Le Processus de Bruxelles lancé par L’International Civil Liberties Alliance.

Publié le 11 Août 2012

L’International Civil Liberties Alliance a organisé une conférence internationale sur la liberté d’expression et les droits de l’Homme au Parlement Européen de Bruxelles. Le 9 juillet 2012, plus de 100 personnes issues de dix huit pays ont pris part à cet évènement historique dans lequel Lars Hedegard de la Danish Free Press Society s’est vu remettre le prix « Defender of Freedom » (Défenseur de la Liberté).

Cette conférence a été organisée en réponse au Processus d’Istanbul de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) qui vise à instituer des lois contre le blasphème bannissant la liberté d’expression dans le monde au profit de la doctrine de la charia. Beaucoup de gouvernements aident activement le Processus d’Istanbul au lieu de s’y opposer ainsi qu’ils le devraient pour préserver les libertés de leurs citoyens. La proposition de réception de la prochaine réunion du Processus de d’Istanbul de l’OCI par l’Union Européenne montre une tentative de drastique restriction des droits et libertés traditionnels des citoyens de l’Union Européenne. Le but principal de cette conférence internationale sur la liberté d’expression et les droits de l’Homme était d’encourager un débat public ouvert sur ce problème et qui soit basé sur les réalités, de proposer des lignes d’actions aux dirigeants politiques, en particulier à ceux qui sont déjà en train d’avertir à propos de la doctrine totalitaire issue de la charia promue par l’OCI et allant à l’encontre de la libre expression, des libertés individuelles, des droits des femmes et des homosexuels ainsi que de la liberté religieuse.

Le moment fort de la conférence fut la remise officielle du prix « Défenseur de la Liberté » par l’auteur canadien Mark Steyn à Lars Hedegaard, fondateur de la Danish Free Press Society (Trykkefrihedsselskabet) et de l’International Free Press Society.

Le principal résultat de cette conférence de l’ICLA du 9 juillet fut la lecture solennelle de la « Déclaration de Bruxelles pour la préservation des libertés individuelles et des droits de l’Homme. » Cette déclaration décrit et initie le « Processus de Bruxelles » qui a pour vocation de provoquer le débat public à propos du conflit actuel engagé entre la charia et la Liberté et ambitionne d’être un contrepoids aux efforts de l’OCI pour imposer des lois contre le blasphème en Europe et ailleurs. Processus de Bruxelles qui vise à ré-établir des règles de bonne conduite et de relations internationales raisonnables basées sur la déclaration des droits de l’Homme de l’ONU et nos constitutions nationales, ainsi qu’à faire rejeter l’utilisation de la Déclaration des Droits de l’Homme en Islam comme base de discussion en ce qui concerne les droits de l’Homme et les libertés individuelles.

Des groupes de travail ont été constitués ayant pour but l’élaboration de propositions politiques et de campagnes d’information destinées aux décideurs institutionnels et aux médias afin de faciliter la mise en œuvre du « Processus de Bruxelles » en tant que méthodologie prudente et modérée dans la protection de la libre expression et des droits de l’Homme.

La Déclaration de Bruxelles a été développée en collaboration avec des législateurs de plusieurs pays. Des participants venant de dix huit pays, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Egypte, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Hollande, Norvège, Pologne, Suède, Suisse, Syrie et USA ont participé à cette conférence.

L’International Civil Liberties Alliance (ICLA) est une organisation défenderesse des droits de l’Homme inspirée de la conception libérale classique octroyant les droits aux individus et non aux groupes humains. L’ICLA veut travailler à la protection de la Démocratie et de la liberté d’expression contre les atteintes venant de doctrines politiques ou religieuses qui les nient. L’ICLA entend travailler en ce sens par l’action de coordination et de soutien ses membres à des campagnes d’information, de promotion de mesures législatives et de changement politiques destinés à être appliqués par les gouvernements et les sociétés civiles.

Plus d’information est disponible sur www.libertiesalliance.org par courriel alain.wagner@hotmail.fr/brusselsprocess@gmail.com

 

Alain Wagner (France) Ned May (USA) Elisabeth Sabaditch-Wolff (Autriche)

Lecture de la Déclaration de Bruxelles 

Point culminant de la Conférence Internationale pour la Liberté d’Expression et les Droits de l’Homme du 9 juillet 2012 au Parlement Européen,  la lecture de la Déclaration de Bruxelles est le moment historique du lancement du Processus de Bruxelles. Voici la version française de cet évènement. Immédiatement après la lecture de la Déclaration de Bruxelles, les intervenants et les participants à cette conférence ont signé la Déclaration en devenant ainsi les premiers membres actifs du Processus de Bruxelles. Cette déclaration va être présentée dans le monde entier au cours d’évènements liés au Processus de Bruxelles, il va être bientôt possible de rejoindre le Processus en signant la Déclaration directement sur internet.

Déclaration de Bruxelles 2012

Pour sauvegarder les libertés individuelles et les droits de l’Homme - Conférence internationale pour la liberté d’expression & les droits de l’Homme

 

Pour préserver la liberté d’expression, les libertés individuelles, les droits de l’Homme et la Démocratie contre toutes les tentatives visant subvertir et à attenter à ces principes universels, nous en appelons aux dirigeants de toutes les nations pour soutenir cette Déclaration de Bruxelles 2012 afin de protéger les libertés individuelles et les droits de l’Homme :

Réaffirmant en tant que principe accepté de longue, date que les droits et libertés de l’Homme sont universels, individuels, inaliénables, égaux pour tous et s’imposent au-delà de toute considérations philosophiques, culturelles ou religieuses;

Considérant que tout défenseur honnête de la Démocratie a le droit et le devoir de soutenir et de défendre la liberté d’expression, les libertés individuelles et des droits de l’Homme ;

Affirmant l’irréfutable fait que la charia, telle qu’articulée et appliquée, est incompatible avec la liberté d’expression, avec les libertés individuelles et avec les droits de l’Homme. Qu’elle les détruit et est, de ce fait, incompatible avec les principes fondamentaux de la Démocratie (comme la Cours Européenne des Droit de l’Homme l’a acté dans son jugement du 13 février 2003) ;

Prenant acte du fait que la « Déclaration du Caire des Droits de l’Homme en Islam » du 5 août 1990, communément appelée Déclaration du Caire restreint tous les droits de l’Homme aux règles liberticides et aux contraintes comportementales normatives de la charia (cf. articles 22, 23, 24 de cette déclaration) au prétexte que « Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Allah » (article 1) ;

Constatant que l’Organisation de Coopération Islamique (OCI) – créatrice et principale promotrice de la Déclaration du Caire – a prouvé par une activité continue et persévérante qu’elle est devenue  la principale organisation internationale politico-religieuse travaillant à la restriction de la liberté d’expression, des libertés individuelles, des droits de l’Homme et à l‘imposition de la Charia dans le monde ;

Affirmant que tout soutien officiel ou toute promotion de la Déclaration du Caire ainsi que toute coopération avec l’OCI menant par «le test des conséquences,» à plus d’application de la Charia où que ce soit dans le monde, identifie leur perpétrateur comme un adversaire actif de la Démocratie, de la liberté d’expression, des libertés individuelles et des droits de l’Homme ;

Notant qu’une telle identification rend illégitime toute tentative par le perpétrateur à discuter ou à négocier de questions concernant la liberté d’expression, les libertés individuelles et des droits de l’Homme dans tous les forums locaux, nationaux ou internationaux ;

Les signataires de la présente déclaration exigent solennellement de leurs gouvernements et de la société civile :

1) Qu’ils initient un processus, nommé le Processus de Bruxelles, afin de mettre en œuvre le contenu de cette déclaration grâce à des mesures éducatives et des initiatives politiques à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les secteurs de la société civile, afin de préserver les libertés et les droits futurs de nos nations et de nos enfants, de sorte que tous les membres de la famille humaine puissent prospérer en tant que personnes libres.

2) Qu’ils déclinent toute invitation à participer à tout forum local, national ou international discutant des libertés individuelles, de la liberté d’expression ou des droits de l’Homme, si les organisateurs – personnes physiques ou organisations – sont connus comme promoteurs de la Déclaration du Caire ou tenants de l’introduction de la Charia dans la société; à moins que la négociation ne porte sur la transition vers une mise en œuvre des droits de l’Homme tels que définis par la Déclaration universelle des droits de l’Homme par les Nations Unies, et une sortie des définitions décrites dans la Déclaration du Caire.

3) Qu’ils protestent contre toute forme de participation de personnes ou organisations connues pour leur promotion de la Déclaration du Caire ou pour l’application de la Charia à une réunion locale, nationale ou internationale consacrée aux libertés individuelles, à la liberté d’expression ou  aux droits de l’Homme à moins qu’elles  personnes n’aient le statut d’observateurs ou soient en train de négocier leur entrée dans le Processus de Bruxelles.

4) Qu’ils effectuent une enquête approfondie avant toute coopération bilatérale ou multilatérale sur les libertés individuelles, la liberté d’expression, et les questions connexes aux droits de l’Homme, afin d’identifier clairement les participants qui promeuvent la Déclaration du Caire ou la Charia, ou bien qui ont coopéré ou collaboré avec l’OCI ou avec des organisations qui lui sont associées.

5) Qu’ils rejettent et interdisent tout financement public qui contribue à la promotion de la Déclaration du Caire ou à toute implémentation sociétale liée à la Charia  puisque de tels actes et promotions constituent une attaque directe contre les plus fondamentaux de nos principes démocratiques et contre les droits de l’Homme.

6) Qu’ils mettent fin à toute coopération avec tous les promoteurs connus de la Déclaration du Caire, que ce soit à un niveau national ou international, lorsque cette coopération a pour but ou pour résultat de restreindre les libertés individuelles, la liberté d’expression ou les droits de l’Homme dans un pays démocratique, tant qu’ils n’ont pas répudié la Déclaration du Caire.

7) Qu’ils développent la coopération et le soutien dans tous les forums avec les anciens promoteurs de la Déclaration du Caire qui la désavouent et dénoncent la destruction que font subir l’OCI et la charia aux libertés individuelles, à la liberté d’expression,  aux droits de l’Homme et qui affirment dorénavant que les droits de l’Homme et que ses libertés sont universels, individuels, égaux pour tous les êtres humains, inaliénables, et s’imposent au-delà de toute considérations philosophiques, culturelles ou religieuses.

8) Qu’ils engagent le dialogue avec la société civile et avec les organisations officielles qui cherchent à protéger les libertés individuelles des atteintes liées à la Charia, et tout particulièrement avec les organisations issues des pays signataires de la Déclaration du Caire ou membres de l’OCI, et ce, afin d’encourager le dialogue, l’information et la compréhension des libertés individuelles et des droits de l’Homme, tels que ces termes ont été  historiquement utilisés avant la Déclaration du Caire.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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christophe 12/08/2012 00:49


http://www.fn78-1.fr/article-le-processus-d-istambul-108451955.html


 

bonnetain 11/08/2012 23:07


Excellente initiative, j'espère que tous les gouvernements occidentaux, les "technocrates" de Bruxelles se rallieront à ce Processus visant à défendre les Libertés et les Droits de l'Homme.