millions de livres en compensation aux familles de terroristes tués lors de leurs activités terroristes et encore 3 millions de livres à 5500 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Ces financements proviennent de fonds prélevés directement sur les contribuables britanniques et européens et ont été dénoncés par le Conservateur MP Philip pour être une « sinistre farce » et « profondément impardonnables ». Cependant la Grande Bretagne n’a pas réduit son aide à l’Autorité Palestinienne.

Les diplomates du Ministère des Affaires Etrangères partagent la plupart des opinions de leurs collègues dans les autres états membres de l’Union Européenne. Ils appartiennent à l’élite cosmopolite qui favorise le transfert de la souveraineté nationale vers les institutions européennes de Bruxelles, avec pour but ultime de transformer l’Europe en un véritable état fédéral. Il est hautement paradoxal que les ministères concernés dans les divers états européens, dont la mission explicite à l’origine était de promouvoir les intérêts nationaux de leurs pays et d’en défendre la souveraineté, en sont arrivés aujourd’hui à haïr cette tâche toute particulière.  

Ils sont d’autant plus pro-EU qu’ils sont anti-Israël dit Carswell. C’est comme s’ils méprisaient Israël parce que c’est la dernière nation occidentale qui sans honte défend ses intérêts nationaux ce que les nations européennes  n’osent  plus ou ne veulent plus faire. D’où ce reproche à Netanyahu qualifié de « belligérant ».    

 

 

En plus des aides bilatérales en faveur des palestiniens, la Grande Bretagne donne également des sommes importantes à l’Autorité Palestinienne à travers  l’Union Européenne.  L’UE a commencé à distribuer des fonds aux palestiniens en 1971. Ces fonds ont augmenté de façon spectaculaire après la signature des accords d’Oslo en 1994.  Depuis le début de la Seconde Intifada en 2000, l’aide de l’UE qui était initialement fournie sous forme d’assistance au développement a été recentrée en aide directe à l’Autorité Palestinienne et au développement de ses institutions.  

L’UE ne semble pas inquiète  du fait que l’Autorité Palestinienne soit en proie à la corruption. En 2005, l’OLAF, le bureau anti-fraude de l’UE avait mené une enquête sur des allégations d’utilisation frauduleuse de fonds pour soutenir les activités terroristes.  L’OLAF n’avait pu « conclure à des preuves formelles » bien qu’il admettait  « ne pouvoir exclure la possibilité de détournement de fonds sur le budget et autres ressources de l’Autorité Palestinienne, étant donné que la capacité d’audit interne et externe à l’Autorité Palestinienne est encore sous-développée ».   

Plutôt que de suspendre son aide financière, l’UE l’a augmentée. Tandis que les gouvernements européens imposent des mesures d’austérité à leurs propres contribuables, on demande à ces derniers de donner davantage aux palestiniens. L’an passé, le Parlement Européen a décidé d’augmenter de 100 millions d’Euros l’aide européenne aux palestiniens.

Le parti pris  pro-palestinien affiché par les responsables des politiques étrangères de Grande-Bretagne et d’Europe est peu compréhensible à moins d’y voir une tentative d’ouverture de l’Europe dans la perspective de forger une alliance avec le monde islamique.

 

 

Dans son livre Eurabia l’historienne Bat Ye'or démontre que les responsables de l’UE sont en train de créer un axe europe - pays arabes.  En fait, l’idée d’une alliance euro-islamique est beaucoup plus ancienne que l’UE, qui fut établie en 1957. Cette idée était déjà présente lors d’une réunion du Comité pour la Palestine  organisé au Cabinet britannique, le 20 avril 1939, au cours de laquelle le premier ministre Neville Chamberlain avait  dit à ses ministres qu’il était d’une « extrème importance » d’un point de vue stratégique «  d’avoir le monde musulman de notre côté » et d’ajouter : « Si nous devons offenser l’une des parties, il vaut mieux offenser les Juifs plutôt que les arabes. »   

Le plan qui consiste à sacrifier les juifs en échange d’une politique arabe d’apaisement avait refait surface après la crise pétrolière de 1973, lorsque les arabes avaient utilisé l’arme du pétrole contre les pays qui s’étaient alliés avec Israël lors de la guerre israélo-arabe du Kippour cette même année. En échange d’une livraison régulière de pétrole, l’UE promettait de donner aux pays arabes une assistance technologique et une assistance économique, d’accueillir un grand nombre d’immigrants arabes, qui seraient autorisés à préserver leur culture,  et de forger une politique étrangère euro-arabe commune. 

A l’appui de sa thèse, Bat Ye’or fait référence à des documents officiels, des accords et des « directives » (extraits de la législation UE). « Eurabia » dit-elle « représente une réalité géopolitique envisagée en 1973 au travers d’un système d’alliances informelles entre d’un côté l’Union Européenne et de l’autre  les pays arabes de la Méditerranée ». Ce système fut synchronisé sous les auspices de l’association de dialogue Euro-Arabe (EAD) crée en juillet 1974 à Paris. Des  comités d’études  toujours présidés en binôme par deux délégués, l’un européen et l’autre arabe planifient les actions à mener, les organisent et surveillent l’application des décisions.   

 

 

Bat Ye'or défend l’idée que la peur de perdre le pétrole arabe a conduit la diplomatie européenne à accepter la politique « pétrole contre immigrants ».  Elle craint que les européens ne puissent jamais se libérer d’Eurabia. « C’est un projet qui fut conçu, planifié et poursuivi de manière consistante avec la politique d’immigration, la propagande, l’appui de l’église, des associations culturelles, économiques et caritatives, les media et la collaboration des milieux universitaires. Des générations ont grandi dans cet état d’esprit politique ; elles ont été éduquées et conditionnées pour le promouvoir, et poursuivre sa mise en oeuvre»  

Il est probable, cependant, que Bat Ye’or soit trop pessimiste. L’existence de groupes tels que les Conservateurs Amis d’Israël montre que l’Europe a toujours des politiciens courageux et entreprenants qui prennent la défense d’Israël. Ce n’est pas une coïncidence si ce sont les mêmes personnes qui défendent les intérêts propres à leurs nations et sa souveraineté. La liberté et l’indépendance de l’Europe sont mieux servies en se tenant aux côtés d’Israël.   

 http://www.stonegateinstitute.org/2932/pro-palestinian-bias-europe-foreign-policy

 

Cette traduction est copiable et diffusable dans le respect en mettant le nom de la traductrice et du site "Puteaux-Libre" Nancy VERDIER

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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Marie-Claire Muller 15/03/2012 16:59


Mais que peuvent faire quelques élus courageux et intégres contre un systéme corrompu depuis des lustres ,un complot "eurabien"qui nous force à  nous plier aux exigences et au chantage arabe
qui paie à coup de pétro dollars; qui achéte tout, même les consciences de ceux qui sont traitres à leur patrie!


Pétrole contre immigration ça ne peut durer longtemps encore,les peuples européens ont intérêt à se réveiller car leur argent sert aussi comme c'est dit à financer le terrorisme (les missiles)
palestiniens contre Israël, dernier rempart contre la barbarie islamique.