Le programme de Marine Le Pen pour les femmes. Par Catherine Ségurane

Publié le 11 Mars 2012

A l'occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars, Marine Le Pen a développé son programme pour les femmes. Elle annonça plusieurs mesures en faveur des femmes, dont la plus emblématique sera la mise en place d'une "loi SRU", c'est à dire d'une obligation légale pour les communes de proposer un certain nombre de places en crèche. Marine Le Pen eut aussi le courage de dénoncer les régressions des droits de la femmes liées à la progression des communautarismes.

"Quand l’essentiel est en jeu, les femmes savent toujours prendre leurs responsabilités et s’engager."

"Aucun changement ne peut se faire sans les femmes", poursuivit-elle mais pour autant :"Les femmes n’ont pas une quelconque revanche historique à prendre sur les hommes, elles ont à s’épanouir dans la société du 21 ème siècle."

Avec un peu d’ironie, la candidate fit remarquer que le fait d’une femme ne préservait pas Laurence Parisot de positions ultra-libérales.

Le renforcement de l’égalité salariale sera une priorité, et Marine Le Pen note que ni la droite ni la gauche n’ont apporté de progrès substantiels en ce domaine.

Plus symbolique : nos gloires féminines seront honorées. Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, Camille Claudel figureront sur nos billets lorsque le Franc sera rentré en vigueur..

Le cumul pension propre/pensions de réversion sera notablement amélioré dans le privé pour se rapprocher des conditions du public. Le recouvrement des pensions alimentaires sera renforcé.

Mais c’est en matière de garde des jeunes enfants que les propositions sont les plus fortes : "Je veux être la présidente des crèches pour tous". Elle envisage ce qu’elle appelle une "loi SRU pour les crèches" : sur le modèle de ce qui est fait en matière de logement social, il sera fixé un minimum légal de places de garde que les communes devront atteindre ; en cas de manquement, il y aura des sanctions financières.

L’école maternelle sera aussi une priorité.

"C’est bien de donner aux femmes la possibilité de ne pas travailler, mais aussi les femmes qui désirent travaillert doivent pouvoir le faire."

Marine Le Pen dénonce ensuite cette véritable offense la République qu’est le mariage forcé. "Il faut rétablir la transparence sur un phénomène sans chiffres" ; elle demandera un audit national permettant de cerner le sujet. Elle s’indigne que le mariage forcé ne figure pas en tant que tel au Code pénal.

"De manière générale, je suis la seule qui ose dénoncer la régression du droit des femmes liées au communautarisme et au fondamentalisme".

La candidate rappelle qu’elle veut faire inscrire dans la Constitution que "La République ne reconnait aucune connumauté" ; le rappel et l’application de ce principe seront probablement la principale avancée dans le droit des femmes.

Faisant observer le mutisme des partis traditionnels sur ce point, la candidate souligne qu’elle est "la seule qui puisse bousculer les nouveaux archaismes, les archaismes qui sont de retour."

Par ailleurs, mais ce n’est pas dans son programme, Marine Le Pen envisage, s’il faut faire des économies, de dérembourser, non pas l’avortement, comme cela a été dit avec une certaine mauvaise foi, mais certains avortements dits de confort, en particulier les avortements répétitifs utilisés comme un véritable moyen de contraception.

Catherine Ségurane

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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