LE PEUPLE DE FRANCE VEUT L'UNION A DROITE. Par Minurne

Publié le 26 Septembre 2013

Drapeau 03Minurne Résistance

La petite phrase de Fillon a provoqué une réaction parfaitement hypocrite du PS et du Front de gauche, c'est une chose, elle montre surtout que l'UMP n'est toujours pas sortie du piège inventé par Jacques Pilhan (conseiller de l'Elysée) et mis en œuvre par Mitterrand dans lequel elle est enfermée depuis trente ans : on ne s'allie pas au FN. 

 

Contre le FN, la gauche a inventé un "front républicain" qu'il eut été plus judicieux d'appeler "front marxiste" puisqu'il vise à défendre une idéologie et non les principes républicains. Ceux-ci sont listés dans la Constitution, et le FN ne contrevient à aucun d'entre eux. C'est pourquoi les gardiens de la Constitution que sont le Conseil constitutionnel et à un moindre degré le Conseil d'Etat, ne peuvent pas interdire le FN. Quels sont-ils ?

 

Il y en a douze, reconnus comme Principes Fondamentaux Reconnus par les Lois de la République, les PFRLR. Il est indispensable de les énumérer car on voit alors que certains d'entre eux sont sérieusement mis à mal par la gauche socialiste et notamment le Front de gauche. Alors, si on veut exclure le FN du pacte républicain pour infraction à ces principes, il faut en exclure aussi le Front de gauche et certains socialistes.

  • La liberté d'association
  • Les droits de la défense
  • La liberté individuelle
  • La liberté d'enseignement
  • La liberté de conscience
  • L'indépendance de la juridiction administrative
  • L'indépendance des professeurs d'université
  • La compétence exclusive de la juridiction administrative pour l'annulation ou la réformation des décisions prises dans l'exercice des prérogatives de puissance publique
  • L'autorité judiciaire gardienne de la propriété privée
  • L'existence d'une justice pénale des mineurs
  • Le principe de pérennité du droit local d'Alsace-Moselle
  • L'interdiction de l'extradition de caractère politique (rajouté en 1996)

Pour définir un PFRLR, il faut : un texte législatif ancien ; en principe antérieur à 1946 (mais il y a des exceptions) ; d'une portée générale énonçant le principe ; pris par un régime républicain, ce qui exclut les lois antérieures à 1789 et celles du régime de Vichy créé par les socialistes qui portèrent au pouvoir Pétain et le suivirent dans le gouvernement de Vichy ; ayant fait l'objet d'une application continue ; consacré comme principe juridique général.

 

La gauche française s'acharne depuis 1946 à reconstruire une histoire qui effacerait sa collaboration avec le nazisme, la loi Gayssot en est la clé : elle interdit de remettre en cause la version historique "officielle".

Mais la vérité historique est que la gauche française a surtout résisté en résistant à entrer dans la Résistance ! Celle-ci a été le fait de la droite nationaliste, rejointe par les communistes en juin 1941quand ils abandonnèrent le pacte qu'ils avaient avec les nazis, puis à partir de 1943 et très mollement et progressivement par les socialistes et les trotskistes, certains, comme Louis Jospin, restant par pacifisme hors de la Résistance jusqu'au bout. Il fallut des réseaux spécifiques, comme celui de l'Abbé Sage, pour réintégrer dans la vie politique nationale des gens comme Mitterrand, Hernu et bien d'autres. Cela n'exclut pas qu'à titre personnel certains communistes et socialistes rejoignirent la Résistance dès 1940.

On voit à l'énumération de ces Principes Fondamentaux que certains textes ou prises de position de ministres de l'actuel gouvernement les mettent à mal :

Quand monsieur Peillon voudrait écarter les familles et la religion catholique de l'éducation des enfants ;

Quand madame Duflot remet en cause les droits des propriétaires ;

Quand le tandem Valls-Taubira et le Syndicat de la Magistrature rognent les droits de la défense et notamment le droit à la légitime défense ;

Quand la liberté individuelle et la liberté de conscience sont mises à mal par les initiatives policières de monsieur Valls ; Etc.

 

Ces PFRLR (c'est moche, mais moins long que "Principes… ") sont précisés par d'innombrables lois et chaque gouvernement éprouve le besoin d'en rajouter une couche tant les députés sont désireux d'accoler leur nom à une loi. Mais le plus souvent ces lois ne visent qu'à vider le Principe fondateur d'un peu de sa substance.

 

Par exemple quand Valls fait arrêter et emprisonner le jeune Nicolas Bernard-Busse sous un prétexte futile, c'est tout simplement parce que ce fondateur du mouvement Les Veilleurs agace les socialistes en amenant les citoyens à s'interroger sur le bien fondé  de certaines lois sociétales et l'usage qui est fait de la police dans le manifestations. Mais où est le respect du principe de libre association et de libre conscience ? De même quand il est interdit aux maires de refuser de marier des homosexuels (entre 0,1 et 0,3 des demandes en mariage), c'est bien la liberté de conscience qui est menacée.

 

Or le FN ne remet en cause aucun de ces PFRLR, il se place même plutôt dans les rangs de leurs défenseurs.

 

Par contre, on peut ne pas être d'accord avec certains points de son programme politique, notamment l'Europe et l'immigration, mais ces prises de position sont « politiques », pas « républicaines », elles peuvent être discutées, nul besoin d'un "front" pour s'y opposer.

 

Les plus intelligents à l'UMP commencent à s'en apercevoir grâce à leurs électeurs qui leur ouvrent les yeux en leur ôtant les œillères posées à l'ENA. D'autres restent obstinément bouchés, comme NKM qui dit ouvertement que pour elle le choix est clair : en cas de duel PS contre FN à une élection, elle votera pour le PS. Copé préconise le ni-ni jospinien, Fillon dit que ça se discute en fonction du sectarisme des uns et des autres, bref, c'est la division.

 

Pourtant l'UMP aurait intérêt à un vaste mouvement dans lequel il serait associé au FN, et le FN aurait intérêt à s'allier à la partie vraiment "droite" de l'UMP. Les deux – unis - y gagneraient la certitude de gouverner la France pendant des années. Tant qu'ils s'opposeront en posant des diktats du genre "le FN doit d'abord renoncer à son programme sur l'immigration" ou "l'UMP doit d'abord rejoindre notre programme et annoncer qu'on sortira de l'Europe", les deux iront dans le mur et garantiront la survie du PS moribond. Mieux vaudrait s'entendre sur "comment réguler l'immigration ultra-libérale que soutient le PS" et "comment changer la gouvernance de l'Europe dominée par une caste de hauts fonctionnaires déconnectés des peuples". C'est possible, Jean-Marie Le Pen lui-même essaie de faire comprendre à Marine qu'elle va trop loin sur l'Europe : la quitter serait la faire exploser, serait jeter le bébé prometteur avec l'eau sale du bain. Sur le plan social, certaines des idées de Marine sont plus proches de celles de Mélenchon que de celles de Guillaume Pelletier (droite de l'UMP). Il faut en discuter.

 

Aujourd'hui 30 % des Français partagent plus ou moins une bonne partie des idées du FN, ce qui ne veut pas dire que tous voteront pour lui, mais 20 % ou plus n'est plus invraisemblable.

 

La diabolisation du FN, c'est terminé, même Jean-Philippe (dit "Harlem") Désir doit être capable de le comprendre : plus de 50 % des Français ne croient plus que le FN soit "fasciste", "collabo", "antirépublicain". Beaucoup pensent même que l'UMP et maintenant le PS ayant échoué à les protéger contre le changement de civilisation qu'implique une entrée massive de l'islam en France, et les effets pervers de la mondialisation financière symbolisée par Goldman Sachs "la banque qui dirige le Monde", il ne reste plus qu'à essayer le FN pour voir s'il peut faire mieux.

 

La droite française doit sortir de la logique socialiste du prétendu « front républicain » qui la condamne à l'échec, et suivre la volonté populaire qui veut qu'UMP et FN se tendent la main. La gauche socialiste n'a pas les mêmes scrupules quand à chaque élection elle drague sans vergogne la gauche sectaire des électeurs communistes et Verts qui n'ont pas grand-chose de républicain.

 

Et surtout qu'elle cesse de croire en un utopique « Centre », coquille vide remplie épisodiquement des déçus du PS et de l'UMP, qui rejoignent droite et gauche dès qu'un leader crédible s'y manifeste.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Pivoine 27/09/2013 11:42


Le P.S., c'est la gauchiasse, et l'UMP, la gauchiasse bis.


Tout le temps que cette fausse droite était au pouvoir, elle n'a jamais appliqué une politique de droite digne de ce nom ! Sinon, elle aurait gagné les présidentielles haut la main, au premier
tour !


Et ceux qui se prétendent de la droite forte, tel Guillaume Peltier, etc... sont des guignols. Si vraiment ils l'étaient, ils seraient au F.N.

Marie-claire Muller 26/09/2013 18:57


Marine ne peut s'allier à cette droite qui nous a trompé en étant de méche avec les socialistes (on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres)ce parti appelé justement umps qui a le
pouvoir depuis des années et ruiné la France a cessé d'exister les citoyens de droite comme de gauche l'ont bien compris :MARINE GOUVERNERA AVEC LE PEUPLE PAR REFERENDUM CE QUI EST
LEGITIME !!!LE PEUPLE RETROUVERA SA SOUVERAINETE COMME EN SUISSE!!!!!!!!!!!!!!!!!

mika 26/09/2013 18:22


Que
les dirigeants de l'UMP décident de tendre la main au FN ne changera rien; MLP refuse toute alliance d'appareil. Sa marque de fabrique c'est le refus du compromis avec les élites et son objectif
est de rallier les électeurs au Mouvement Bleu Marine et pas forcement au FN. Elle devait pour cela imposer une ligne directrice pour les Municipales. C'est chose faite. Par ailleurs, elle a
indiscutablement gagné une guerre, celle des idées lesquelles sont au centre de la vie politique Française. Ne comptez pour le reconnaitre ni sur le quarteron de journaleux (s'entend ceux qui
sévissent à la téloche car ceux de la presse écrite sont à l'agonie) ni sur leurs invités de la bobo sphère. Ils sont condamnés à s'afficher bien à gauche et à être discret sur leur train de vie
manière de s'acheter une conscience au rabais afin de ne pas heurter celui à qui ils doivent d'être là ou ils sont : le PEUPLE.