Le programme du Front national est actuellement le plus à gauche sur l’échiquier national - par Philippe Landeux

Publié le 19 Avril 2011

Il n’y a plus de gauche aujourd’hui dans le paysage politique. Elle ne pourrait exister qu’en conscience, en ayant conscience que Largent est l’ennemi de l’Egalité et en étant porteuse d’un projet cohérent de « société égalitaire » (ce qui est un pléonasme). Cependant, bien qu’aucun parti ne puisse être réellement de gauche, puisque aucun ne peut ou ne veut instaurer l’Egalité, le bon sens n’a pas entièrement disparu et des idées de gauche demeurent. Ces idées — contrat social, devoirs, droit, Sécurité, Liberté, démocratie, nation, pays, frontière, peuple, identité, fierté, patriotisme, ordre, exigence, souveraineté du peuple, indépendance nationale — sont secondaires par rapport à l’Egalité, mais elles en découlent et participeraient à l’édification d’une société digne de ce nom si le pilier principal était en place. Pour l’heure, écrasées par le poids de l’édifice, donc quelque peu déformées (je ne parle pas ici de leur emploi fictif), elles sont les seuls marqueurs de gauche.

Or, force est de constater que non seulement les partis dits « de gauche » ne sont plus sur ces positions mais au contraire leur donnent l’assaut au nom de l’antiracisme, du métissage, de l’humanisme dévoyé et de l’universalisme dénaturé. Ces positions ne sont pas non plus celles de la droite ouvertement capitalo-libérale, du moins de la droite mondialiste. Car il existe encore une droite capitalo-libérale nationale, concevant le capitalo-libéralisme dans le cadre de la nation. Bien que cette position soit philosophiquement intenable, capitalo-libéralisme et patriotisme étant objectivement inconciliables, l’un étant intrinsèquement inégalitaire, l’autre, égalitaire, il n’en demeure pas moins que le patriotisme fait partie du logiciel de gauche, de la gauche historique s’entend. La droite capitalo-libérale nationale est donc déjà plus à gauche que les partis dit « de gauche » et les « citoyens du monde autoproclamés » qui ont chaussé les bottes de la droite capitalo-libérale mondialiste.

En fait, la plupart des idées et des aspirations authentiquement de gauche sont aujourd’hui portées par la droite nationale, qualifiée d’extrême droite par la gaucherie. Le Front National est le parti le plus à gauche en France à l’heure actuelle. Les Français que la propagande intensive gauchiste n’a pas lobotomisés ou effrayés ne s’y trompent pas. Même ceux qui hésitent à lui accorder leur voix partagent l’essentiel de son discours. La gaucherie est trop embourbée dans son idéologie et trop hystérique pour se désavouer en adaptant son discours à des fins politiciennes, autrement dit en promettant sans rien tenir comme ose le faire la droite mondialiste. Elle en est donc réduite à dénoncer, en vain, « une droitisation » de l’opinion. Mais, chose bien connue en France, c’est la poule qui chante qui a fait l’œuf. En réalité, c’est la gauche immigrationniste et apatride qui s’est droitisée pour devenir la gaucherie, poussant les Français de gauche n’en pouvant plus à rallier en masse la droite nationale qui, par un processus inverse, s’est, pour ainsi dire, jacobinisée. La vieille garde frontiste, réellement d’extrême droite, se reconnaît d’ailleurs de moins en moins dans ce Front National dans lequel les Français se retrouvent de plus en plus.

Les idées de gauche n’ont donc pas disparu, mais les étiquettes sont restées sur des partis dont le contenu, lui, a tourné avec le temps et par la force des choses. C’est là toute la complexité de la situation : le décalage entre la nature des contenus et les noms obsolètes des contenants. Cette confusion profite encore à la gaucherie qui continue de s’arroger le label « de gauche » et berne ainsi une partie du peuple français qui, lui, est fondamentalement, nécessairement et réellement de gauche. Ce faisant, le Front National ne pouvant se revendiquer « de gauche » puisque cette étiquette est déjà prise et a été galvaudée continue de se dire « de droite », ce qui a un effet repoussoir, et cautionne ainsi l’imposture et les mensonges de la gaucherie au lieu de les dénoncer. Du reste, il n’est pas certain que le Front National, en raison de son histoire et des préjugés, ait conscience d’être désormais le parti politique le plus à gauche.

Maintenant, s’il est dommage, d’un point de vue intellectuel, que les mots aient perdu leur sens et souhaitable, d’un point de vue stratégique, qu’ils le retrouvent, l’important est que les Français sachent consciemment ou d’instinct où est leur devoir quand le salut de la France et leur avenir est en jeu.

Philippe Landeux

http://philippelandeux.hautetfort.com/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

Nancy VERDIER 19/04/2011 21:21



Personnellement, je ne me fais pas de soucis pour le bon sens des Français. A part quelques égarés qui n'ont pas le temps de réfléchir. Il en est de l'échiquer politique, comme d'un système
structurel. Si un ou plusieurs éléments bougent, il y a recadrage dans un sens ou l'autre. Même si la terminologie ne change pas, ce qu'elle recouvre a considérablement évolué. Donc Marine Le Pen
se retrouve à parler du concret, de la nation, du peuple. Et tout cela s'articule parfaitement bien, rien de biaisé. Elle est historiquement de droite, si on admet que les autres étaient de
gauche. Ce dont je ne suis pas sûre ( Mitterrand était de droite). Je n'ai aucun discours sur le capitalisme, car pour moi, il y a une valeur essentielle qui est le travail, la créativité et un
ensemble d'éléments qui doivent favoriser l'éclosion des talents et les récompenses qui en découlent. Ce qui se passait en Chine, en URSS étaient à mes yeux injuste et ignoble et ce qui
se passe aujourd'hui avec ces flux financiers qui ne représentent aucun travail, aucune créativité et qui permettent à des fous-furieux d'engranger est également injuste et ignoble. Ce que
je constate, c'est que nous arrivons AU TERME de ce SYSTEME FINANCIER (pas au terme du capitalisme et de la création, de la créativité humaine etc...). Des primes vont être redistribuées
(tant mieux pour les salariés. C'est justice). On a pu noter qu'il y a eu des révoltes à Londres contre les Bonus excessifs des uns, tandis que l'on demandait des sacrifices aux autres,
aux classes moyennes en particulier. On a pu noter que les quelques 100 hommes les plus riches de la planète cherchent à donner la moitié de leur fortune à des Organismes. (J'espère
qu'ils choisiront les bons).  Et surtout, on note que tous les pays occidentaux "riches" sont extrèmement endettés....comme l'était l'Argentine il y a une dizaine d'années. Bref....nous
allons à grands pas vers la RECESSION..l'INFLATION. L'argent ne conservera pas sa valeur....autant le donner à présent.....Des grandes banques vont encore faire faillite......à moins qu'ont ne
serre complètement les boulons et que tout le monde en souffre. Dans ces conditions, que valent les politiques sociales et libérales qui n'ont servi qu'à enrichir les mêmes et faire appel à une
main-d'oeuvre sous-payée. Avec Marine Le Pen, on reviendrait à nos FONDAMENTAUX. Et c'est ce que veulent les gens. Ne plus entendre parler de mondialisation, de capitaux effrénés, de milliards
qui circulent. Ils veulent des vraies valeurs.