Le permis de construire de la mosquée de Marseille validé.

Publié le 20 Juin 2012

La grande mosquée devait voir le jour dans le 15e arrondissement de Marseille, pour un budget de 22 millions d'euros.

 

La cour administrative d'appel de Marseille a validé mardi 19 juin le permis de construire de la grande mosquée de la ville, dont la première pierre a été symboliquement posée en mai 2010. L'avenir de ce projet, qui a connu des rebondissements à répétition, reste toutefois incertain du fait de ses difficultés de financement.

 Le tribunal administratif avait annulé en octobre le permis déposé en raison de l'insuffisance de places de stationnement autour de ce qui est annoncé comme l'un des plus importants édifices musulmans de France. La cour a pris en compte l'engagement des collectivités locales à construire un parking de 450 places à proximité.

Lire : La justice annule le permis de construire de la mosquée de Marseille

La construction de la grande mosquée a accumulé les retards en raison notamment de plusieurs recours déposés par l'extrême droite pour s'opposer à ce qu'elle appelle la "cathédrale-mosquée", en raison de la taille du monument.

 "NOUS AVIONS UNE CONFIANCE TOTALE" EN LA JUSTICE

Depuis la pose de la première pierre dans l'ancien quartier des abattoirs, à Saint-Louis (15e arrondissement), le chantier était au point mort, paralysé notamment par le recours déposé devant le tribunal administratif par des habitants et commerçants, emmenés par le patron d'une triperie familiale, craignant une dégradation de leur cadre de vie.

Leur objectif : obtenir l'annulation des arrêtés municipaux portant permis deconstruire au profit de l'association "La Mosquée de Marseille", ville où réside une des plus fortes communautés musulmanes de France. La juridiction leur avait donné raison le 27 octobre 2011, estimant notamment que des incertitudes perduraient sur les modalités de stationnement prévues pour l'édifice, mais l'association avait fait appel.

Et les opposants au lieu de culte ont finalement vu mardi leur demande rejetée par la cour administrative d'appel, qui a annulé la décision de première instance. PourAbderrahman Ghoul, président de "La Mosquée de Marseille", "c'est une très bonne nouvelle". "C'était long, mais le dossier était entre les mains de la justice, nous avions une confiance totale", a-t-il déclaré.

L'ultime recours possible des opposants, devant le Conseil d'Etat, n'étant pas suspensif, "nous allons pouvoir commencer le chantier", s'est-il félicité, saluant le"soutien infaillible" de la mairie de droite et de la communauté urbaine dirigée par le socialiste Eugène Caselli. "La Grande Mosquée de Marseille permettra d'offrir un lieu de culte digne de ce nom aux musulmans de l'agglomération marseillaise, qui l'attendent depuis longtemps", a réagi M. Caselli.

L'ÉPINEUSE QUESTION DU FINANCEMENT

Selon l'architecte Maxime Repaux, "il reste quatre à cinq mois d'études pourfinaliser le dossier", avec une première phase pour réaliser le prototype de façade, avant le lancement du principal appel d'offres et des grands travaux début 2013.

Reste l'épineuse question du financement, compliquée par des rivalités au sein de la communauté musulmane. "Mais avec la validation du permis de construire et la porte qui s'ouvre aujourd'hui, nous allons pouvoir rétablir la confiance auprès des donateurs : l'Algérie, le Maghreb en général, l'Arabie saoudite, le Koweït et d'autres encore pourraient nous rejoindre", espère l'imam Ghoul. Mais seuls 200 000 euros de dons ont pour l'heure été collectés sur un budget de 22 millions d'euros.

Le futur édifice cultuel est prévu dans le 15e arrondissement, sur l'emplacement des anciens abattoirs de la ville, et comptera parmi les plus grands de France avec une salle de prière de 2 500 m2. La mosquée pourra accueillir quelque 7 000 fidèles et comprendra, outre la grande salle de prière, une école coranique, un restaurant, une librairie et une bibliothèque. Le minaret mesurera 25 mètres de hauteur et sera doté d'un signal lumineux pour l'appel à la prière.

Marseille compte aujourd'hui une soixantaine de lieux de prière, dont aucun n'a de dimension symbolique, pour accueillir les 200 000 personnes de confession musulmane de la ville, soit environ le quart de la population marseillaise.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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Marie-claire Muller 21/06/2012 14:41


Oui on veut les nomsde ces collabos! il faut savoir que tout le quartier sera territoire occupé et que ceux qui commerçaient "démocratiquement" pourront mettre la clé sous la porte; s'ils ne le
font pas, et bien LES MAHOMETANS ONT DES METHODES QUI ONT FAIT LEURS PREUVES à Paris et ailleurs! vous savez la religion d'amour et de pet!!!!

Polux 20/06/2012 22:09


Attention ! Le terrain n'est-il pas haram ? Car sur l'emplacement d'un abattoir, où des porcs ont peut être été tué ? Qui sait ?

S. Dekerle 20/06/2012 18:16


Liège : le minaret de la Grande mosquée lancera des appels à la prière
http://euro-reconquista.com/blog/?p=823

Claude Germain V 20/06/2012 18:10


En attendant de mettre les Haut-parleurs en route avec quelques kilowatts de façon que la victoire s'entende loin en face de l'autre coté .


LE POINT LE PLUS IMPORTANT DE CETTE AFFAIRE C'EST QU'EN PRIORITE IL FAUT IMPERATIVEMENT DONNER LES NOMS DES MAGISTRATS AYANT VALIDE CETTE
TRAHISON CONTRE LA FRANCE . DES NOMS ,POUR NE PAS QUE LES VERITABLES FRANCAIS OUBLIENT....