Le procès Zemmour ouvre celui contre l'idéologie antiraciste par Ivan Rioufol

Publié le 19 Janvier 2011

          C'est un procès cul par-dessus tête qui s'est ouvert lundi et pour deux jours encore (jeudi et vendredi) contre Eric Zemmour, devant la 17 e chambre correctionnelle de Paris. Mon confrère y est poursuivi par cinq organisations antiracistes (SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l'UEJF, J'Accuse) pour des propos tenus lors d'une émission de télévision: "La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait". Sur ce point, toutes les observations et les données statistiques lui donnent raison. Ses accusateurs en racisme lui reprochent néanmoins d'avoir désigné les auteurs en mentionnant des origines. Mais eux-mêmes ne cessent d'en appeler aux différences ethniques et culturelles des minorités pour obtenir le respect des différences, des diversités. Il y a donc une malhonnêteté intellectuelle dans l'argument de ces censeurs qui cherchent à taire des réalités. Leur démarche est d'autant plus choquante qu'elle s'en prend à un journaliste dont la vocation est de relater des faits, y compris les plus brutaux. En fait, la liberté d'expression est contestée par une poignée d'idéologues qui règnent par l'intimidation. Ce sont eux qui devraient être assignés pour abus de droit, abus de confiance, tromperie sur les valeurs qu'ils défendent.


Ces trois jours de comparution, pour répondre d'une sorte de délit de blasphème que voudraient édicter des associations auto-désignées, sont la goutte d'eau. Je fais confiance au talent de mon confrère pour tenter de renverser son procès et en faire celui de l'idéologie antiraciste, noyau dur du politiquement correct. Car c'est bien ce dossier-là qui doit être instruit, en regard de ses méthodes liberticides et de ses résultats désastreux pour le vivre ensemble. Zemmour a d'ailleurs ouvert le feu, dès lundi, en s'adressant aux plaignants: "La réalité n'existe pas pour ces messieurs. Il faut qu'elle rentre dans les cadres idéologiques qu'ils ont crées il y a trente ans (...) Si on en sort, on est traité au mieux de provocateur, au pire de nazi". Dans une lettre au tribunal, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, a apporté un premier renfort de poids en confirmant qu'une majorité des infractions constatées "étaient imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine"  et en soulevant l'ambiguïté de l' "antiracisme médiatique dont l'effet peut être (...) d'installer la notion de race au cœur du débat public et de contribuer ainsi paradoxalement à dissoudre l'identité républicaine de la France". Reste à espérer que les médias se réveillent...


Ivan Rioufol

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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