Le premier tour en Israël /-/ l’Éléphant de la haine antijuive.

Publié le 24 Avril 2012

J'avais aussi envie de mettre en parallèle de l'article qui va suivre les résultats des élections au premier tour qui signalent deux faits puisque la France fait partie de l'Europe et des démocraties occidentales qui présentent des faiblesses certaines dans la défense de la seule démocratie au Moyen-Orient:

-le premier est que Nicolas Sarkozy arrive trés largement en tête ce qui prouve de fait, que les électeurs franco-israèliens ne lui en veulent pas qu'il n'ait rien fait de probant pour Israël et qu'il finance l'autorité palstinienne à travers l'Europe sans aucune protestation.(14 milliards cette année) Même s'il n'a pas vraiment la main sur cet aspect financier, il aurait pu se rappprocher d'Israël et dire que ce pays, la seule démocratie, avait le soutien de la France. Il aurait pu désavouer Henri Guaino qui affirme que Gaza est une prison à ciel ouvert par exemple! 

-le deuxième est que François Hollande a fait un piètre résultat. Ce qui est très bien et peut signifier  tout sauf les socialistes propalestiniens qui ne cessent de taper sur Israël et font de l'antisémitisme sous couvert de l'antisionisme. Les socialistes sont les ennemis d'Israël c'est une évidence

Je regrette tout simplement que les français juifs d'Israël n'aient pas compris (on peut le comprendre bien sûr) qu'une troisième force existe et qu'ils auraient dû écouter des hommes comme Michel Ciardi Présidents des Français juifs.

Gérard Brazon

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 Signalé par Cora de la Paillette.

Par CAROLINE B. GLICK

Adaptation française de Sentinelle

Israël ne peut se fier aux Américains ou aux Européens comme alliés ou partenaires quand il fait face aux menaces de ses voisins obsédés par les Juifs.

La haine des Juifs est le critère central animant la réalité politique et stratégique du Moyen Orient. C’est la haine des Juifs qui anime les régimes légaux, les politiques étrangères, les aspirations militaires, les mœurs culturelles, les thèmes éducatifs et même les politiques de santé publique de nos voisins de Ramallah à Téhéran.

Malgré la centralité de la haine antijuive dans tous les aspects de la vie publique dans le monde arabe et musulman, la détestation implacable et irrationnelle de nos voisins pour Israël et le Peuple juif demeure un vilain secret que vous n’êtes pas supposé mentionner en compagnie policée. De Washington à Bruxelles, parler des implications politiques de la haine antijuive arabe et musulmane est interdit.

Omar Abu-Sneina, un assassin terroriste condamné, est l’un des mille terroristes palestiniens qu’Israël a libérés de prison pour assurer la libération de l’otage israélien de Tsahal, le sergent Gilad Shalit. Originaire de Hébron, Abu-Sneina a été libéré à Gaza contrôlé par le Hamas. Cette semaine, Tsahal a annoncé que depuis sa libération, il est revenu aux activités terroristes.

L’Agence de Sécurité d’Israël a intercepté une carte mémoire envoyée à sa famille à Hébron avec des instructions sur la façon dont ses complices devraient procéder pour kidnapper et détenir des soldats de Tsahal en otage. Les instructions démontrent combien pour Abu-Sneina, les Israéliens ne méritent même pas d’être traités comme des animaux. Entre autres choses, il discutait comment cacher un otage. Comme il le dit : « Evitez de cacher le soldat captif dans des lieux isolés, des tunnels ou des forêts, à moins que le sus-dit (captif) ne soit un cadavre ou un blessé de la tête. Si le sus-dit est un humain vivant, qui doit être visité au moins une fois par semaine et recevoir à manger et à boire, il vaut mieux le cacher dans une maison, une ferme agricole, un lieu de travail, etc ».

La cruauté de sang-froid d’Abu-Sneina et son rejet de la valeur intrinsèque de la vie des Israéliens n’est pas seulement fonction du fait qu’il est un terroriste. C’est le reflet des valeurs de la société palestinienne. Ces valeurs sont continuellement exprimées et renforcées par les media contrôlés par le Fatah et le Hamas, les institutions culturelles et éducatives et les autorités religieuses. L’ubiquité de la haine antijuive dans la vie quotidienne des Palestiniens est tellement absolue qu’il est difficile d’imaginer une seule facette de la vie palestinienne qui n’en soit inondée.

Prenez les leçons de grammaire par exemple. Selon une traduction fournie par ‘Palestinian Media Watch’, les examens du baccalauréat de l’Autorité Palestinienne pour les étudiants de l’enseignement supérieur comprennent des questions comme : « Mettez la ponctuation de la phrase soulignée : nous mourrons pour que notre terre puisse vivre ».

Cette semaine une Cour de justice palestinienne a condamné à mort Muhammad Abu Shahala pour avoir vendu à des Juifs une maison à Hébron proche du Caveau des Patriarches. Shahala a été arrêté peu après que plusieurs familles juives aient déménagé dans la maison le mois dernier. Il aurait été torturé et jugé de façon expéditive et condamné à mort par une Cour de l’AP.

L’AP a été mise en place en mai 1994. La première décision qu’elle a adoptée définissait la vente de terre à des Juifs comme un crime capital. Peu après, quantité d’Arabes ayant vendu de la terre ont commencé de passer de vie à trépas à Jerusalem et en Judée et Samarie aussi bien lors d’exécutions judiciaires et extra-judiciaires.

Les chefs de la communauté juive d’Hébron ont rédigé une lettre aux dirigeants internationaux cette semaine, leur demandant d’intervenir auprès du président de l’AP Mahmoud Abbas et d’exiger qu’il annule la sentence de Shalala.  Ils ont adressé la lettre au Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon, à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, au président de la Communauté Européenne Herman Van Rumpuy, au directeur général de la Croix Rouge Internationale Yves Daccord ainsi q’au Premier ministre Benyamin Netanyahou et au président Shimon Peres. Ils y écrivaient : « Il est épouvantable de penser que la vente d’une propriété devrait être définie comme un ‘crime capital’ punissable de mort. Le fait même qu’une telle ‘loi’ existe dans le cadre du système légal de l’AP souligne un modèle de justice barbare et pervers, rappelant des pratiques utilisées dans les sombres époques ».

Ils ont poursuivi en faisant la comparaison pertinente entre la loi de l’AP interdisant les ventes de terre aux Juifs avec les lois nazies de l’Allemagne à Nuremberg, qui contraignirent et finalement mirent hors la loi le commerce entre Juifs et Allemands. La lettre concluait sur cette question : « L’Autorité Palestinienne est-elle une réincarnation du Troisième Reich ? ».

Les Palestiniens sont bien sûr loin d’être seuls dans l’obsession de leur haine antijuive. Leur débordement de haine, leur besoin obsessionnel de rejeter tout mouvement vers une coexistence pacifique avec Israël, ou ce que le dernier poète palestinien renommé Youssouf al Khatib qualifiait de façon pittoresque « d’obscénité juive de l’Europe » sont retrouvés dans toute terre arabe. Et bien sûr, c’est l’obsession primaire du régime iranien.

Les parallèles entre les lois nazies et les lois de l’AP et les Etats arabes qui mettent hors la loi toute coopération avec Israël et en font un crime capital sont évidents et directs. Pourtant de façon générale, tous ceux qui soulignent ce point sont automatiquement écartés comme alarmistes ou extrémistes. Avec la faiblesse militaire relative de l’AP comparée à Israël et l’absence actuelle d’intérêt du monde arabe pour mener une guerre active contre Israël, remarquer leur affinité idéologique indiscutable avec les nazis est considéré socialement et même intellectuellement inacceptable. Le fait qu’ils ne puissent pas mettre en œuvre leur idéologie rend inapproprié de le mentionner. 

La prohibition sociale de tirer des parallèles entre les menaces auxquelles Israël est confronté aujourd’hui et celles auxquelles le Peuple juif faisait face il y a soixante-dix ans n’est pas limitée au discours sur le conflit entre le monde arabe et Israël. Il s’étend aussi au discours de la société policée sur le programme nucléaire iranien : le régime iranien a répété clairement qu’il est destiné à la destruction d’Israël.

Dans son discours à la nation le Jour de la cérémonie annuelle du Souvenir de l’Holocauste à Yad Vashem mercredi soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a ciblé ce tabou quand il a attaqué ceux qui l’accusent de déprécier l’Holocauste en comparant l’annihilation de la communauté juive européenne à la menace posée aujourd’hui par le programme d’armement nucléaire de l’Iran. 

Netanyahu déclara : « Je sais qu’il y a aussi ceux qui croient que le seul fléau de l’Holocauste ne devrait jamais être invoqué pour discuter d’autre menaces contre le Peuple juif. Procéder ainsi, disent-ils, c’est déprécier l’Holocauste et offenser ses victimes ».

« Je suis en désaccord total. Au contraire. Craindre de parler de la vérité inconfortable – à savoir qu’aujourd’hui comme alors, il y en a qui veulent détruire des millions de Juifs – voilà qui est déprécier l’Holocauste, offenser les victimes et ignorer les leçons ».

« Non seulement le Premier ministre d’Israël a le droit, parlant de ces dangers existentiels, d’invoquer la mémoire d’un tiers de notre nation qui a été annihilée. Mais c’est son devoir ».

Netanyahou a raison bien sûr. Malheureusement pour Israël, évoquer l’Holocauste dans le contexte d’une discussion sur les menaces contemporaines pesant sur le Peuple juif est l’équivalent rhétorique d’envoyer une bombe nucléaire. Exactement comme nul n’est autorisé à utiliser une bombe nucléaire, personne n’est autorisé à mentionner l’Holocauste.

Et cela signifie qu’il n’y a en définitive aucune manière de parler de la haine violente  qui anime nos ennemis dans tous les aspects de leurs prises de décisions politiques. Depuis la question d’apparence anodine des ventes de propriété à la question existentielle des programmes d’armement nucléaire. La haine antijuive qui gît au fondement de ces actes est hors des limites d’une discussion.

En vérité, la situation est à la fois meilleure et pire que cela. L’audace rhétorique de Netanyahou à tracer le parallèle entre l’Iran et les nazis est sans doute la seule raison pour laquelle l’UE et le gouvernement Obama ont pris des mesures contre l’Iran. Non pas, comme le montrent clairement leurs négociations irresponsables avec les mollahs, en traînant les pieds dans l’exécution des sanctions économiques, et avec leur opposition ouverte à une action militaire contre l’Iran, ils ne se soucient pas vraiment de la perspective de l’Iran acquérant  la capacité d’effacer l’Etat juif. Mais la seule raison pour laquelle ils ont adopté des sanctions, c’est parce que la rhétorique de Netanyahou sur l’holocauste leur a fait craindre qu’Israël n’attaque les installations nucléaires s’ils ne les appliquaient pas.

D’un autre côté, quand on en vient à leurs manières d’agir avec ceux qui haïssent les Juifs, non seulement les Occidentaux ne sont pas capables d’y faire face sur les préjugés. Mais ils les renforcent. Par exemple, lors d’une réunion à l’hôtel de ville pendant leur visite en Tunisie le mois dernier, Hillary Clinton a été interrogée sur la confiance qu’on peut accorder aux dirigeants des USA, quand pendant les élections, « la majorité des candidats des deux Partis se précipitaient vers les lobbies juifs pour obtenir leur soutien ».

Plutôt que de rejeter les prémisses antijuives de la question – à savoir que les Juifs  exerceraient un contrôle démesuré sur la politique des USA ou qu’il y a quelque chose d’anormal avec des candidats exprimant leur soutien à Israël – Clinton a traité la question comme légitime. Elle a déclaré : « On dit beaucoup de choses pendant les campagnes électorale qui ne devraient pas susciter beaucoup d’attention ».

Clinton a même félicité son interlocuteur antijuif en disant : « Je pense que c’est une question juste parce que je suis parfois surprise que des gens dans le monde prêtent plus d’attention à ce qui est dit dans nos campagnes politiques que la majorité des Américains ».

De même, un rapport sur les actes ‘derrière le rideau’ lors de négociations nucléaires en fin de semaine dernière avec l’Iran, publié par Al-Monitor, décrivait la discussion amicale qui s’est tenue lors d’un dîner vendredi soir entre la chef de la politique étrangère européenne Catherine Ashton et le négociateur en chef iranien Saeed Jalili. Selon un diplomate européen, la conversation avait pour objectif de briser la glace. Et elle comprenait une discussion sur le « Parti politique finançant les USA ».

Il est difficile d’imaginer qu’une telle discussion ait impliqué autre chose qu’une session de discussion sur un groupe dirigé contre l’impact démesuré de la « finance juive » dans la politique électorale des USA. C'est-à-dire qu’il est rien moins qu’impossible d’imaginer que la discussion ait impliqué autre chose que la tentative d’Ashton de tisser une relation avec son homologue iranien fondée sur la haine partagée ou le mépris des juifs.

Le fait que l’Occident refuse d’envisager les implications politiques de la force la plus puissante dans le monde arabe et dans l’action et la vie politiques iraniennes ne signifie pas que les responsables politiques israéliens doivent nécessairement élargir la discussion du sujet – bien que cela ne leur ferait sans doute pas de mal. Ce que cela signifie c’est que le débat de politique générale en Occident sur la nature de la politique au Moyen Orient est en divorce total avec la réalité.

Du fait que les Américains et les Européens refusent de reconnaître l’éléphant de la haine antijuive au milieu de la pièce, on ne peut pas leur faire confiance pour prendre des décisions politiques raisonnées ou rationnelles. Et puisqu’on ne peut pas leur faire confiance pour agir rationnellement, Israël ne peut se fier aux Américains ou aux Européens comme alliés ou partenaires quand il fait face aux menaces de ses voisins obsédés par les Juifs.

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=266790

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Claude Germain V 24/04/2012 20:24


Est ce que certains de nos amis vivant en Israel pourraient confirmer la chose. Merci

Claude Germain V 24/04/2012 15:57


N'oubliez pas que Monsieur Sarkozy est quand même d'un certain bord , c'est un homme ambigu qui profite de l'aveuglement d'un certain nombre de personnes qui vivent surement avec des soucis ,mais
qui sont autres que les français vivant en France .Entre le paradis et l'enfer ,il est facile depuis le paradis de voter  pour l'enfer ,les enfers parce que Hollande c'est la même chose .Ce
vote prouverait quand même simplement aussi que Sarkozy fait bien parti de la communauté juive ,en aurait 'il honte ???? Mais par contre les cadeaux ???? Est ce compté sur son patrimoine declaré
en France ???? Et là c' est la meme chose ,des citoyens Israelien crevent de faim et les politicards se font dews cadeaux .Quand on vient nous faire un SUPER LAVAGE DE CERVEAU EN NOUS DISANT QUE
SARKO 1ER EST UN ENNEMI D'ISRAEL ,moi je dis on se fout de notre .........Gu..le ............



Le puissant American Jewish Committee, qui reçoit Sarkozy en 2004, voit en lui un «homme de charisme, de vision, de courage». En janvier 2005, alors qu'il vient de prendre la
présidence de l'UMP, il effectue un voyage de trois jours en Israël, où il est reçu comme un chef d'Etat par Ariel Sharon, premier ministre. «L'urgence ? La sécurité d'Israël», plaide-t-il. Son
pari, selon un proche : en se proclamant l'ami inconditionnel d'Israël, influer sur la partie la plus puissante du conflit israélo-palestinien. Ce qui le rapproche plus du Mitterrand de 1982
à la Knesset que du Chirac de 1996 et son houleux voyage à Jérusalem.
A l'arrivée de Kouchner au Quai d'Orsay, les pro-israéliens, jusque-là très minoritaires, relèvent la tête. La première visite d'Etat d'un dirigeant étranger en France est réservée à
Shimon Pérès, en mars. Ce dernier offre en retour à Nicolas Sarkozy un terrain au sud de Tel Aviv comptant 3 600 oliviers. On ne sait pas s'il
ira jeter un coup d'oeil à sa nouvelle propriété lors de sa visite en Israël.


 


Événement Le 23 juin 2008 à 4h00  Liberation
Sarkozy comme chez lui en Israël

Par AYAD ChristopheGUIRAL Antoine