Le PS programme la déstructuration de notre société. Par Véronique Besse

Publié le 4 Juillet 2012

Véronique Besse, député MPF, est intervenue à l'Assemblée  après le discours de Jean-Marc Ayrault :

"Jamais, dans l’histoire de la Vème République, le contexte politique, économique et social n’aura été aussi délabré. Les Français sont inquiets, ils n’ont plus confiance en l’avenir. Le libre échangisme mondial détruit nos emplois. L’Europe ne protège pas. L’euro, comme nous l’avons dit depuis 15 ans, ruine notre économie. Aujourd’hui, la France cherche un nouveau souffle.

Il y a deux semaines, les Français se sont exprimés. Ils attendent de leurs représentants qu’ils remettent enfin en cause les dogmes de la monnaie unique et du libre-échangisme mondial. Que leurs représentants aient le courage de redresser les finances, qu’ils assurent la compétitivité de nos entreprises et qu’ils maintiennent le principe de la solidarité nationale. Or, M. le Premier Ministre, qu’avez-vous à proposer ? Un double coup d’accélérateur vers le déclin.

Premier coup d’accélérateur : vous voulez déposséder le peuple de son pouvoir de décision. L’Assemblée nationale représente le peuple français. L’Assemblée nationale, c’est le cœur battant de notre démocratie. Nos concitoyens nous font confiance. Ils attendent que nos décisions soient conformes au Bien de notre pays. Les Français veulent relever la tête et retrouver confiance en l’avenir. Mais pour cela, l’Assemblée nationale ne doit pas être une chambre d’enregistrement des décisions de Bruxelles ! Or, que proposez-vous à travers votre Pacte budgétaire ? D’arracher aux représentants du peuple un de leurs derniers pouvoirs pour le remettre à des technocrates non élus. Vous détruisez notre capacité à reprendre notre destin en main.  

Deuxième coup d’accélérateur : vous programmez la déstructuration de notre société Sans pouvoir, sans vision à long terme, sans levier ? Que va-t-il vous rester, M. le Premier Ministre ?  Il va vous rester la démagogie et le clientélisme qui vous permettent d’asseoir, pour un temps, tous vos pouvoirs. Vous allez faire le jeu du communautarisme en répondant à des intérêts particuliers et clairement ciblés au détriment de l’intérêt national.

  • Une petite loi pour la communauté homosexuelle : en dénaturant l’institution du mariage et en promettant un droit à l’enfant… mettant aux oubliettes l’intérêt des enfants.
  • Une petite loi pour les étrangers : en promettant le droit de vote et en sacrifiant la citoyenneté française au profit d’un nouvel électorat potentiel…
  • Une petite loi pour le lobby de l’euthanasie : en proposant la mort aux plus fragiles plutôt que la solidarité et le développement des soins palliatifs.
  • Des garanties aux syndicats de fonctionnaires : en promettant qu’il n’y aura pas de baisse d’effectifs…
  • Une mesure symbolique, certes : l’augmentation du SMIC, mais reste à savoir ce que vous prévoyez pour garantir la compétitivité de nos entreprises et la pérennité de ces emplois.

En réalité, vous préparez la déstructuration de notre société à grand renfort de promesses et de vieilles lunes. Où est l’intérêt général ? Que faites-vous des valeurs fondamentales de notre pays ?  La société que vous proposez, c’est une société pulvérisée, éclatée et impuissante. Les Français seront isolés les uns des autres. Ils ne partageront plus rien. Aucun avenir commun ne leur est proposé. Pire, toutes les valeurs fondamentales de notre société sont menacées :

  • La famille ;
  • La liberté d’entreprendre ;
  • La responsabilité ;
  • La solidarité ;
  • Et la Nation, en la fractionnant en petites communautés d’intérêt.

Cette politique générale est déraisonnable. Vous proposez de dépossédez la France par le haut, de fractionner notre société et de faire peser le coût de vos propositions sur le dos des Français et des générations futures. Vous comprendrez M. le Premier Ministre, qu’avec le Mouvement pour la France que je représente, avec nos amis souverainistes et les parlementaires attachés aux valeurs fondamentales de la France, nous ne pourrons voter la confiance à votre Gouvernement. Nous ne participerons pas à cette débâcle. Vous avez aujourd’hui tous les pouvoirs. Vous serez tenus pour responsables, devant l’histoire et devant le peuple français, du désastre vers lequel vous nous conduisez.Vous nous trouverez sur votre chemin pour vous rappeler, sans cesse, ce qui doit être le rôle d’un gouvernement français : protéger la liberté de notre peuple et lui garantir la maîtrise de son destin."

Blog Le Salon Beige   

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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