Le piège du libre échange entre l'Europe et les USA Par Michel Cataneo.

Publié le 5 Mars 2013

 

 Par Michel Cataneo pour Puteaux-Libre 

Dans un précédent article (cf. archives « Essai de décodage du projet de sortie de l’U.E par la Grande Bretagne ») je mettais en garde nos lecteurs contre le projet à double tranchant de la Grande Bretagne de quitter l’Europe et dénonçais une manœuvre diplomatique avec en coulisse l’influence des Etats-Unis afin d’affaiblir l’Europe continentale.

 
Le deuxième volet du plan ne s’est pas fait longtemps attendre : En effet, les Etats-Unis veulent à présent proposer à l’U.E un traité de « libre-échange ».
A grands coups d’effets médiatiques, on veut nous présenter le projet comme « une chance pour l’Europe de dynamiser son économie », et l’on envoie le skull and bones John Kerry, ex roi du ketchup, « ami des français » pour mieux nous vendre son traité : Mais de qui se moque t on ?!


L’objectif est de clairement rouler une fois de plus les peuples européens dans la farine, car ce projet de traité ne profiterait bien entendu qu’aux USA, qui ont plus que jamais besoin d’écouler « librement » leurs marchandises et matières premières face à une concurrence acharnée de l’Asie, aux résistances de la Russie, dans un contexte de guerre des monnaies et de perte progressive de leur leadership mondial.
Après avoir perdu la première manche de la guerre des monnaies, la zone Euro, qui est la seule zone géographique des grands pays « industrialisés » n’ayant pas baissé le taux de change de sa monnaie (contrairement aux Etats-Unis, au Japon et à la Chine) afin de participer à la restauration de sa compétitivité, s’apprête à présent à accepter l’invasion sans limite de produits nord américains (ce qui à terme signifie la fin de notre industrie, déjà mise à mal par les crises, mais aussi de notre agriculture, l’ouverture sans limite aux OGM, à la viande traitée à l’acide et à la javel,…etc…).


Les USA ont en effet dans la majorité des secteurs agricoles, industriels, manufacturiers, des produits et services, des avantages comparatifs supérieurs sur nous ce qui signifie à terme plutôt esclavage que liberté…
Leur traité de libre échange est donc un jeu de « gagnant –perdant » qu’il convient de refuser d’urgence et fermement, la politique commerciale devant se régler à l’OMC, mais également au niveau des institutions régionales (U.E, P.A.C.) et nationales (par exemple en retrouvant progressivement notre politique nationale douanière).


Au moment où il est vital de lutter contre la mondialisation, voilà que les anglo-saxons s’apprêtent à nous donner l’estocade : Ne tendons pas le cou, ne tombons pas dans le piège grossier, mais luttons au contraire tout azimut afin de décider de nouveau du taux de change de nos monnaies, de notre politique commerciale, des tarifs douaniers, seule voie nous permettant de retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi chez nous.

 

Rédigé par Gérard Brazon

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